Fanfiction StarCraft: Ghost

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Dixis 2

Par Gerakis
Les autres histoires de l'auteur

Chapitre 1 : L'argent fait le bonheur

Chapitre 2 : L'agence qui prend tout les risques...

Chapitre 3 : Harr-Sara

Chapitre 4 : Heureuse rencontre

Chapitre 5 : Les emmerdes arrivent aussi vite que les balles !

Chapitre 6 : Rêveries...

Chapitre 7 : Bring me to life

Epilogue : « The Knights of the XXIII Centuries »

« - Alors comme ça on me propose dix millions de roubles galactiques pour une simple mission ? Ca me semble correct mais où est le piège ? Demanda calmement Kaleshenkov, derrière l'écran de son visiophone. Son interlocuteur lui était légèrement en retrait dans l'ombre, on ne pouvait vraiment distinguer son visage, mais il avait l'air tout de même assez âgé et l'on pouvait aussi apercevoir une barbe noire qui s'agitait à chacune de ses paroles.

- Hé bien, non, je vous ai tout dit... C'est simple, expliqua-t-il, vous allez sur la planète de Harr-Sara, vous profitez du chaos dû à la guerre qui y règne et vous libérez monsieur Lliandri de la prison impériale de Saint-Lénine, et vous me ramenez ce chercheur de grand renom vivant. L'homme s'arrêta pour reprendre sa respiration puis : Et là je vous crédite de la récompense annoncée... Evidemment ce n'est pas sans risques, la prison est gardée et il se peut que les rebelles ou les autorités locale s'en prennent à vous.

Dixis fit craquer ses phalanges et s'appuya contre le dossier de sa chaise, pesant le pour et le contre de la proposition, il se tourna vers Hart qui se tenait derrière lui et lui demanda son avis d'un mouvement de menton.

- Ma foi, la somme avancée est plutôt satisfaisante, mais vous très bien changer d'avis au dernier moment... N'est pas ? Dit-elle d'un ton assez acide.

L'homme s'empressa de répondre :

- Je ne trahirais pas ma parole ! Sur mon honneur !

- Pour ce que ça vaut, railla Kaleshenkov.

Jellia ajouta :

- Pourquoi ne pas montrer votre visage ? Et puis vous ne nous avez toujours pas dit comment vous nous avez trouvé.

- Votre réputation vous précède, je connais Kaleshenkov du temps ou il était espion, et les nouvelles de son retour son allées vite. Mais je vois que vous doutez toujours de ma parole, alors... Il marqua une petit temps, histoire de bien attirer l'attention de son auditoire. Je vous offre un acompte de deux millions de roubles galactiques, pour vos frais de matériel, de personnels et pour prouver ma bonne foi.

Hart et Dixis approuvèrent ces paroles, et ils répondirent en coeur :

- Très bien.

Puis Kaleshenkov énonça un numéro de compte ou ses paiements seront effectués, et ajouta presque menaçant :

- Si nous ne recevons rien, le contrat est annulé, et comptez sur moi pour vous retrouver, je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule.

- Faites-moi confiance... » Susurra l'homme de l'ombre.

Dixis s'étira sur sa chaise l'air satisfait, puis il regarda Hart.

« - Tu crois que c'est prudent ? Interrogea t-elle.

Kaleshenkov répondit d'un air songeur :

- Ce type a l'air près à tout pour récupérer « mister » lliandri vu l'acompte qu'il nous a fait, car on pourrait très bien se tirer avec cet argent. Alors je ne pense pas qu'il nous trahisse, mais qu'il ait minimisé les risques sûrement. C'est pour ça que je pense qu'il faudrait recruter quelques-uns de mes anciens « collègues ».

- Cela pourrait être une bonne idée, acquiesça Hart, je vois déjà venir une compagnie de fous comme toi.

Dixis répliqua en riant : Je sens que ça risque d'être épique ! »

Jelia alla s'asseoir dans un fauteuil de cuir noir puis elle changea totalement de sujet de conversation :

- En tout cas j'aime bien notre planque, c'est sympa la terre je n'y suis pas souvent allée, puis dans cette taïga russe on est plutôt tranquilles...

- Ouais cette vieille baraque a toujours appartenu à ma famille, construite à la mode ancienne, en bois comme les isbas. »

Cela faisait à peine un mois que les deux compagnons s'étaient installés ici, avec l'idée de gagner un maximum d'argent en un minimum de temps, et ainsi pouvoir commencer une nouvelle existence.

Mais avant d'en arriver là, Dixis et Hart avaient affronté pas mal de dangers. Après s'être débarrassé de leur ennemi juré, le docteur Hayakim, un taré notoire, ils avaient dû s'échapper au nez et à la barbe de la flotte impériale, qui surveillait les alentours de la terre. Heureusement pour eux, ils avaient dérobé un vaisseau Ombre dernière génération sur le destroyer d'Hayakim, capable d'échapper aux meilleurs des radars.

Le seul danger qu'ils courraient pour le moment, c'était que l'empire les repèrent et dépêche ses commandos d'élites pour les éliminer, cependant il faudrait d'abord qu'ils les retrouvent. Mais compte tenu qu'un inconnu avait réussit, Kaleshenkov avait des doutes sur leur planque. Cela faisait toujours moins de risques que d'habitude se disait Dixis en regardant la neige tomber par la fenêtre.

Dans une lointaine base secrète, sur la planète de Koral, un conseil « d'urgence » pour la défense de l'empire n'allait pas tarder à démarrer. Sous l'égide du puissant et craint « Primarque » de l'empereur, dont le vrai nom était inconnu de tous, la séance pu commencer. Six hommes étaient réunis autour d'une table circulaire de marbre noir, dans une salle elle-même circulaire à l'éclairage plutôt sombre.

« - Ce Kaleshenkov semble poser bien plus de problèmes qui ne le devrait... Prononça lentement Iagus, maréchal de son état.

- Cela ne serait pas le cas si vos hommes l'avaient rattrapés plus tôt. Répliqua sèchement le directeur des services secrets, Agram.

- Mes hommes ! Je vous rappelle que l'agent chargé de le surveiller faisait parti de votre service avant qu'il ne rejoigne l'ennemi ! S'exclama Lagus en frappant la table du poing.

A ces mots le responsable de l'armement ricana enveniment encore plus la situation. Les yeux d'Agram lancèrent des éclairs et il rétorqua d'un ton acide :

- Moi au moins j'agis et je ne reste pas planté dans mon siège à rigoler stupidement !

Un autre ajouta :

- Ha ! Nous sommes peut être plantés dans nos sièges mais toi tu te plantes tous court !

Quelques rires s'élevèrent, mais Agram explosa :

- Bande de crétins vous ne servez vraiment à rien ! Au lieu de vous moquez de mon échec vous devriez tenter autre chose !

- De ton LAMENTABLE échec ! Asséna le préposé à l'armement en accentuant bien le lamentable.

Avant que la situation ne dégénère encore plus le primarque tonna de sa voix grave :

« - ASSEZ ! Vous vous comportez comme des enfants et vous rejeter la faute les uns sur les autres ne sert à rien ! Heureusement pour vous et votre incompétence j'ai réfléchis à la situation, et j'ai trouvé une solution.

Il marqua une pose, ce qui attira toute l'attention de son auditoire, pendu à ses paroles. Puis il reprit en désignant un homme qui se tenait dans l'ombre derrière lui :

- Cet personne est la solution au problème Kaleshenkov, il s'en occupera, personnellement.

A cette déclaration s'en suivit un long silence qui fut interrompu par le maréchal Iagus.

- Est qui est-il exactement ? Qu'a-t-il de si particulier ?

- Je n'ais pas le temps de répondre à des questions sans intérêt, la seule chose que vous devez savoir et que vous avez ordre de lui fournir tous les hommes et le matériel qu'il vous demandera. » Rétorqua froidement le primarque, ce qui attira un regard furibond du gradé.

Puis la séance prit fin dans le silence, un sourire gravé sur les lèvres du mystérieux « soldat de l'ombre », il pourra enfin se débarrasser de Dixis.

Il sortit de la salle de conférence, personne ne pouvait distinguer son visage, caché dans l'ombre derrière écharpe noire, il portait un grand imperméable noir qui pouvait couvrir n'importe quel type de personne, un homme ou une femme. Ses mains étaient aussi masquées par une paire de gants noirs, ne laissant aucune chance de deviner qui pouvait être cette ombre. Se faufilant agilement à travers les couloirs il se dirigeait vers la salle d'embarquement de la base.

Y arrivant il vit trois vaisseaux de transport amarrés au statioport, des petits contingents de soldats d'élite attendaient devant, que des professionnels, rien n'était laissé au hasard. Ils portaient les dernières technologies en armement : Gilets intégral spectra, fusil d'assaut H&K 91, grenades et compagnie.

Les militaires étaient commandés par deux hommes, les frères Koender. Vétérans, c'étaient des experts en opérations commandos comme celle-ci.

L'un, Kurt, prenait généralement la tête de ses hommes, en première ligne. Il adorait le corps à corps et les armes lourdes. Certains le surnommait « pare-balle » parce que selon les rumeurs il aurait survécut à plus deux cents quatre-vingt sept blessures par balle.

L'autre, Zender, était un sniper émérite. Disposant d'une patience illimitée, il n'était jamais pressé de gagner, prenant du plaisir à chaque bataille.

Tout le monde le savait, les deux étaient complètement détraqués, et leur désobéir aurait était signer son arrêt de mort. De plus il ne fallait surtout pas les confondre, sinon il se mettait dans des rages sans pareil. Etant de nature tordue ils faisaient exprès de cultiver leurs ressemblances, de loin on aurait juré des jumeaux avec leurs cheveux blond platine. Le seul moyen de les différencier était de regarder leurs yeux, l'un les avaient bleu et l'autre vert.

Le type en imper noir s'approcha des soldats qu'il allait bientôt commander, le primarque lui avait donné les pleins pouvoirs sur cette division. D'un geste il ordonna au deux frères de s'amener. Après un rapide salut militaire Kurt parla avec un accent allemand prononcé :

« - Commandant, nos forces d'assaut sont prêtes, je les ais motivés personnellement, dit il avec un sourire sadique.

- Excellent, préparez-vous à embarquer. Il est temps de passer à l'action. Répliqua avec froideur l'homme en noir.

- Commandant, j'ai une question à vous poser.

L'officier sembla être agacer à cette demande mais il hocha la tête :

- Très bien mais soyez bref.

L'allemand se racla la gorge et parla d'une voix prudente :

- Quel est votre nom mon commandant ? L'homme ne répondit pas tout de suite, mais il finit par dire lentement :

- Je suis le commandant White, dites-le à tout le régiment, maintenant rompez et commencez l'embarquement. »

Les deux frères firent leur salut et s'éloignèrent en hurlant des ordres aux soldats.
« - Où va-t-on exactement ? demanda Hart, Saint Petersbourg c'est grand...

- Nous allons au Hextor un bar du quartier des docks. » Répondit simplement Dixis.



Cela faisait près d'une heure que les deux camarades déambulaient dans les rues de la cosmopolite et sublime Saint Petersbourg, construite par Pierre le grand dans une époque très lointaine, la cité existait toujours, résistant au ravage du temps et aux guerres qui décimèrent la terre en 2112.

Laissant leur vaisseau Ombre à un statioparking ils avaient traversés toute la ville à pied, s'attardant devant certains endroits, comme la fameuse statue de Lénine III taillée dans un bloc d'or et entourée de plusieurs gardes armés jusqu'au dents. Les soldats étaient d'ailleurs présents un peu partout car la Novaya Russia était dirigée par une semi dictature pseudo-communiste militaire, c'était le plus grand et le plus puissant empire terrien de toute la galaxie.



Quand ils arrivèrent sur les quais l'odeur de la mer assaillit leurs narines. Lieu de toute sortes de transactions, domaine de la mafia, les docks étaient l'endroit rêvé pour échapper aux autorités, un endroit tranquille pour eux. Ils n'eurent pas beaucoup de chemin à faire pour enfin apercevoir le Hextor, de l'extérieur il ne payait pas vraiment de mine avec ses murs grisâtres et décrépits. Mais une fois entré à l'intérieur, c'était une gigantesque salle qui s'étendait à perte de vue ! Devant l'air ébahis de Hart, Dixis lui donna un petit coup de coude et lui signala :

« - Les murs sont en trompe l'oeil, en fait c'est plutôt petit. »



Ils se dirigèrent au comptoir et Kaleshenkov attira l'attention du barman qui se tourna l'air surpris et s'exclama :

« - Dixis ! Hé bien dit donc ça faisait un bail que l'on t'avais plus vu ! On t'aurait presque cru mort !

- Moi aussi parfois... Mais ce n'est pas pour rappeler le bon vieux temps que je suis venu, Heyck.

- Bien sûr, que puis-je faire pour toi ? Proposa le type avec un large sourire.

- Tu sais où je pourrais trouver Jack ? Demanda Kaleshenkov, presque à voix basse.

- Oui, il est ici même en fait, va voir dans l'arrière salle, il devrait être en train de « travailler », souffla le barman.

- Merci bien. »



Ils passèrent derrière le comptoir et franchirent une porte cachée derrière un rideau, puis ils avancèrent presque à tâtons dans un couloir des plus obscur. A l'approche d'une seconde porte ils attendirent les hurlements déchaînés d'une foule surexcitée. Dixis passa le premier et déboula dans une grande salle souterraine, au centre deux hommes en train de se battre sur le ring, sûrement un combat clandestin. Autour d'eux leurs supporters respectifs qui criaient comme des malades, ce qui rendait toute conversation presque impossible. En tout cas la pièce devait être assez insonorisée pour que l'on n'attende pas tout ce bruit depuis l'extérieur.

Un peut en retrait un groupe d'homme dans l'ombre sur petite estrade, cela devait être les organisateurs du match.



Kaleshenkov fit un signe à Hart, montrant un des deux hommes du combat, puis il lui hurla pour tenter de se faire entendre :

« - C'est lui le type que l'on est venu cherché ! »

Comme réponse Jellia hocha simplement la tête.



Le type était costaud, rien d'étonnant vu sa « profession », mais il ne manquait pas d'agilité et esquivait habilement toute les attaques de son adversaire, une énorme brute bronzée couverte de cicatrices. Il lui asséna rapidement une série de coups de poings dans le plexus, puis enchaîna avec un uppercut et enfin il finit avec un coup de pied retourné dans la tête de son pauvre concurrent qui s'effondra comme une masse. Visiblement tout les coups était permis, car dès que le gros voulu se relever il se pris un méchant coup dans les côtes, s'ensuivit un second puis un troisième sur sa nuque. Cette fois-ci il était bel est bien KO ou mort.

Le vainqueur leva ses bras en l'air en hurlant de rage sous les vivats de la foule en délire. Puis il s'éclipsa du ring pendant que l'on traînait le corps de son opposant.

Quand il arriva au niveau de Dixis il se figea, surpris. Puis un sourire se dessina rapidement sur son visage de boxeur.

« - Kaleshenkov ! Terrible ! Tu es toujours en vie !

- Hé ouais Jack ! Toi aussi visiblement...

Les deux hommes se serrèrent chaleureusement la main en riant et se tournèrent vers Hart.

- Voilà Jellia, ma camarade de toutes les situations, présenta Dixis.

- Salut, Jack ou « le Mercenaire » comme tu préfère. »

Hart le salua et l'observa plus attentivement. Il n'était pas très vieux pourtant on avait l'impression qu'il avait vécu nombre d'expériences, comme Kaleshenkov. Il avait des cheveux noir jais assez long et une barbe de trois jours, lui donnant presque un air sauvage, mais l'on pouvait aisément voir que le type était malin et persuasif quand t-il le fallait, on ne devait pas l'appeler « le Mercenaire » pour rien. Ses yeux étaient entre le marron sombre et le noir, insondables et profonds, il ressortait une drôle d'impression de ce regard indéfinissable, il avait l'air un peu moqueur et sérieux à la fois. Légèrement plus grand que Dixis il était vraiment baraqué comme une armoire à glace, ses mains d'étrangleur et ses épaules carrées de marin pécheur lui donnaient un air encore plus impressionnant.

Dixis repris sa conversation quand la foule fut évacuée de l'endroit, faisant revenir le calme.

« -Bon comme tu t'en doute je ne suis pas passé pour boire un coup... On m'a proposé un bouleau super bien payé, mais le problème c'est que j'ai besoin de coéquipiers pour réussir cette mission, Expliqua Kaleshenkov.

Jack semble réfléchir un court instant puis répondit :

- Je vois, et c'est de combien ma part dans tout ça ?

- Tout dépendra du nombre de gars qu'il y aura avec nous, si cela se passe comme prévu, un million de roubles galactiques.

Le Mercenaire siffla et repris :

- A ce prix là je crois que j'irais jusqu'en enfer... mais ou est le piège ? On doit attaquer une prison impériale à trois ? Plaisanta t-il.

- Pas loin... mais je n'ais pas le temps d'expliquer je dois d'abord avertir les autres. Si tu es intéressé tu n'auras qu'à venir au statioparking B-14 du haut quartier à 16H ok ? Proposa Kaleshenkov.

Jack acquiesça et ajouta :

- Très bien tu peux déjà compter sur moi, j'amènerais sûrement mon petit matos. »



Sur ses mots et après quelques signes d'au revoir Dixis et Hart repartirent à la recherche du prochain coéquipier. Une fois à l'extérieur du Hextor Jellia demanda :

« - Qui est le prochain ?

- Pavlov, un pyromane pro du bidouillage... Mais son péché mignon c'est les explosifs et le feu bien entendu.

- Il est pas un peu... euh... taré non ? Interrogea Hart, d'un ton presque inquiet.

- Il ne faut pas croire, il est sérieux... je le connais depuis des années et il a des « états de services » admirable.

- Très bien, je te fais confiance... »



Après à peine une dizaine de minutes de marche ils approchèrent d'un vieux hangar en tôles, on pouvait entendre de la musique, du métal, plus précisément Hammerfall qui provenait de l'intérieur de la bâtisse. Ils entrèrent par une porte entrouverte, le son provenant de la sono du fond du hangar était assourdissant. Dixis aperçu un homme qui lui tournait le dos. Rien n'était rangé dans cette immense remise, il y régnait un véritable foutoir, des véhicules en morceau, des pièces mécaniques et machines diverses prenaient toute la place, de ce fait il fallait se déplacer en slalomant à travers un amas métallique pour atteindre le type tourné qui n'avait absolument pas remarqué ses nouveau visiteurs.

Quand Kaleshenkov arriva jusqu'à lui il posa sa main sur son épaule et cria :

- PAVLOV ! »

L'homme se retourna promptement un cran d'arrêt à la main, mais il le rangea avec dextérité quand il reconnu le visage de l'intrus.

Le dénommé Pavlov était grand, il devait faire dans les 1,93 mètres, mais il était légèrement voûté. Cela n'avait pas l'air d'être un véritable athlète comme Dixis mais sa taille était assez dissuasive. Son regard sombre et noir reflétait la cruauté et le sadisme pur, des cernes profondément marqués sous ses yeux accentuait son air méchant. Son visage dur avait des traits assez angulaires, quant à son crâne chauve il luisait presque à la lumière. Pas le moindre poils ou cheveux, sûrement pour des raisons pratiques avec les manipulations d'explosifs, à l'exception d'une petite moustache « à la Lénine », bien à la mode à l'époque de la dynastie du même nom.

Pavlov prit une petite télécommande et d'un geste rapide fit taire sa sono, faisant tomber un silence presque inquiétant dans l'immense hangar. Puis il parla lentement d'une voix grave à l'accent slave :

« - Enfin de retour Kaleshenkov, content de te revoir... Je me doutais que tu reviendrais. Qui est-elle ? Demanda t-il en montrant Hart de la pointe de son couteau.

- C'est Jellia, une amie, tu peux lui faire confiance, puis Dixis sourit et repris : Moi aussi je suis bien heureux de te revoir, les flics ne t'on visiblement toujours pas arrêtés.

- Oui j'ai eu de la chance jusqu'à présent mais je ne pense pas que cela va durer... Je ne sais pas pourquoi mais ils se sont mis sérieusement à ma recherche ces temps ci.

Kaleshenkov enchaîna :

- Dans ce cas là j'ai une affaire en or à te proposer. Pour un million de roubles galactiques j'aurais besoin de tes services. Je pense que cela suffira pour que tu puisses partir d'ici et laisser une petite lettre d'adieu à tes amis de l'autorité non ?

Pavlov réfléchis, se grattant le menton il regardait les alentours puis revint à la conversation :

- Ca me semble intéressant, je crois que je vais me joindre à toi... Mais pour un tel prix que faut-il que je fasse exactement ?

Dixis leva une main et répondit :

- Plus tard, va au statioparking B-14 du haut quartier à 16H, là bas j'expliquerais tout.

- D'accord. »



A peine eut-il prononcé ce mot qu'il remit sa sono en marche et retourna à ses précédentes occupations. Hart et Dixis s'éclipsèrent rapidement des lieux évitant d'être ainsi rendu sourd et se demandant comment Pavlov pouvait vivre dans un tel bordel sonore.



Cette fois ci les deux camarades se dirigèrent vers un quartier nettement moins dangereux que les docks, celui de la « grande place », lieu du gouvernement de la ville. Les rues sales et sombres laissèrent leurs places à d'immenses boulevards bondés, ou la circulation était laborieuse. Ils arrivèrent enfin à un endroit plus calme, une petite zone résidentielle. Dixis avançait dans la rue et regardait en même temps les numéros des maisons qui bordaient le chemin de chaque côté. Puis il pila net et se tourna vers une porte en bois épais, le numéro 60. Quand Kaleshenkov appuya sur la sonnette de la maison Jellia lui demanda :

« - C'est qui cette fois-ci ?

- Un ancien de la Légion étrangère française, « Alamo » Francesco Maldore.

- La Légion ? Mais c'est tous des fêlés non ?

Dixis ria malgré lui et ajouta :

- Il fallait bien une grande gueule de l'armée française non ? »

Avant que Hart n'ait le temps de dire autre chose la porte s'ouvrit sans grincement. Un type à la stature militaire se tenait dans l'entrée. Tout avait l'air carré chez lui, son visage, ses épaules et ses poings. Son regard semblait sévère à première vue mais si l'on y prêtait plus d'attention il était plutôt étrange, on pouvait y voir une sorte d'étincelle de folie mais pourtant il paraissait aussi calme et pensif. Pas de cicatrice visible sur sa figure, ni la moindre cernes, pourtant il semblait fatigué, sûrement une fausse impression. Ses cheveux bruns étaient cours, classique chez les soldats, et il n'avait pas la moindre barbe.

Sous la veste de son vieux treillis on pouvait voir un holster contenant un Beretta 96R. Il sembla étudier les nouveau venus, puis il tendit sa main et son visage s'illumina d'un vague sourire.

Kaleshenkov lui serra la main et déclara :

« - Cela faisait un bail !

Avec un accent hispanique inimitable il parla en Russe :

- Dixis, tu te ramènes enfin ! C'est sûrement signe de temps nouveaux. Mais entre donc, et qui est cette fille magnifique derrière toi ?

En même temps que F.M les invitait à s'asseoir à la table de son salon, très sobre et peu décoré, Kaleshenkov répondit en souriant à son ami :

- C'est Hart, une femme surprenante en tout point !

- Je vois... Mais si tu es venu ce n'est pas pour parler du beau temps ? Ou boire mon café infâme ? Demanda l'ancien militaire.

- En effet je te propose de parler action.

- Voilà quelque chose d'intéressant, opina Alamo en se craquant les phalanges.

Dixis ne passa pas par quatre chemins et annonça tout de suite :

- Pour un million je te propose de dézinguer de l'impérial... Des types que tu ne peux pas vraiment sentir depuis qu'il t'on viré de l'armée non ?

Le visage du Franco-espagnol s'assombrit, comme au rappel d'un très mauvais souvenir, puis il répliqua d'une voix nuancée de haine et regrets :

- C'est vrai... Je déteste ces traîtres. Mais dis moi en plus, je ne veux pas m'engager dans une bataille sans en connaître les raisons exactes... Alors -...

Kaleshenkov le coupa net et ajouta :

- Retrouve moi au Statioparking B-14 à 16H, là bas j'expliquerais tout en détails.

- Très bien je viendrais. »



Les deux amis se saluèrent et se quittèrent sans plus de préambule. En franchissant le seuil de la porte Dixis lança à Hart :

« - Bon c'était le dernier, si ils acceptent tous on va réussir cette mission ! Enfin normalement, ajouta t-il à voix basse.

- Cela risque d'être épique ! »



Kaleshenkov sourit à l'idée d'un tel groupe, en effet cela allait être vraiment mémorable.

Ils rejoignirent le Statioparking en une demi-heure de marche, slalomant à travers la foule de Saint Petersbourg. S'installant dans leur vaisseau Ombre au cinquième niveau, ils fermèrent leur cockpit et profitèrent du chauffage du vaisseau, en plein hiver il était agréable de ne pas rester dehors. Jellia regarda sa montre, il était seulement 14h20.

« - On va devoir attendre, envoya t-elle à Dixis.

- Je m'en doutais, finalement nous sommes allés beaucoup plus vite que prévu, je pensais que nos coéquipiers allaient être plus dur à trouver et à convaincre que ça.

- Je suis sûre que l'on va trouver comment passer le temps... Susurra Hart en sautant sur le siège du pilote, celui de Kaleshenkov.

- Ce n'est pas... professionnel ça... tempéra t-il.

- Et alors ? Répliqua Jellia en l'embrassant.

- Rien... »



Il était 16h pile quand Pavlov débarqua, il portait une vieille veste de cuir sombre, bardée de multiples poches et dans sa main gauche il tenait une valise noire. Il s'arrêta à environ deux mètres de l'Ombre et fixa Dixis qui était appuyé contre elle, Jellia, les cheveux un peu en bataille juste à côté.

« - Te voilà, déclara Kaleshenkov.

Avant même que Pavlov ne réponde une autre voix s'éleva :

- Moi aussi !

Jack s'approchait à grand pas, une house de guitare à la main.

- J'ai amené ma petite grat' pour passer le temps, ajouta t-il.

F.M arriva lui aussi, quand il aperçu le petit groupe il s'exclama :

- Nous sommes donc cinq au final ! Enfin... à ce que je vois.

- Tu as simplement raison, conclu Dixis. »



Tous les membres de cette « association » se connaissaient déjà, ce n'était pas la première fois qu'ils agissaient ensemble, lors de l'époque du Kaleshenkov « brigand ». Ils se saluèrent tous rapidement, et Dixis requit l'attention en levant simplement la main. Puis il entama son discourt :

« - Salutation à tous camarades ! Si je vous ais réunis aujourd'hui c'est parce que je sais que nous sommes la meilleure équipe qui puisse exister ! Puis il ajouta en souriant : C'est aussi parce que je n'avais personne d'autre sous la main...

Quelques rirent se firent entendre puis Kaleshenkov reprit :

- Bon la mission pour laquelle vous êtes venus est assez dangereuse... et il y'a des risques et-...

- Pas la peine de nous la faire longue, et envois nous l'essentiel Dix', coupa Jack.

- Ok, ok... Il va nous falloir... Prendre d'assaut une prison impériale, libérer un chercheur et se tirer avec, en plus c'est sur une planète ou la guerre règne !

A cette déclaration il eut un court silence et Kaleshenkov guetta les différentes réactions de ses compagnons. Alamo semblait pensif, Jack goguenard et Pavlov restait impassible. Le premier à répondre fut le « Mercenaire » :

- Je le savais en plus ! Y'avais que Dixis pour faire un coup pareil !

- Cela risque d'être une bonne baston, ajouta F.M.

- Tant que ça fait boom à la fin... Acheva Pavlov. »



Les trois hommes se concertèrent entre eux, comme cela semblait s'éterniser un peu Kaleshenkov se racla la gorge et demanda à voix haute :

« - Alors bon vous vous décidez ? Vous êtes avec moi ?

Jack se retourna, souriant, il déclara :

- Evidemment que l'on est avec toi ! Les autres hochèrent la tête en même temps, puis le Mercenaire ajouta :

- Là on discutait juste sur ce qu'on pouvait emporter comme bouffe pour cette mission ! »



Hart regarda Dixis, on pouvait lire dans son regard une forte appréhension face au mental de cette équipe, cela fit rire Kaleshenkov, lui savait que sa « team » était parfaitement « équilibrée », c'était une « Agence qui prenait tout les risques »
« - Et ça c'est quoi ? Des lasers super désintégrateurs ?

- Arrête de toucher à cette manette bordel ! C'est un système d'éjection !

- Oups... Et ça la ?

- Merde putain tu soûles là ! S'exclama Dixis.

- Ok, ok... » Soupira Jack qui s'arrêta de parler, du moins pour le moment.



Les cinq camarades avaient embarqués il y'a trois jours à bord du « Fury », une petite corvette rapide équipée d'autocanons et d'un lance-roquette. Elle disposait aussi d'un système de furtivité mais d'aucun bouclier, ce qui rendait les affrontements plutôt risqués, mais sa vitesse compenserait sûrement ce malus.

Grâce à l'argent avancé par leur employeur, Dixis et son équipe avait pu se payer ce nouveau vaisseau ou ils étaient beaucoup moins à l'étroit que dans l'Ombre. Du matériel divers avait était aussi chargé à bord, des armes lourdes, des explosifs, des munitions et à la demande de Jack des pizzas.

En voyant « Le mercenaire » encore en train de trifouiller divers boutons sur sa gauche, Kaleshenkov lui demanda :

« - Bon je sais que c'est ton premier voyage spatial, mais s'il te plaît touche à rien... Tiens va emmerder Francesco un peu ! »

A cette déclaration on pu entendre un grognement venant du fond du vaisseau, F.M voulait signaler qu'il n'en était pas question. Avant que le voyage ne tourne à un épisode « Des branques de l'espaces », célèbre série comique des années 2100, Pavlov le copilote de Dixis calma tout le monde en criant :

« - Attention ! On approche de la zone spatiale militarisée de la planète Harr-Sara, risque de rencontre de patrouille !

- Rencontre de patrouille... » Ajouta calmement Kaleshenkov en désignant un groupe de cinq points rouge sur son écran tactique.

A peine quelques secondes plus tard et une voix retentie dans le haut parleur de la radio du Fury :

« - Ici le capitaine Sanchez, déclinez immédiatement vos identités et vos intentions, si vous ne le faite pas vous serez abattus.

Jack s'empara de la radio et répondit :

« - Capitaine Moebius, du navire marchand Fury, nous comptons faire une escale sur cette planète avant de reprendre notre route.

L'officier impérial ne parut pas très convaincu et répliqua :

- Votre vaisseau semble lourdement armé pour un navire marchand... Que transportez vous ?

Avant de répondre Jack fit un signe à Dixis, un truc qui signifiait : « Prépare toi ça va chier ».

- Des armes, des explosifs et du matériel militaire... tous simplement...

- Quoi ?! » Hurla la voix dans l'interphone.



A ce moment là Kaleshenkov enclencha ses turboréacteurs et parti à une vitesse incroyable vers la planète Harr-Sara. Puis il ordonna à ses coéquipiers :

« - Hart et Alamo prenez les autocanons ! Jack au lance-roquette ! On va s'occuper de ces impériaux ! »



Tout le monde fonça à son poste, se préparant à affronter l'ennemi. Cinq chasseurs de classe « Avenger » arrivèrent à toute vitesse, ils ne possédaient qu'un blindage léger et aucun bouclier ne les protégeaient.

Dixis slalomait entre les tirs de laser de la flottille adverse, pendant que ses camarades ripostaient, sans infliger aucune perte aux impériaux. L'affrontement sembla s'éterniser quand Hart envoya la rafale d'autocanon salvatrice, elle frappa de plein fouet un chasseur, troua le cockpit, tua le pilote et dézingua le reste.

« - Joli ! » S'exclama Kaleshenokov.



Hélas une réplique ennemie ne tarda pas et le Fury trembla lorsque deux tirs touchèrent les moteurs. Dixis Hurla sa rage :

« - Merde on perd de la vitesse ! Heureusement le reste des dégâts est minime... Va falloir se remuer les gars si on veut sortir d'ici ! »



Comme en écho à ses paroles un chasseur impérial explosa en fragments, touché par une roquette habilement envoyée par Jack qui lança à F.M :

« - Bon alors c'est pas beau ça !

- Je dirais pas mal plutôt, regarde ça ! » En même temps qu'il parlait Francesco dégomma un chasseur d'une triple rafale successive, celui-ci s'enflamma et ne tarda pas à se désintégrer dans l'espace.

Il ne restait plus que deux adversaires, la victoire semblait à portée de main mais le Fury fut encore touché par un tir, mais plus dangereux cette fois-ci, la tourelle de Hart fut détruite et Jellia reçu un sacré coup de jus qui l'envoya à deux mètre de son siège. Kaleshenkov regarda par-dessus son épaule et demanda inquiet :

« - Sava ?

- J'ai vue pire... »



Plus de peur que de mal, et heureusement. Hart ne tarda pas à être vengée par Jack qui repéra le chasseur assaillant et le verrouilla, suivit une roquette fatale qui transforma l'impérial en un tas de métal fumant. Encore un de moins. Le dernier ne s'éternisa pas plus longtemps et battit en retraite, mais sans laisser un petit cadeau d'adieu : un missile « Thunder » à tête chercheuse.

« - L'enfoiré ! Hurlèrent quasiment en coeur les membres du Fury quand leur vaisseau s'ébranla sous l'impact.

- On doit faire un atterrissage d'urgence, les moteurs sont en feu... Déclara sombrement Kaleshenkov.

- Arrivée dans l'atmosphère de Harr-Sara dans 5...4...3...2...1... Contact ! » Cria Pavlov.



Le Fury se mit à trembler, ballotant son équipage qui tentait de s'accrocher à ce qu'il trouvait. La coque rougissait, chauffait et l'intérieur du vaisseau commença à se transformer en un four, au milieu de ce chaos Jack hurla :

« - C'est quoi ce bordel ?! Y'a pas des protection contre la chaleur lors de la pénétration dans l'atmosphère ?

Dixis qui était agrippé aux accoudoirs de son siège répondit tant bien que mal :

- Système non opérationnels, détruits pendant l'attaque ! »



La descente aux « enfers » continua, le vaisseau semblait tenir le choc, seul les hommes à son bord subissaient les effets de cet atterrissage scabreux. Kaleshenkov essuya un peu de sueur de son front et regarda l'écran devant lui, il pu lire un compteur en chiffre rouge qui clignotait : Contact avec le sol estimé à 10 secondes. Dixis pensa bon d'avertir ses camarades :

« - Accrochez-vous on va se manger le plancher des vaches ! »



Quelques minutes au four, agitez et enfin laissez reposer. Voilà ce qui résumait bien cet atterrissage. Plus de courant dans le Fury on y voyait rien du tout, on pouvait juste écouter les quelques grognements de l'équipage malmené. Kaleshenkov s'extirpa de son siège et s'étira un peu, Pavlov était déjà à côté de lui. On pouvait entendre F.M qui se relevait en envoyant un juron des plus coloré et Jack se marrer au fond du vaisseau.

Hart manquait à l'appel, Dixis demanda alors :

« - Hé Jellia tu es toujours avec nous ?

- Oui oui... répondit une voix somme toute assez faible. C'est la décharge électrique « surprise » qui m'a un peu sonnée.

- Bon sa va tout le monde est en un seul morceau, conclu Kaleshenkov qui ajouta : Pavlov tu peux tenter de réparer ce massacre ?

L'expert réfléchit un moment en silence puis affirma avec son accent slave :

- En une journée je pense que je peux remettre les moteurs en marche...

- Remarquez qu'il fait nuit, dit F.M du fond du vaisseau.

- Alors en une nuit, répliqua simplement Pavlov. »





A environ une trentaines de kilomètre de là, un petit regroupement de tentes militaire marquées du signe impériale, et sur une petite colline non loin, le commandant White en train de scruter le ciel avec des jumelles spéciales de vision de nuit.

« - Ils se sont crashés non loin de là capitaine Kurt.

- Que faisons nous mon commandant ? Demanda l'officier.

- Les déplacements de nuits sont dangereux à cause des rebelles, je propose que nous attendions le petit matin pour leur tomber dessus car je doute qu'ils quittent leur carcasse pendant la nuit.

- Bien mon commandant, je vais en avertir immédiatement mes hommes. »



Kurt fit son salut militaire même si son supérieur ne le regardait pas, il était resté de dos pendant la conversation, son grand imperméable noir flottant au vent. Ce type intriguait pas mal les deux frères Koender, ce commandant semblait haut placé mais il n'en avait jamais entendu parler au par avant, sûrement un jeune encore tout droit sortit de l'école d'officier et pistonné par son père qui devait occuper un poste politique quelconque. En tout cas impossible de voir son visage, cela devait être un homme à sa voix mais de nos jours rien n'est plus sûr...



Pavlov était resté éveillé toute la nuit, travaillant d'arrache pied pour remettre vaguement en état le Fury, ce qui expliquait sa mine de cadavre fraîchement déterré au petit matin, de plus il n'avait pas encore totalement finit toutes les réparations, il faudrait encore une petite heure avait t-il dit d'une voix fatiguée.

F.M s'était installé hors du vaisseau, derrière un gros rocher, mitrailleuse calibre .50 entre les mains, au cas ou des rebelles arriveraient inopportunément. Il portait aussi un étrange casque de couleur noir, qui ressemblait un peu à un bol et qui était sujet à des critiques artistiques de Jack. Dixis et Hart dormaient encore à l'intérieur du Fury dans leur coin, mais cela ne dura pas très longtemps, car le « Mercenaire » avait fini le petit déjeuner et ne manqua l'occasion de les réveiller en sursaut.

« - Allez tout le monde debout ! C'est l'heure de se lever !



Kaleshenkov grogna et riposta par un faible « ta gueule », Hart, elle, ne bougea même pas. Mais ils ne tardèrent tout de même pas plus et se levèrent quelques minutes plus tard, un peu l'ouest. Jack d'une énergie incroyable pour le matin envoya au deux retardataires :

« - Vous aviez cas dormir au lieu de « vous aimer » hein? Maintenant vous avez la même tête que ce bon vieux Pavlov ! »



Dixis se contenta de sourire et ne répondit même pas, il n'était pas encore assez éveillé pour tenir un échange verbal efficace pour faire taire Jack de bon matin.

Pendant le déjeuner ils s'organisèrent un peu, l'attaque de la prison ne devait pas trop tarder, plus ils restaient sur la planète plus ils avaient de risque de se faire prendre. Une fois le Fury réparé ils débarquerons pas trop loin de « l'établissement carcéral » de Saint-Lénine, et ils continueront à pied. Seul Pavlov restera en arrière pendant que le reste de l'équipe de Dixis entrera dans la forteresse le plus discrètement possible, et repartira avec M.Lliandri grâce a Pavlov qui les fera s'évader en plein milieu de la cour de Saint-Lénine avec le Fury. Evidemment au par avant il faudra « plastiquer » toute les batteries de missiles DCA de la prison. Un plan qui avait l'air simple mais qui saura sûrement plus compliqué que ça à exécuter, surtout à cause de la garnison vraiment très importante de Saint-Lénine pendant ces temps troublés par les rebelles.



La tranquillité régnait dans la petite clairière ou le Fury s'était écrasé, une petite plaine d'herbe verte entourée d'une forêt assez épaisse, si bien qu'aucun véhicule ne pourrait circuler dans celle-ci, mais elle offrirait un couvert efficace pour l'infanterie. La plaine centrale était parsemée de rochers aux formes et aux tailles les plus diverses, pratiques pour l'avancée de fantassins jusqu'au centre de la clairière, le vaisseau. C'est ce qu'était en train de penser F.M, après sa carrière dans l'armée il connaissait ce genre de chose, mais c'était aussi ce qu'avait pensé Kurt avant de lancer son assaut sur l'équipe de Dixis. Déployant ses soldats en « flèche » ils chargèrent tout simplement.

Une rafale retentie, puis deux et ainsi de suite. Alamo riposta et hurla à ses camarades qui étaient à l'intérieur du vaisseau :

« - Attaque ennemie, ils sont plutôt nombreux ! Mais trop bien équipé pour des rebelles ! »



Ni une ni deux et tout le groupe saisit les armes, Kaleshenkov et Jack des fusils d'assauts Bizon russe dernière génération, Hart une Dragunov SVD40, arme redoutable à longue portée et Pavlov continua de réparer le moteur, mais il mit à sa portée un pistolet-mitrailleur Ingram au cas ou.

Le calibre .50 de F.M obligeait l'adversaire à se planquer derrière les rochers, ralentissant leur progression. Mais ils étaient bien organisés car ils avaient bien prit le soin d'attaquer le vaisseau en arc de cercle, pour que Dixis et sa bande dispersent leurs tirs pour couvrir un maximum de terrain.

Jack ouvrit l'une des vitres du Fury et mitrailla sans discontinuer, Kaleshenkov le suivit en prenant la fenêtre d'à côté. Francesco se replia à l'intérieur du vaisseau, l'assaut ennemi devenait de plus en plus violent et ne lui laissait guère le choix. D'ailleurs à peine eut-il réussit à mettre un pied sur le plancher du Fury qu'une dizaine de rafale d'armes automatiques s'écrasèrent contre la carcasse du vaisseau.

« -Pavlov si tu te bouge pas de réparer cette putain de ruine on va tous y rester ! S'exclama Dixis.



L'intéressé ne répondit même pas mais sembla redoubler d'effort pour remettre en place le moteur et le courant. Pendant ce temps Zender alla se mettre en position entre deux arbres, derrière un rocher, disparaissant à la vue de tous. Mais F.M qui l'avait aperçu par chance, avertit ses compagnons en désignant la position du militaire :

« - Il y'a un sniper qui vient de se mettre en planque, là bas, si il sort cela risque d'être chaud !

- Je m'en occupe... Répondit calmement Hart en prenant position juste derrière Dixis, qui pouvait voir l'énorme canon de la dragunov lui frôler l'oreille.

Puis elle ajouta :

- Si il pointe le bout de son nez par ici, je lui arrache. »



Le combat s'intensifia, F.M avait toujours sa mitrailleuse lourde et abattait les soldats ennemis intrépides qui sortaient de leur couvert pour tenter l'impossible, leur gilet pare-balle ne les sauvait pas face à un tel calibre. Par contre Kaleshenkov et Jack rencontraient plus de difficultés avec leurs bizon, heureusement leur chargeur était garni de têtes perçantes et causaient tout de même des ravages dans les rangs ennemis.

Mais l'adversaire ne se laissa pas faire comme ça, bientôt les fusils d'assauts ennemis furent remplacés par des RPG et des mitrailleuses lourdes RpK. Autant dire la fin des haricots...



« -Bordel ! Faut décoller là ! » Comme pour appuyer l'exclamation de Kaleshenkov une roquette vint s'écraser juste devant le vaisseau, une chance qu'il ne l'ai pas prise de plein fouet. Mais pas tant que ça, la fumée dégagée par cette explosion faisait que l'équipage du Fury ne pouvait plus voir l'ennemi avancer.



A peine quelques secondes plus tard et des silhouettes sombres émergèrent de ce brouillard. A leur tête, un soldat blond à l'air particulièrement teigneux et déterminé. Et avant même que Dixis ou Jack n'est le temps de lui tirer dessus il était déjà entré dans le vaisseau par la porte grande ouverte, car plus de courant à bord et de ce fait plus de commande de fermeture. Pendant que Kaleshenkov se rattrapait sur les autres soldats moins rapides en tentant de les tuer avant qu'il n'atteigne leur objectif, Jack, qui n'avait plus de balles dans son flingue, se jeta sur le blond, le capitaine Kurt Koender.



Hart tenait le sniper ennemi en respect, malgré la fumée elle ne lâchait pas sa cible. Juste à la lisière de la forêt il était embusqué derrière un rocher, attendant sa chance pour abattre Jellia, une fraction de seconde d'inattention suffirait. Pour le moment il était condamné à patienter, observant Hart avec une petite lunette coudée, un mini périscope. Dès qu'elle ne lui prêterait plus garde pour une raison quelconque, il sortirait.



Kurt voulu descendre Jack avec son pistolet-mitrailleur, mais le « Mercenaire » évita la mort en attrapant la main de son adversaire au vol qui ne pu s'empêcher de tirer et de déglinguer un peu plus la carlingue du Fury, arrosant au hasard, mais par chance ne touchant personne. Jack enchaîna avec un direct de sa main libre, mais à sa surprise le soldat l'encaissa sans broncher et lui en renvoya et autre qui lui fit lâcher sa prise.



Les autres militaires s'approchaient de plus en plus malgré la dissipation de la fumée et la hargne de F.M. Si bien que trois soldats arrivèrent jusqu'au vaisseau grâce à une diversion due à une grenade chanceuse qui atterrit dans le Fury. Les défenseurs occupés à la renvoyer ne les avaient pas vu arriver.

Dixis envoya une rafale sur le premier assaillant qui fut repoussé en arrière mais ne mourut pas, il portait un énorme gilet pare-balle noir, sûrement en fibre de néo-acier capable d'arrêter presque n'importe quoi. Abandonnant son arme à feu il prit sa lame tronçonneuse, qui en toute circonstances était toujours accrochée dans son dos. Il trancha net le fusil à pompe que tenait un soldat en face de lui et fit un bel enchaînement en envoyant un second coup dans la poitrine de sa cible qui tomba à genoux, pressant une énorme plaie de ses deux mains. Pour être sûr de sa mort Kaleshenkov frappa une troisième fois à la tête de son ennemi.



Kurt jeta son arme à la face de Jack qui l'esquiva habilement et qui revint dans un même temps à l'assaut. Il lança une suite de coups de poings, qui touchèrent pour la plupart sa cible. Le soldat encaissa sans problème, et ne céda pas un pouce de terrain Il riposta rapidement en attrapa le bras de Jack, qui tentait de lui faire ravaler ses dents, et le tordit sur le côté en appuyant sur son coude vers le bas, une prise classique mais qui marchait toujours aussi bien.



Le type à l'épais pare-balle devait être un officier car il dégaina une lame énergétique, arme somme toute, presque plus terrible que la tronçonneuse. Au premier abord on pouvait croire à une épée de l'ancien temps, mais elle dégageait une lueur bleutée, à part cet effet esthétique elle pouvait trancher le blindage des chars sans trop de problèmes. Malgré son aspect pataud le soldat attaqua avec une rapidité et une vivacité surprenante, et Kaleshenkov évita de justesse un coup mortel en se jetant sur le côté. Il répliqua par une frappe de taille, qui toucha le militaire au flanc, il tituba en arrière sous l'impact, mais son armure n'avait pas était percée, juste profondément entamée.



Hart jusqu'à présent concentrée sur sa tâche fut dérangée par un soldat un peu trop sûr de lui. Déjà fier d'avoir réussit à rentrer dans le vaisseau il s'attaqua à la jeune femme. Il la chargea et lui donna un coup de crosse, qui fut esquivé au dernier moment. En retour le poing de Hart vint s'écraser sur la figure du pauvre militaire. Manque de chance pour lui elle portait des gantelets énergétiques, le type s'envola et alla s'écraser à l'autre bout du vaisseau contre une dure cloison de métal. Repensant à sa position elle voulu se jeter à terre, au même moment une détonation retentie, et Jellia sentie une balle lui frôler la tête, une seconde de plus et elle ne serait plus de ce monde.



« - Pavlov bouge ! » Hurla Kaleshenkov en évitant une attaque vicieuse de son adversaire, qui laissa sa trace dans le plancher métallique du vaisseau.



F.M lui mitraillait toujours, tenant en respect les autres soldats, mais il reçu une balle de sniper dans la tête, il n'eut même pas le temps de crier. Il fut projeté en arrière, son casque noir roula sur le sol.

Complètement sonné, il « remercia » son casque d'ancien légionnaire, fait dans une matière inconnue de lui-même, il l'avait trouvé sur la planète ensablée d'Ankh du système Osiris, lors d'une opération dans les décombres d'un vaisseau alien inconnu.

Hart ne pouvait revenir à son poste maintenant, c'était à présent l'autre sniper qui attendait qu'elle se pointe pour lui faire la peau. Elle voulut se maudire pour la perte de son compagnon, mais quand elle vit la tête de F.M intact elle sursauta de surprise, le type avait le crâne dur.



Jack résistait à la douleur, mais il mit quand même un genou au sol sous la pression de la prise de Kurt. Il profita de sa position pour le balayer avec son autre jambe, l'allemand tomba lourdement sur le dos. Il voulu se relever mais Jack lui envoya son talon dans la figure, le frappant une fois, ça défoule, mais pas deux car le soldat lui attrapa le pied au second coup. Il tira sa saisie en arrière pour que le « Mercenaire » tombe à son tour par terre.

Le deux adversaires se relevèrent en même temps, mais avant qu'il ne recommence à se mettre dessus, le sol trembla, les moteurs s'étaient remit en marche.



Le vaisseau se souleva de quelques mètres du sol. Surprenant l'ennemi de Dixis qui faillit même trébucher. Kaleshenkov en profita pour envoyer une attaque avec toute sa force, le but n'était pas de toucher son ennemi mais de le faire tomber. Et l'objectif fut atteint, malgré sa parade, qui trancha même l'arme de Kaleshenkov, le soldat fut frappé de plein fouet et chuta en arrière Passant par la porte du vaisseau, il alla s'écraser hors de celui-ci.

Kurt le suivit de près car pour la première fois il du reculer face à Jack. En effet celui-ci avait dégainé son couteau de combat et faisait de grand moulinet avec. Koender qui ne faisait pas attention à ce qu'il y'avait derrière lui, ne s'attendit pas vraiment à rencontrer le vide lorsque qu'il esquiva un estoc rapide en reculant. Il tomba à son tour en lança un cri rageur en allemand.



Le Fury prit rapidement de l'altitude, heureusement d'ailleurs, car leur officier ayant du « quitter » le vaisseau de Dixis, les soldats armés de RPG purent reprendre leur position pour tirer. Dixis se jeta au poste de pilotage et manoeuvra habilement pour éviter une salve de roquettes, quelques tirs de mitrailleuse lourde firent tressauter la carrosserie mais sans plus.



« - Hé bien on a eut chaud ! Quelques minutes de plus et on aurait était débordés... Tout le monde va bien ? Demanda Kaleshenkov.

Jack répondit en frottant son bras droit, encore un peu endolori :

- Ouais, ouais y'a que F.M qu'a faillit perdre la tête ! »
F.M regardait toujours fixement son casque, une balle de 7.62 PV écrasée dessus, du bout de son doigt il l'a détacha du couvre-chef. Il le remit sur la tête, repensant à la chance qu'il avait eux, avec un casque normal il aurait était vaporisé sur les murs.


« -Alors tu t'en remet? Je crois que je vais arrêter de me moquer ton casque, il mérite le respect... Déclara Jack.

- Depuis quand tu respectes quelque chose toi ? Ironisa Francesco.

Dixis intervint dans la conversation, la ramenant à un thème plus sérieux :

- Bon vous êtes près les gars ? Pavlov va nous faire atterrir ici, c'est le terminus.

- Ouais. Comme d'habitude en fait, répondit le « Mercenaire » en prenant l'étui à guitare qu'il avait amené à bord du vaisseau.

- Qu'est que c'est en fait ? Demanda Hart. »


Jack eut un grand sourire, il posa l'étui devant lui, sur une des tables métalliques du Fury. Il fit sauter les deux clips de la boîte, et l'ouvrit lentement, puis il en fit sortit le plus gros fusil d'assaut que Dixis n'avait jamais vu. Un peu plus court qu'une mitrailleuse lourde mais plus lourd et massif, capable de cracher des rafales de balles explosives traversant même les blindages des chars, tirant aussi des minis roquettes pour dégommer les ennemis plus coriace.


« - C'est un fusil Hammer BGX800 çà !! S'écria Kaleshenkov qui ajouta dans un même trait :

Mais normalement il y'a pas que les soldats d'élites qui protègent l'empereur qui ont ces joujoux ! »

Le « Mercenaire » lâcha un petit rire en regardant la tête mi-éberluée mi-jalouse de F.M, puis il déclara presque solennellement :

« - C'est le Jack's Hammer, avec ça... y'a pas beaucoup de monde qui va se l'a ramener... Bon avant que vous demandiez d'où il vient, je l'ai gagné grâce à un petit pari... En fait lorsque que j'exerçais mon « métier » j'ai affronté pas mal de gars différents dont un russe bien déglingué qui appartenait à la Garde Rouge... Bah il a perdu... Et moi j'ai gagné ça, c'était l'enjeu.

Dixis regardait l'arme avec une forte envie de l'avoir en main, mais il se contenta de s'exclamer :

- Quel chanceux ce gars... »


Le Fury se posa en douceur, pour une fois. Il était 5h du matin, la nuit persistait encore, et tout était toujours bien sombre. Déposés à environ deux kilomètres de Saint-Lénine, l'équipe n'aura pas beaucoup de chemin à parcourir pour enfin débuter la mission.

Dixis et Hart formaient le groupe 1, ou Alpha, ça faisait plus commando selon Jack. Ils étaient chargés de poser les bombes sur les batteries de missiles de la prison.

Le groupe 2 ou Delta, à la demande de F.M en honneur à son ancien bataillon, composé justement de Francesco et du « Mercenaire » devait atteindre la salle des gardes et obtenir toutes les clés de l'établissement par n'importe quel moyen, ensuite les deux groupes se retrouvaient dans le quartier des cellules nord, là ou ils devraient trouver M.Lliandri.


Une petite demi-heure de marche seulement pour atteindre Saint-Lénine, faite dans le plus grand des silences, même Jack ne parlait pas et semblait se concentrer sur sa mission, son énorme flingue dans le dos. Marchant dans une épaisse forêt de pins, ils gravissaient une colline sans vraiment s'en rendre compte. Puis ils débouchèrent enfin au pied d'une falaise pas trop abrupte, en haut la prison. Un groupe devait prendre ce chemin et l'autre devait continuer sa marche jusqu'à la porte de Saint-Lénine, ou ils arriveraient sur un terrain plus à découvert, mais grâce à la nuit encore épaisse il devrait y arriver sans problèmes.


Hart s'attaqua à la falaise, suivit par Dixis. L'escalade de nuit s'avéra assez ardue mais heureusement Jellia voyait très bien au clair de la lune, elle avait le don de nyctalopie depuis son plus jeune âge, qui fut amplifié par la suite grâce ses pouvoirs de Ghost. Cela permettait d'assurer la voie, gravissant la roche sans cordes ou quoique ce soit Dixis devait minutieusement suivre le chemin de Jellia.

Après environ une dizaine de minute à escalader en silence, Jellia arriva à la base du mur de la forteresse, là plus question de monter plus haut, la paroi en béton devenait bien trop lisse. Hart jeta un coup d'oeil pour voir si il n'y avait aucun garde en train de patrouiller juste au dessus du groupe « Alpha », puis elle se saisit du grappin accroché dans son dos, et se cala comme elle le pouvait contre la falaise, s'accrochant à une saillie rocheuse de sa main droite elle espéra qu'aucun caillou ne partirait pas en vrille sinon cela serait la chute. Elle se concentra un peu et de sa main gauche elle fit un remarquable lancé et la tête du grappin alla se bloquer de l'autre côté du mur dans un léger tintement métallique. S'ensuivit une ascension discrète sous un beau ciel rempli d'étoiles. Jellia posa un pied de l'autre côté du parapet. Au loin elle vit une sentinelle qui s'approchait d'elle, mais visiblement le garde ignorait encore sa présence. Pendant que Dixis franchissait lui aussi le rebord, Hart courue à toute vitesse vers le militaire, à moitié accroupie elle avançait sans le moindre bruit et avec une agilité incroyable. Le soldat ne la vit même pas venir et mourut un couteau en travers de la gorge.


Jack et F.M avaient eux aussi escaladés l'enceinte de Saint-Lénine. Deux corps de militaires gisaient sur le chemin de garde, surpris par l'arrivée soudaine des deux « commandos ». Le grappin si vieux soit-il était toujours aussi efficace et il n'existait pas de moyen plus simple pour franchir un mur.

« - Bon suivant le plan, la salle des garde devrait se trouver par ici, chuchota Jack en désignant un bâtiment de l'autre côté de la cour centrale de la prison.

Francesco lui répondit simplement :

- Hé bien allons-y ! »


Les deux hommes descendirent du mur par un des escaliers disposés régulièrement tout le long de l'enceinte. Quelques soldats au milieu de la cour, d'autres cachés dans l'ombre du préau encerclant toute la place centrale, valait mieux ne pas trop se faire remarquer si on ne voulait pas finir en passoire. Jack et F.M portaient des uniformes de militaires impériaux, de loin cela éviterait qu'ils soient reconnus. Ils traversèrent toute la cour sablonneuse sans accroc, et arrivèrent enfin à la porte de la grande bâtisse qui faisait office de caserne.


« -La bombe n°2 est posée, il n'en reste plus que trois à mettre et toutes les batteries pourront faire boum ! »

Derrière Jellia trois morts, incapables de se défendre face à la femme invisible, les « petits » plus des Ghosts, les rendants vraiment « irrésistibles ». Dixis lui répondit dans sa radio :

« - Bombe 3 posée, et gardes... Kaleshenkov regarda les pauvres types à la tête trouée par une balle de 9mm, puis finit sa phrase : neutralisés

- Bon on se retrouve dans le complexe souterrain C-75. Il faut se dépêcher on a plus qu'une demie heure avant relève des gardes. Terminé, acheva Hart en se dirigeant vers la DCA n°4. »


La porte s'ouvrit lentement, F.M fut le premier à mettre un pied à l'intérieur de la caserne, derrière lui Jack murmura : « C'est show time ! »

Une vingtaine de soldats dormaient sur des lits superposés, d'autres en train de jouer aux cartes jetèrent un coup d'oeil aux nouveaux venus. Un caporal grassouillet lança :

«- C'est pas l'heure de la relève, alors retournez d'où vous venez fainéants !

Francesco répondit le plus calmement possible :

- On a besoin des clés des cellules, y'a un transfert de machin chose je ne sais plus trop qui...

Le garde n'avait pas l'air trop convaincu et rétorqua :

- Toutes les clés ? Puis je n'ais pas entendu parler d'un transfert moi... Et c'est quoi ça ? Le militaire désigna l'énorme fusil attaché dans le dos de Jack qui expliqua :

- Ce n'est rien... C'est mon arme réglementaire... »

Et avant que le sergent ne proteste le « Mercenaire » dégaina son silencieux et tira trois fois, F.M fit de même et ouvrit lui aussi le feu, le plus rapidement possible pour éviter que toute la garnison ne s'éveille. Les tirs firent tous mouche, tuant les soldats dans une série de sourdes détonation. Ils ne tombèrent même pas de leurs chaises, restant figés, du sang s'écoulant de leurs multiples plaies. Jack regarda les militaires endormis autour du groupe « Delta », aucun n'avait l'air de s'être réveillé, par contre il fallait que les corps disparaissent. F.M s'empara d'un trousseau de clés magnétiques à la ceinture du défunt sergent et aida Jack à transporter les cadavres dans des lits.

« - Bonne nuit... » Dit le Francesco en « couchant » le dernier soldat.


Quatre hommes étaient en train de discuter, non loin de la batterie de missile sol-air n°4, perchée sur une tour de béton à l'angle du mur nord et ouest de Saint-Lénine. Jellia s'approcha discrètement des soldats, invisible et presque inaudible, les militaires ne pouvaient pas la sentir venir. Ils ne se doutaient de rien sauf, quand l'un deux s'effondra mystérieusement, la main sur sa carotide saignante. Les autres saisirent presque instantanément leurs armes et regardèrent les alentours, rien. Soudainement on entendit des os craquer et l'un des soldats fit une vrille arrière et s'écrasa sur le sol à quelques mètres, Jellia lui avait décochée un coup de poing magistral avec ses gantelets énergétiques. Cette fois-ci la panique s'empara des deux hommes restants, le plus malin tenta de se servir de sa radio mais un couteau siffla et se ficha dans sa gorge, l'autre voulu tirer au hasard mais Hart lui arracha son arme et lui assena un violent coup de crosse. La bombe numéro 4 n'allait pas tarder à être posée...


Le bruit sourd d'un silencieux, voilà ce qu'avait pu entendre le soldat Rayan. A présent il reposait sur le sol, son sang se répandant sur le sol. Dixis enjamba le cadavre, son Glock en main il tira sur un autre militaire qui surgit caché de l'autre côté de la DCA numéro 5. L'homme tomba en arrière, touché par deux fois dans la tête, surpris par la présence inattendue de Kaleshenkov. Il n'y avait pas l'air d'avoir d'autres gardes dans le secteur. Mais quand Dixis s'approcha de la batterie pour poser sa bombe, il entendit des bruits de pas dans l'escalier qu'il venait d'emprunter. Un soldat se pointa en haut des marches, une mine horrifiée et surprise quand il vit le corps de son camarade Rayan. Il leva la tête pour regarder devant lui et se prit une succession de trois balles dans le torse, il tomba sur les genoux et s'étala ensuite sur le cadavre de Rayan.


« -Vous êtes en retard les gars ! Dixis sourit en voyant Jack jurer, ils avaient fait tout deux un pari sur le premier arrivé... Kaleshenkov enfonça le clou en ajoutant :

- Malheur au vaincus !

- Sa va... Sa va... Bon vous avez fait votre boulot ?

- Evidemment, répondit Hart à présent visible juste derrière Dixis.

- Très bien il nous reste plus qu'environ quinze minutes pour se tirer d'ici, dépêchons nous ! Conclu Kaleshenkov. »


Ils étaient à l'étage souterrain C-75, creusé dans le roc de la falaise qui supportait Saint-Lénine. L'endroit était assez sombre, seuls des néons parsemés le long des couloirs fournissaient un éclairage tout juste suffisant. Avançant prudemment dans ce Bunker ils rencontrèrent qu'une faible résistance, surtout due à la surprise, les soldats mouraient généralement avant même d'avoir pu voir leurs adversaires. Seul un groupe de six gardes avaient posés des problèmes, à cause de leur équipement supérieur à la moyenne des autres : Gilets, grenades flash, et surtout lunette infrarouge. Mais ils avaient tout de même finis avec leurs potes : Au cimetière.

Au bout de quelques minutes de déambulation discrète ils débouchèrent enfin sur une lourde porte métallique, trois gardes la surveillaient. Ils n'eurent guère le temps de réagir, F.M se pointa en premier envoyant une rafale courte avec son pistolet, un homme tomba. Jack tua le second qui voulu tenter une riposte, et le troisième se rendit en jetant son arme au sol et leva ses mains en l'air. Kaleshenkov s'approcha rapidement en le braquant, puis lui donna un coup de crosse derrière la nuque pour l'assommer.


La porte était à présent « sous contrôle », et Francesco s'approcha du sésame, une commande d'accès à carte magnétique. Il sorti le trousseau « emprunté » au garde et essaya au hasard un peu toute les cartes. Au bout de quelques secondes il tomba enfin sur la bonne et on pu entendre un « bip » succin. Ensuite F.M tapa comme une brute, enfin normalement pour lui, sur un bouton de la commande et la porte s'ouvrit en sifflant.


Le groupe s'engagea sur une passerelle métallique, elle survolait une petite cour intérieure bordée de cellules. Au plafond, qui était très haut, d'immenses néons était fixés par des chaînes. Mais l'endroit restait mal éclairé car seulement la moitié des lampes étaient allumées. Leurs rangers résonnant sur le métal, les gardiens les entendirent venir, quelques uns levèrent la tête pour voir qui venaient, et ce furent les premiers à mourir. Dixis avançait sur la passerelle en tirant sur les soldats à droite à gauche, ses camarades faisaient de même. En entendants les cris des gardes des prisonniers commencèrent à s'agiter dans leurs cellules et hurlèrent qu'on les libère. N'y prêtant pas vraiment attention le commando continuer d'avancer. Ils arrivèrent à un escalier, et dévalèrent les marches, des soldats les attendaient de pied ferme en bas, embusqués derrière une barricade de fortune faite de tables en acier. L'alarme avait due être donnée, il n'y avait plus de temps à perdre. En bas de l'escalier le groupe se dispersa sur les côtés pour éviter les multiples rafales qui fusaient vers eux. F.M lança une grenade dans sa course, Dixis fit de même et Hart mitraillait à tout va avec son automatique pendant que Jack balançait des vagues de jurons à ses adversaire, qui étaient rapidement suivit par des balles.

Les grenades obligèrent les militaires à sortir de leur planque, et plusieurs furent fauchés par la mort quand-ils tentèrent d'échapper à l'explosion. Les autres ripostèrent, sans vraiment de succès, la plupart peu expérimenté tirait n'importe ou, et les quelques balles qui touchaient leurs cibles étaient arrêtées par les gilets pare-balles blindés de plaques de spectra du commando de Dixis. Les cadavres ennemis s'accumulaient sur le sol, le sang se répandait, et les prisonniers étaient hystériques derrières leurs barreau. Kaleshenkov regarda les membres de son équipes, aucuns n'avaient étaient blessés, tout se passait comme prévu.


Ils examinèrent les prisonniers qui tapaient les barreaux de leurs portes, ils étaient otus assez excités sauf un relativement zen, il se contentait d'observer la scène avec un regard implorant la libération. Dixis s'approcha de la porte de la cellule en question, puis demanda à Jack de déverrouiller l'accès avec le trousseau de clés qu'il avait récupéré. La porte s'ouvrit en grinçant, le type s'avança et jeta un coup d'oeil derrière lui, comme pour vérifier qu'il n'avait rien oublié. Il ressemblait fortement au portrait du chercheur que l'on avait demandé à Kaleshenkov de sauver. Mais Dixis s'en assura tout de même :

« - Lliandri ?

- Heu... Oui.

- Parfait, on peu se tirer d'ici. »


A cette déclaration les autres « tolars » hurlèrent, et leurs cris retentirent à travers tout Saint-Lénine, il était d'ailleurs étrange que d'autres gardes ne leur soit pas déjà tombé dessus. Jack leur répondit en criant :

« - Ok les gars pas la peine de se mettre dans un tel état ! »


Le « Mercenaire » lança le trousseau clé à travers la grille d'une des cellules, les prisonniers se jetèrent dessus, et en moins de deux une dizaine de gars sortirent pour faire passer les clés à d'autres détenus. Mais une rafale d'arme automatique explosa dans la salle, suivie de nombreuses d'autres, et les hommes libres furent abattus sans sommations.


A ce moment là Kaleshenkov fit volte-face, la cavalerie venait d'arriver. Il regarda la passerelle et vit une trentaine de soldats arriver à grand galop, la prison fut soudainement entièrement éclairée par les néons du plafond qui s'activèrent en bourdonnant. Jack jura et saisit son fameux fusil d'assaut :

« - Merde ! Ils arrivent de partout ! »


Le groupe se mit en position, à moitié à couvert dans la cellule de Lliandri qui alla se planquer bien au fond de celle-ci. Les militaires ne tirèrent pas à vue et s'installèrent rapidement sur la passerelle, cette fois-ci ce n'était plus les « bleus » de la prison, ils étaient lourdement équipés et avaient l'air beaucoup plus compétents. Il eut un moment de calme ou tout le monde se regarda en chien de faïence, puis un homme entièrement en noir s'amena, il marchait avec une lenteur calculée, faisant résonner ses rangers sur le métal. Il était suivit par deux militaires blonds visiblement des jumeaux, Jack les reconnus, l'un deux s'était battus avec lui lors de l'assaut du Fury.

Le type en noir s'arrêta et se tourna vers Kaleshenkov, le commandant White retira lentement le foulard qu'il portait en permanence et retira sa casquette d'officier qu'il jeta au loin. Une mèche blanche roula le long de la tempe de l'officier devant les yeux éberlués de Dixis.

« -Heureux de vous revoir Mr. Kaleshenkov. »
Dixis n'en revenait toujours pas, en face de lui, son maudit rictus aux lèvres, l'increvable et taré, j'ai nommé : « Face de Grille ». N'était-il pas être sensé mort deux fois ? Voir plus dans sa vie qui sait ? Le plus étonnant c'est qu'il avait toujours ses deux bras. L'homme explosa d'un rire démoniaque, comme à son habitude, et lança à Kaleshenkov :

« - Ta mort est programmée, tu ne sortira pas vivant d'ici... Puis il ajouta en hurlant : TUEZ-LES ! »


Sans plus de préambules ou de négociations la bataille commença. Le groupe de Dixis se plaqua de chaque côté des murs de la prison de Lliandri, les balles massacraient la cloison du fond. Kaleshenkov fit un signe de tête à son équipe qui signifiait : « On fait une sortie ».

Hart passa la première et érigea un bouclier psionique devant ses compagnons, à la manière des protoss. Jack fit feu avec son arme de mort, et à chaque détonation assourdissante son engin projetait des rafales de balles d'un calibre énorme qui perçait largement les gilets pare-balles des militaires. Ils tombaient de la passerelle, d'autres volaient en arrière sous les puissants impacts. F.M et Kaleshenkov entrèrent en même temps dans la danse, des fusils d'assaut AK standard en main.

Au milieu de ce déluge de feu Jack tira une roquette qui percuta la passerelle, des soldats tombèrent et moururent dans cet enfer, White sauta avant que le missile n'atteigne sa cible et n'atterrit pas loin de Dixis en exécutant un bond prodigieux.


Kurt avait descendu l'escalier de la passerelle, et repéra rapidement Jack, il avait un compte à régler. Il lui fonça dessus en hurlant. Dans sa main droite un pistolet-bolter qui crachait des rafales de balles heureusement arrêtées par barrage psionique de Jellia. Par contre dans son autre main il avait un couteau, ou plutôt une énorme machette.


F.M mitraillait à tout va, mais l'ennemi était bien protégé par son équipement et il fallait nombreux tirs pour en tuer un. Hart faisait bien son travail et arrêtait la quasiment toute les balles ennemis. La situation s'aggrava quand une grande porte s'ouvrit avec fracas au fond de la prison. Des dizaines d'autres militaires débarquèrent. Le bouclier de Jellia ne tiendrait pas longtemps face à autant d'adversaires.


Dixis tenta de descendre White avec son AK mais celui-ci envoya une attaque psionique et Kaleshenkov, choqué, perdit son arme, pour rapidement en dégainer une autre : sa lame tronçonneuse. Face à face, le regard rempli de rage les deux adversaires se jetèrent mutuellement dessus. L'arme de Dixis fila avec vitesse, White aurait du être décapité si il ne s'était protégé avec... son bras ! Sous le tissu déchiré un membre entièrement en métal, une sorte de prothèse mécanique, et puissante car le revers que se prit Kaleshenkov le fit voler en arrière.


En voyant arriver le capitaine Kurt droit sur lui, Jack opta pour la méthode qu'il adorait : le corps à corps. Il se tourna brièvement vers F.M et lui cria :

« - Tient je sais que t'en meurt d'envie ! »

Et le « Mercenaire » lança son Hammer à Francesco qui l'attrapa habilement au vol, pour faire face à la horde de militaire qui lui arrivait dessus. Puis Jack se retourna vers le taré qui lui arrivait dessus, brandissant son couteau en avant. L'estoc fut esquivé de justesse et le « Mercenaire » riposta d'un violent coup de coude au visage de l'allemand qui l'encaissa sans problème, cela allait être un combat serré.


Dixis se releva rapidement, et heureusement car son ennemi revenait déjà à la charge. Kaleshenkov frappa de taille avec sa tronçonneuse, un arc de cercle parfait qu'évita White d'un bon sur place simplement hallucinant. Quand il retomba, un direct de sa main de fer parti à toute vitesse et percuta Dixis dans les côtes. Kaleshenkov cracha du sang sous l'impact et recula encore de quelques mètres. Visiblement « Face de grille » était devenu bien plus dangereux qu'avant. Essayant de reprendre la situation en main Dixis dégaina un pistolet Tokarev à sa ceinture et tira plusieurs fois d'affilé, mais toute ses balles furent arrêtées par le bouclier psionique de White. Kaleshenkov enchaîna avec une attaque rapide de sa lame tronçonneuse, cette fois-ci le coup ne pu être totalement esquivé par le commandant et il reçu une profonde zébrure à la poitrine. Dans un hurlement de rage il revint à l'assaut, encore plus déterminé qu'avant.


F.M remarqua que Hart n'arrivait plus à tenir son bouclier, et que des balles commençaient à traverser le barrage. Il regarda la masse de militaire arriver sur lui et cria pour s'encourager, serrant l'arme de destruction de Jack, il fit feu. Le déluge de mort et de flamme envoyé par le Hammer ravageait les rangs ennemis, les soldats mourraient leurs corps à moitiés explosés par les balles. De temps en temps une roquette partait, fendant l'air, pour faucher les malheureux militaires à découverts. Mais malgré les pertes les soldats ne se laissaient pas faire comme ça, leurs ripostes bien qu'encore un peu limitées par le bouclier de Jellia commençaient à se faire sentir sur le gilet pare-balle de F.M. A chaque impact il reculait un peu plus mais continuait à tirer, inébranlable.


Kurt envoya un coup de pied circulaire rapide, avec une sacrée détente il atteint la mâchoire de Jack qui grimaça mais garda son équilibre. « Le Mercenaire » se jeta sur son ennemi et répliqua par un enchaînement de coups de poings agiles et puissants à la fois. L'allemand en reçu la majeure partie, ses abdominaux résistèrent bien à l'assaut et lui permirent une contre-attaque. Avec promptitude il lança une double manchette de chaque côté de la nuque de Jack qui tomba à genoux. Son adversaire le releva en le prenant par le col, il allait lui mettre un violent coup de poing au visage quand le « Mercernaire » lui donna un coup de tête. L'allemand recula, surpris un sonné pendant que Jack revenait à la charge en exécutant un « Hight kick » magistral. Kurt se prit les deux pieds de son adversaire en pleine face et tomba lourdement à la renverse. Il grogna étalé sur le dos, il ne comptait pas encore s'avouer vaincu et se releva, les yeux débordants de haine.


« -Pas mal Kaleshenkov, mais il va falloir faire mieux ! Lança White en esquivant habilement la tronçonneuse de Dixis qui répliqua :

- Je ne veux pas trop d'humilier non plus ! »

Le militaire hurla de rage et frappa avec dextérité et vitesse le ventre de Kaleshenkov, qui fut soulevé du sol et retomba brutalement ensuite. Avec une force et une rapidité pareille Dixis allait avoir du mal à triompher de son adversaire. Mais il se releva une fois de plus, en roulant sur le côté pour éviter une série de coups de talon sadiques. White ne voulait pas laisser un temps de répit à Kaleshenkov et l'attaqua une fois de plus, mais son assaut était un peu précipité et il allait payer son audace. Croyant que Dixis était trop fatigué pour esquiver quoique ce soit, White lança un coup de poing maladroit mais puissant, la brutalité ne gagnait pas toujours et Kaleshenkov évita de se faire broyer le visage sans problème. Sa riposte fut sans appel, sa lame tronçonneuse s'abattit sur le commandant qui tenta de se protéger avec son bras de métal, mais l'arme ripa sur le côté et entama la gorge du militaire qui eut tout de même le réflexe de reculer pour éviter de « perdre la boule ».

White hurla de douleur et tenait serré sa carotide qui pissait le sang. Il n'allait pas tarder à mourir si l'hémorragie continuait, de plus il pouvait aussi très bien s'étouffer avec son propre sang. Faisant le vide dans sa tête il essaya de concentrer ses dernière énergies psioniques, la douleur était heureusement atténuée par les drogues injectées pas sa tenue de Ghost, cachée sous son imperméable trempé de sang. Il ralentit un peu les battements de son coeur pour diminuer sa pression sanguine et endiguer un peu le flot de sang, pendant que Dixis regardait fixement devant lui, son ennemi avait disparu, il devait s'être rendu invisible.


Hart lâcha définitivement son bouclier psionique, et analysa rapidement la situation. La bataille régnait, à quelques mètres juste en face d'elle un homme blond qui tenait un fusil de sniper. Jellia se jeta subitement sur le côté évitant de justesse le tir du militaire, et dans un même temps elle dégaina un pistolet Makarov. Elle riposta d'une rafale de cinq balles, quatre manquèrent sa cible et une écorcha son gilet pare-balle. Le sniper qui n'était autre que Zender le frère de Kurt, couru vers Hart tout en tirant avec son arme, encaissant sans ralentir les tirs de Jellia. Avec le reste de son énergie la Ghost détourna toutes les balles qui l'a visait, mais l'allemand la percuta de plein fouet et elle fut projetée au sol. Il pointa son arme vers elle et voulu l'achever, mais par chance il ne restait plus de munition dans le magasin, et c'est simplement un petit « clic » qui retenti. Hart profita de la surprise adverse pour balayer Zender et se relever dans un même temps.


F.M tenait à peine debout, son gilet n'était plus qu'un gruyère, du sang s'écoulait de ses nombreuses blessures, mais il continuait à tirer sur ses assaillants, réussissant à les tenir en respect au niveau de l'immense porte d'entrée. Dans un hurlement de rage quasi-continu les rafales du Hammer s'enchaînaient perforant et explosant la chair des militaires. Francesco se prit encore quelques balles de plus, il faillit s'écrouler, son gilet ne le protégeait plus du tout, et cette fois-ci les projectiles s'enfoncèrent profondément dans son corps.


Jack esquiva un crochet puissant de Kurt et contre-attaqua rapidement d'un direct au plexus, l'allemand eut le souffle coupé pour la première fois depuis le combat, il commençait à fatiguer. Le « Mercenaire » continua et envoya cette fois-ci un coup de poing au menton de Kurt, qui recula en recevant l'impact. Jack en profita pour le narguer :

« -Alors on a du mal ? On fatigue ? Petite nature ! »

Chose qu'il regretta car l'allemand échaudé attaqua avec l'énergie de la rage, et « rentra » dans Jack en enchaînant les coups violents, qui étaient aussi d'une précision mortelle. Le « Mercenaire » grogna de douleur et tenta de repousser son adversaire, mais sans succès. Kurt le fit tomber sur le dos et commença à l'étrangler. Jack se débattait et tenter de se dégager de l'étreinte de son adversaire, mais il était immuable. Peut importe les coups qui lui donnait l'allemand restait en place. Le souffle commençait à lui manquer et sa vision se troublait petit à petit.


White avait disparu, Dixis regardait autour de lui, peut être s'était-il replié ? Ou alors il récupérait pour pouvoir réapparaître et frapper lâchement ? Mais si il ne se soignait pas, vu la blessure que lui avait infligé Kaleshenkov il mourait dans peu de temps, c'était déjà un miracle qu'il soit encore en vie... Quoique avec « Face de Grille » on peut s'attendre à tout... Ne s'attardant pas trop sur le devenir de son adversaire, Dixis vit F.M gueulant comme un damné sur sa gauche, le « Jack's Hammer » déchaîné entre les mains. En face de lui des soldats qui arrivaient en flot continu. Comment les arrêter ? Kaleshenkov eut une idée, il prit une bombe dans son sac, il en avait prit quelques unes en plus de celle pour les DCA, juste au cas ou. Il l'activa et courut tout droit. Quand les militaires aperçurent un homme tracer vers eux il était déjà trop tard, Dixis avait lançé l'explosif. Kaleshenkov reçu tout de même quelques tirs de mitraillettes et chuta en arrière, évitant d'en recevoir d'autre.

Une déflagration colossale retentie, tout le monde pu sentir le souffle de l'explosion sur son visage. Les militaires furent « dispersés », et les quelques survivants battirent en retraite.


Zender évitait avec agilité tous les coups de gantelets énergétiques de Hart, ripostant par de petites attaques rapides et vicieuses qui agaçait Jellia, si le combat s'éternisait le sniper la battrait largement sur la durée. Pour abréger l'affrontement Hart lança toutes ses forces dans le combat, Zender ne pourra constamment esquiver tous les assauts de la Ghost. Ce qui devait arriver arriva, Jellia finit par l'atteindre en plein visage dans l'attaque la plus véloce et la précise qu'elle n'avait jamais lancée. Le sniper voltigea en arrière, pour aller s'écraser sur le dos un peu plus loin.


Jack étouffait, son adversaire lâcha un ricanement sadique, le « Mercenaire » avait envie de tout laisser tomber, comme souvent dans ce genre de situations. Mais il n'était non plus de ceux qui abandonnaient. Alors dans un dernier sursaut il réussit à dégager son bras droit de l'étreinte de Kurt, et d'une agile flexion de poignet il dégaina un couteau dissimulé dans sa manche. Quand l'allemand s'en aperçu il était trop tard : la lame de Jack était plantée dans son ventre. Le « Mercenaire » réitéra l'acte quatre ou cinq fois pour que Kurt desserre enfin sa prise. Jack poussa le corps de son adversaire sur le côté et respira un peu. Se croyant sorti d'affaire il ne vit pas l'allemand agonisant tirer un Glock de son holster. Il se releva lentement, une main crispée sur son flanc, l'autre tenant l'arme. Jack les yeux écarquillés de surprise, frappa violemment le militaire à la cheville avec son talon, Kurt trébucha en arrière et rata son tir, la balle alla se caller dans l'épaule gauche du « Mercenaire ».


Voyant son frère s'écrouler Zender hurla de rage et baissa sa garde, Jellia en profita et se jeta sur lui. Les coups de gantelets s'enchaînèrent, et le sniper fini par tomber lui aussi au cour de ce bref affrontement, les os fracassés en de multiples endroits.

Le calme retomba. On pouvait entendre la respiration encore saccadée de Jack, et les râles d'agonie de F.M. En effet l'ancien légionnaire était en train de se vider lentement de son sang sur le sol, Dixis était penché sur lui, tetant d'arrêter l'hémorragie.

« - Laisse tomber Kaleshenkov, je suis foutu... tu as vu dans l'état ou ils m'ont mis ? La voix d'habitude fière de Francesco était faiblissante et fatiguée, tu devrais plutôt t'occuper du voyou ! » Ajouta t-il en désignant Jack d'un geste de main rapide.

Dixis savait que c'était vrai, il se demandait même comment c'était possible qu'un homme survive aussi longtemps à autant de blessures, F.M devait avoir au moins une bonne vingtaine de balles si ce n'est plus dans le corps.

« -Alors adieu camarade... heureux d'avoir pu combattre avec toi Francesco Maldore. »

Le légionnaire hocha juste la tête en fermant les yeux, et prononça sa dernière parole d'une voix forte :

« -Heureux d'avoir pu foutre un bordel fantastique dans les rangs des impériaux avec toi Kaleshenkov ! »

Puis il expira, serrant encore la main de Dixis, qui soupira, plein d'amertume et de mélancolie, repensant en effet au « bordel » qu'ils venaient de commettre. Jack le secoua et fit sortir Kaleshenkov de ses pensées :

« - Hé ho ! Si tu ne veux pas que l'ont rejoignent tous le bon vieux F.M ont feraient mieux de se tirer d'ici ! »

Kaleshenkov acquiesça et se releva, « l'agence » était bien diminuée, le « Mercenaire » avait l'air en piteux état, il était couvert de bleus et du sang s'écoulait le long de son bras gauche, Hart s'en sortait bien physiquement mais elle devait être mentalement épuisée compte tenu de l'énergie psionique qu'elle avait du dégager, et Dixis sentait toute ses côtes branler à chaque pas qu'il faisait. Comment White avait-il eut vent de leurs présences sur cette planète ? On leur avait tendu un piège, c'était évident ! Si Kaleshenkov trouvait le mouchard qui les a mis dans une merde pareil ça allait barder !


Dixis saisit sa radio et hurla à Pavlov :

« - Ramènes toi à Saint-Lénine ! On a récupéré Lliandri !

Le pyromane mit un moment à répondre, sa voix était décalée et déformée par des interférences :

- J'arrive... Je repère une masse de soldat arriver sur la prison ! Sûrement des rebelles... Terminé. »


Hart sorti Lliandri de sa cellule, il était planqué sous son lit, un peu mort de trouille mais soulagé de voir qu'il était toujours en vie. La passerelle étant fendue en deux par les roquettes du Hammer, le groupe prit la direction de la porte éventrée du fond du la salle. Les prisonniers étaient calmés, on ne les entendait plus crier, mais quelques uns interpellèrent l'équipe de Kaleshenkov :

« - Hé vous n'allez pas nous laisser crever ici ! Les gardiens sont morts et... Dixis le coupa d'une voix agacée :

- Vos potes ne vont pas tarder à arriver ! Nous on se tire sinon ils vont nous prendre pour des barbouzes impériales et nous flinguerons à vu. »


N'attendant même pas une réponse de son interlocuteur Kaleshenkov passa la porte, suivit de ses camarades survivants. Ils traversèrent quelques couloirs vides, compte tenu de l'attaque imminente des rebelles tous les soldats devaient être à leurs postes. Leur progression fut ainsi accélérée et ils débouchèrent rapidement sur une porte blindée, qui devait sûrement donner sur la cour de la prison. Jack l'ouvrit grâce à une clé magnétique et déboula le premier à l'extérieur. Le soleil s'était levé, à la lueur de l'aube des militaires s'agitaient sur les remparts, criaient, tiraient et défendaient comme ils pouvaient leur place forte.

Il y'avait déjà quelques brèches, visiblement les rebelles étaient en bonne voie pour remporter la victoire. Pavlov devait se dépêcher sinon leur mission risquait de s'arrêter définitivement ici. A l'abris, cachés dans un des préaux entourant la cour centrale de Saint-Lénine, les soldats ne prêtaient guère attention au l'équipe de Kaleshenkov. Il était temps de faire la place nette pour Pavlov, Hart prit la télécommande des bombes. Elle appuya sur le bouton « Armer » puis sur le gros bouton rouge. Quatre énormes détonations retentirent à travers toute la prison, les fondations même du bâtiment tremblèrent. Les défenseurs, surpris par cette explosion soudaine, hurlaient à tout va tentant de rallier leurs rangs démoralisés et paniqués.

Alors que les rebelles commençaient à prendre pied sur les remparts, Pavlov arriva enfin, et se posa magistralement au centre de la cour, le sable vola autour du vaisseau quand il atterrit. La porte ventrale du « Fury » s'ouvrit dans un long sifflement. Quand le groupe de Dixis voulu rejoindre le vaisseau des tirs les manquèrent de peu, des soldats désespérés voulaient prendre le « Fury » d'assaut pour s'échapper.

« - C'est bon je m'en occupe ! Allez-y ! » Ordonna Kaleshenkov à ses compagnons.

Avec son tokarev il ouvrit le feu et toutes ses balles firent mouches. Trois militaires s'effondrèrent, les autres moururent fauchés par une grenade rebelle qui tomba par chance à leurs pieds. Dixis ne perdit pas une seconde et couru vers le « Fury » pour enfin pouvoir s'échapper de cet enfer.

Une détonation caractéristique d'une Dragunov explosa, Kaleshenkov sentit une balle lui traverser le torse, face à telle arme son gilet était inutile. Il s'arrêta un moment choqué, mais prit le dessus sur la douleur et reprit sa course, le vaisseau n'était plus qu'à une dizaine de mètres. Mais un second tir vint le transpercer encore une fois, la balle frôla son coeur. Il tomba à genoux, au loin il pouvait voir Hart hurlant de rage et de tristesse, tout lui était trouble. Son sang s'écoulait lentement le long de son corps, il commençait à avoir froid. Une troisième balle l'atteint à l'estomac, et il s'effondra au sol, sentant le sable chaud contre sa nuque. Jellia rugit un « DIXIS ! » et voulue aller le chercher mais Jack l'a retint, elle serait abattue par le sniper invisible, sûrement bien caché, et elle n'avait plus d'énergie pour créer un bouclier. Des larmes roulèrent le long de ses joues.

Kaleshenkov mourrait lentement, le ciel encore rosâtre de l'aube brillait, il l'observait sur le dos, tous les sons qu'il percevait étaient étouffés par ses sens faiblissant, sa dernière pensée fut les magnifiques yeux verts de Jellia.

Le Fury décolla, le sol vibra un peu, les rebelles envahissaient Saint-Lénine. Jellia pleurait, Jack était fatigué, abattu et pour une fois il semblait vraiment triste, quant à Pavlov il ne disait mot, mais son visage était encore plus sombre que d'habitude.
Des débris de météorites, des étoiles lointaines, et autres défilaient sous les yeux tristes et mélancoliques de Hart. Allongée dans sa cabine, elle regardait le « paysage » bientôt elle ne verrait plus rien car le Fury passera en Hyper-espace, et tout irait bien trop vite, un peu comme cette funeste journée. Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas arriver Jack qui était appuyé dans l'encadrement de la porte.

« - Quelle journée de merde... »

Jellia tourna la tête vers le « Mercenaire », il avait un bandage autour du bras gauche, et de profonds cernes de fatigues sous les yeux.

« - Mort... je retrouverais celui qui a fait ça... la réplique de Hart était tranchante, sa voix amère était tremblante de rage.

- Le pire c'est que... en fait le Lliandri là, il nous à dit qu'il bossait pour les rebelles et qu'en fait il y'aurait eut de forte chance pour que les assaillants de Saint-Lénine se joignent à nous, et on aurait pas eut à détaler... »

Un moment de silence, Hart regardait Jack avec un air mi surpris mi furibond.

« - Quoi ?! explosa t-elle avant de reprendre plus calmement : On aurait peut être pu savoir qui était le sniper ? Et on l'aurait... tué...

- Oui.

- Les rebelles l'ont peut-être quand même attrapé, et il est peut-être mort, mais je ne sais pas pourquoi je ne crois pas... »

Ils s'arrêtèrent de parler pendant quelques minutes, regardant le vague, se remémorant certains événements de la journée. Mais finalement Jack brisa le silence :

« - J'arrive pas à croire que Dixis soit mort... Ce gars il arrivait à se sortir des pires situations, c'était ahurissant parfois ! Et là... Aujourd'hui... « Décédé au front »... Pour de bon.

- Comment ça pour de bon ? demanda Hart curieuse.

- Dixis ne t'avait pas parlé de cette histoire ?

- Non. »

Jack prit une profonde inspiration, et eut un sourire mélancolique, puis il déclara :

« - Y'a plusieurs années, maintenant pas mal, j'ai rencontré Kaleshenkov à l'armée, on était dans le même régiment, et on est rapidement devenus des gros fouteurs de merde parce que on pouvait pas se blairer le sergent... Moody je crois qu'il s'appelait. A cause de ça, ce fumier nous avait envoyé en première ligne lors d'un assaut sur une base terrienne... »

Le « Mercenaire » arborait une mine sombre, la bataille n'avait pas due être facile.

« - Y'a eut beaucoup de morts, l'ennemi avait installé tout d'une batterie d'artillerie, ce que les cons de l'état major ne savaient pas... Ce jour là Dixis a disparu, on l'a cru « Décédé au front ».

- Et après ? Comment est-il revenu ? interrogea Jellia d'une voix presque impatiente.

- Deux jours plus tard il s'est pointé à la caserne, tout sourire, genre « surpris de me revoir les gars hein ? ». En fait les médecins l'ont ramenés dès la fin de la bataille et il a était transféré à un hôpital d'une autre région, car tout les autres étaient pleins, donc il a était recensé mort... Ah ! L'administration... »

Jack secoua la tête, et un sourire illumina son visage, il repensait sûrement au « Bon vieux temps ».

Hart se leva et s'étira, elle portait une chemise et on pouvait voir plusieurs hématomes sur ses avant-bras, des marques de l'affrontement précédent. Le « Mercenaire » sorti de sa rêverie et regarda la Ghost, puis il posa une question qui l'intriguait depuis un moment :

« - Avec tous ce bordel je n'ais pas trop eut le temps de causer avec Dixis... Alors d'après ce qu'il m'a dit tu étais un agent impérial chargé de le surveiller et lui même était une sorte espion ?

- C'est exact, répondit simplement Jellia.

- Alors c'était ça... »

Hart haussa un sourcil interrogateur et Jack reprit :

« - Oui un jour Kaleshenkov à eut une promotion, pour « Action glorieuse au combat », il est devenu commandant, et peu de temps après il a rejoint l'armée de l'air, piloter était devenu une vraie folie pour lui. A partir de là on se voyait moins puisque l'on était plus dans le même corps d'armée, et un beau jour plus une seule nouvelle de lui... Je suppose que c'est à ce moment qu'il est devenu agent.

- Oui mais pas tout de suite. J'ai lu tout les dossiers le concernant avant de le surveiller et il a tout fait ! »

Jellia s'arrêta un moment, Jack était pendu à ses paroles quand elle reprit :

« - D'abord l'armée de l'air c'est exact ou il a rapidement rejoint la section aérospatiale, dirigeant le « Thallaton », un destroyer. Après il a était engagé dans les forces spéciales d'interventions, en tant que chef d'escouade, puis quelques années plus tard c'est dans les services secrets qu'il à sévit, jusqu'à ce qu'il démissionne suite à l'échec de l'une de ses missions. »

Jack était soufflé, surprit, il bégaya quelques mots :

« - Bah merde alors ! Il m'avait caché pas mal de trucs... Mais... Quelle était la mission ou il a échoué... Ca devait être important pour qu'il arrête tout. »

Mais avant que Jellia n'ait le temps de répondre, Pavlov entra dans la cabine, et avec son air détaché habituel il déclara :

« - Il n'a pas pu éviter que toute un ville soit rasée à cause d'un virus mortel...

Hart se retourna subitement et demanda intriguée :

- Comment sais-tu ça ? Il te l'a dit ?

- Non je le savais... Une chose que ni toi ni Dixis ne soupçonnait c'est que j'ai travaillé pour le type qui a organisé cet attentat géant... Je faisais parti de son équipe de recherche. »

Un vide pesant s'installa, Jack était un peu perdu et ne comprenait pas tout, et Jellia hoqueta d'étonnement. Récupérant de sa surprise elle interrogea Pavlov :

« - Tu as participé à la mort de toute une ville ? C'est infâme ! Dire que tu es en parti la cause de l'échec de Dixis... C'est... »

Ne finissant même pas sa phrase Hart bouillonnait intérieurement, ne sachant que penser du type en face d'elle, qui ajouta lentement avec son accent slave :

« - J'ai travaillé pour nombre d'employeur... Même pour l'armée, c'est là que j'ai connu Kaleshenkov, Jack et Alamo. Mais à vrai dire j'ai su que c'était Dixis qui avait attaqué notre base que lorsque je l'ai aperçu pendant l'assaut, ou je l'ais sciemment évité de peur qu'il ne me reconnaisse pas tout de suite et me flingue...

- Décidément les membres de cette équipe sont... « Surprenant »... Je ne sais même pas quoi dire de toi, Pavlov... Tu as tué des milliers de gens et tu as l'air d'en avoir rien à foutre...

- Cela t'étonne tant que ça, ghost ? » répliqua simplement le russe.

Jellia fut presque choquée, elle n'était certes pas une enfant de coeur, mais là c'était tout de même extrême, ce Pavlov était vraiment un taré... Et avant qu'elle ne dise autre chose le pyromane lança avec bonhomie :

« - J'ai tué des centaines de gens avec des bombes... Pour diverses raisons... Là j'en ai juste éliminé plus que d'habitude c'est tout... »

Jack qui se contentait d'écouter depuis le début, intervint avant que Hart ne réagisse et que cela tourne au vinaigre :

« - C'est vrai que connaissant un minimum Pavlov cela ne me surprend pas vraiment... Mais là tu décroches le pompon ! »

Le russe répondit avec un sourire inquiétant :

« - Hé bien alors... Qu'allez vous faire ? Me livrer aux autorités ?

- Peuh ridicule... Tous ceux qui sont dans cette pièce sont recherchés... Nous sommes tout les trois des tueurs, il ne faut pas se voiler la face, on tue des soldats, ce sont des impériaux mais certains n'ont jamais rien fait de mal. »

Malgré que Hart ne soit pas tout à fait d'accord avec les dires de Jack, il avait raison sur un point, ils avaient tout trois tués et massacrés sans scrupules, même si Pavlov remportait la palme de la monstruosité Jellia n'était pas vraiment bien placée pour lui faire la morale. Elle soupira et tenta « d'oublier » cette révélation sur le pyromane. Le calme retomba un peu et les trois « compagnons » regardaient chacun dans une direction différente, évitant de croiser leurs regards. Finalement Pavlov brisa le silence en disant :

«- Au fait, j'était venu ici pour vous annoncer que notre mystérieux employeur nous a contacté, pour dire où nous devions amener Lliandri.

- Ah, et donc ? demanda Jack.

- On doit atterrir dans une zone industrielle plus ou moins désaffectée sur la Terre dans la ville de Berlin.

- On y sera dans combien de temps ?

- Six heures tout au plus... Vous avez encore le temps de faire un petit somme comme notre « ami » Lliandri... »

A peine eut-il fini sa phrase que Pavlov sortit de la cabine, s'éloignant rapidement pour rejoindre le poste de pilotage, ou le scientifique libéré dormait à poings fermés. Jellia se douta d'une chose : leur employeur devait être un rebelle, puisqu'il cherchait à récupérer Lliandri qui en était lui-même un. Ou alors il faisait parti d'une organisation inconnue à la recherche d'un « cerveau » de plus.

Jack s'apprêtait à repartir lui aussi, plongé dans ses vieux souvenirs, quand Hart l'arrêta pour lui demander :

« - Et Francesco... Tu l'as connu en même temps que Dixis ? »

Le mercenaire fit volte-face, presque brusquement comme si il avait était surprit par Jellia :

« - Hein ? Ah oui c'est un sacré lascar... Je l'ai connu lors d'une mission en coopération avec la légion terrienne.

- Je ne le connais pas beaucoup... Pourtant... »

Jack la coupa brutalement :

« - Dixis et lui s'étaient rencontrés avant l'armée, à ce qu'il m'a dit ils étaient de très vieux potes... Ca a du lui faire un choc la mort de Maldores... Mais bon maintenant ils sont au même endroit... Personnellement je ne connaissait pas vraiment Francesco, on a pas mal agit ensemble mais il parlait pas beaucoup de lui. »

Hart hocha la tête en silence, puis elle laissa partir Jack. Seule dans sa cabine elle repensait encore à Dixis, sa mort lui pesait, même si les Ghost était conditionnés pour êtres imperméables à tout type d'émotion cela restait dur à surmonter, car elle l'aimait réellement et passionnément. Qu'allait-elle bien pouvoir faire à présent ? Elle avait trahie l'armée et ses supérieurs uniquement pour rester avec Dixis, son unique amour. Mais maintenant qu'il était mort elle se sentait perdue et vide. L'équipe allait sûrement se dissoudre une fois la mission terminée, déjà qu'elle n'avait plus de leader... Que faire ensuite ? Poursuivie à travers tout l'empire elle se demandait bien comment elle allait bien pouvoir vivre seule sans tomber dans la paranoïa...

Encore épuisée par les récents combats qui avaient fait appel à toute son énergie psychique Hart ne tarda pas à somnoler. Elle s'allongea sur son lit, assaillit par ses pensées et ses souvenirs, et sombra dans un sommeil agité.

Ses rangers s'enfonçaient profondément dans le sol boueux, un froid humide et pénétrant gelait les os. Même habituée aux conditions extrêmes elle frissonnait. Son uniforme trempé et taché, de sang et de terre, elle se tenait droite devant son supérieur. A côté d'elle, parfaitement alignés au garde à vous, tous ses frères d'arme, tous ceux avec qui elle avait combattue. Des visages familiers, d'autres avec qui elle s'était juste battue une fois, mais elle le savait personne ne manquait.

Le capitaine Andras était en face d'elle, une personne qu'elle haïssait particulièrement, c'était aussi l'instructeur de nombreux Ghosts, et il n'en manquait pas une pour les rabaisser lors des entraînement ou des combats.

« - Soldat Hart vous n'êtes qu'un échec ! Vous êtes une incapable ! »

Jellia serra les dents, un éclair de rage traversa son regard, elle resta droite et fière et laissa continuer le gradé :

« - A cause de vous, à cause de votre incompétence physique et psionique il y'a eut de nombreux morts ! Vous n'avez pas su les protéger ! Ni les aider au combat ! »

Malgré la froideur ambiante une goutte de sueur perla sur le front de Hart, puis une autre sur sa tempe.

« - Ils sont MORTS ! »

Autour de Jellia, plusieurs de ses camarades s'effondrèrent dans la boue, comme frappés par une force invisible, ils tombèrent un par un, devant son regard affolé, elle voulait faire quelque chose mais elle était paralysée, elle ne pouvait que les voir mourir. Bientôt il n'en resta plus qu'un : Dixis Kaleshenkov. Il tomba à genou, sa tunique trempée de sang, puis expira lui aussi. Jellia voulue hurler mais aucun son ne sorti de sa bouche. Le capitaine qui avait assisté au carnage avec un sourire mauvais se tourna vers la Ghost.

« - Vous n'avez pas su utiliser vos pouvoirs efficacement, et vous n'y arriverez jamais parce que vous êtes faible et stupide, et je vais le prouver tout de suite ! »

L'homme attrapa Hart à la gorge, d'une poigne d'acier il la souleva du sol, et commença à lentement l'étrangler. Elle se débattait mais sans succès, Andras était trop fort. Elle n'arrivait même pas à faire appel à ses pouvoirs mentaux. Le capitaine éclata d'un rire sadique et méprisant.

« - Vous voyez, je peux vous tuer si facilement... Pas étonnant que vos compagnons soient morts !

- NON ! »

Le hurlement de Hart résonna encore et encore comme un écho, le temps sembla se figer. Ralenti, tout l'était, la Ghost concentra son énergie psionique, elle l'accumula comme jamais, son cerveau allait exploser. D'une simple pensée, sans même toucher Andras, elle le projeta à dix mètres dans la boue. Le temps reprit son court normal, Jellia se déchaîna, emplie de haine et de rage. Par sa seule pensée elle faisait voltiger Andras en tout sens, finissant par lui briser chacun de ses os dans d'horribles craquements. Exténuée la Ghost s'écroula par terre.

Elle se redressa encore haletante sur son lit, couverte de sueur, son coeur semblait exploser tant il battait vite. Jellia venait de faire un rêve, si on pouvait appeler ça un rêve... Elle était sous le choc car c'était la première fois qu'elle en faisait un depuis sa carrière de Ghost. Normalement aucun Ghost ne pouvait rêver... Un effet secondaire des pouvoirs psionique disait-on. Voilà qui était des plus étrange... Mais Hart n'eut même pas le temps de réfléchir à la signification de ce rêve qui était gravé à jamais dans sa mémoire que Jack déboula. Arrivant avec fracas il lança à la Ghost déboussolée :

« - Equipe toi vite on arrive dans moins d'une demie heure ! Mais que t'es t-il arrivé ? Ta fait un marathon ? »

Encore trop troublée Jellia ne lui répondit même pas, et lui fit un simple signe de main pour lui dire de partir. Jack haussa les épaules et disparu de l'encadrement de la porte. Hart ne resta pas inactive plus longtemps, et prit sa combinaison de Ghost accrochée dans un placard métallique. Elle enfila sa tenue rapidement, elle était un peu à l'étroit dedans, car à la base ce n'était pas le sienne et en plus c'était une version pour les hommes. Une fois qu'elle eut fini de s'habiller elle saisit un fusil C-40 dans son armoire et quelques chargeurs. Un picotement intense parcourait déjà sa peau, des milliers d'aiguilles semblaient s'enfoncer dans sa chair. Les drogues distillées par sa tenue pour atténuer la fatigue et la douleur dues à l'utilisation de pouvoirs psioniques pénétrèrent son organisme, créant une symbiose dangereuse avec son corps.

Elle sortie de sa cabine, et rejoignit promptement la salle de débarquement. Jack était en train de choisir son arme parmi les multiples embarquées à bord, il fini par se décider est prendre un fusil d'assaut AK-87.

« - Prêt ? lança t-il à la Ghost qui répondit d'une voix atone :

- Oui. »

Pavlov déboula à son tour, il portait un équipement pare-balle noir complet, une lame énergétique accrochée dans son dos, et deux holsters contenant des UZI pendaient à sa ceinture. Derrière lui se tenait Lliandri, il portait un gilet au cas ou mais aucune arme. Il fallait se méfier, peut être que le mystérieux employeur chercherait à récupérer le scientifique sans payer. L'équipe du défunt Dixis en avait suffisamment chié pour se faire avoir comme ça au dernier moment. Pavlov brisa le silence et déclara :

« - Nous arrivons sur place dans peu de temps, le pilote automatique va nous poser.

- As-tu détecté quelque chose d'humain par ici ? demanda « Le mercenaire ».

- Plusieurs type sur la zone, je pense que ce sont les hommes de notre employeur. Rien d'autre à plusieurs kilomètres à la ronde, la zone est vraiment désaffectée.

- Parfait, conclu Jellia. »

Le Fury se posa calmement, pour une fois, à l'endroit désiré. Un petit choc fit tressauter tout le monde à l'atterrissage, un nuage de poussière enveloppa le vaisseau pendant un court instant, puis la porte arrière s'ouvrit en sifflant. Jack fut le premier à faire un pas dehors. La nuit commençait à tomber, et un ciel crépusculaire s'étendait au dessus de sa tête. Autour de lui, à perte de vue, des anciennes usines, des entrepôts et des hangars, tous en plus ou moins bonne état, certains étaient vraiment délabrés. Jellia descendit du Fury à son tour, rapidement suivie de Pavlov et de Lliandri toujours en retrait.

En face d'eux se tenait trois hommes en armure de combat, entièrement recouverts d'acier ils étaient impressionnant, comme les marines d'élites de l'empire. En tout cas leur mystérieux employeur se payait du matériel de pointe. Derrière les types en armures une dizaine d'autres gars, portant des tenues plus légères comme celles de l'équipe de Jellia. Les visières sombres des « marines » s'ouvrirent en même temps, révélant leurs visages, celui du milieu déclara :

« - Salutation... »
Hart faillit tomber à la renverse, elle ne pouvait dire un mot tant elle était surprise, il était d'ailleurs de même pour Pavlov et Jack. En face d'eux, dans son épaisse cuirasse d'acier se tenait Dixis Kaleshenkov en chair et en os. Un sourire radieux aux lèvres qui voulait dire: « Surpris de me revoir le gars hein ? ». Comme au bon vieux temps dirait le « Mercenaire ». Jellia fini par s'en remettre et s'exclama pleine de joie :

« - Dixis ! J'ai vraiment cru que tu étais fini !

- A vrai dire moi aussi ! » avoua le revenant.

La Ghost s'élança vers lui, elle regarda longuement son visage comme pour s'assurer que c'était bien Kaleshenkov qui était là. Les deux amants retrouvés allaient s'embrasser quand Jack se racla la gorge et demanda d'un ton faussement blasé :

« - Je dois bien dire Dixis, tu es extraordinaire... Tu risques de faire concurrence à ton pote « La grille »... Mais j'aimerais bien des explications parce que là même Houdini c'est un tocard à côté ! »

Kaleshenkov éclata de rire, mais devant les mines impatientes de ses compagnons il ne les fit pas attendre plus longtemps. Il prit une profonde inspiration puis entama un long récit :

« - Bon comme vous le savez tous je me suis fait tiré dessus par un sniper. Là j'ai bien cru que j'était mort, mais j'ai eut une chance formidable... Le rebelles qui ont attaqués la prison ne l'on pas fait au hasard, ils étaient motivés par un objectif précis sinon ils n'auraient pas sacrifié autant d'hommes. Le chef du mouvement rebelle de cette planète fut incarcéré à Saint-Lénine la veille de notre assaut, et c'est lui qui a ordonné cette attaque, par télépathie exactement car c'est un ghost. Pour en revenir à nos moutons, lorsque j'agonisais, des rebelles m'ont trouvés au milieu de la cour de la prison, ils ont voulu m'achever en croyant que j'était un impérial mais leur chef, fraîchement libéré, m'avait vu lors de notre combat contre les soldats, et il a ordonné de m'épargner et de me soigner...

Jack applaudi la capacité presque surnaturelle de Kaleshenkov à survivre en toute situation. Pavlov restait impassible, mais au fond de ses yeux on pouvait apercevoir une drôle d'étincelle, indescriptible mais inhabituelle chez lui. Jellia caressa la joue de Dixis du dos de sa main, puis elle ajouta :

« - Je suis vraiment heureuse que tu sois toujours là.... Je ne sais pas ce que je serais devenue sinon. »

Avant que Kaleshenkov ne réponde, Jack l'interrompit pour lui demander :

« - Mais que fais-tu ici en fait ? Je comprends plus, les rebelles, ils bossent pour notre employeur puisque tu es là ? Ou tu leur à piquer un vaisseau ? Ou je ne sais quoi d'autre ? »



Dixis fit un sourire énigmatique qui fit enrager son camarade bouillant d'impatience qui explosa :

« - Allez arrête de m'éclater ce sourire à la gueule !

- D'accord... Bon ta raison sur un point : les rebelles travaillent bien pour notre mystérieux employeur, qui n'est autre que le chef de la rébellion contre l'empire ! En fait il a rapidement apprit qu'une mystérieuse barbouze avait était récupérée par un de ses groupes sur Harr-Sara. Dès qu'il a su qu'en plus elle était chargée avec le reste d'un commando d'attaquer Saint-Lénine pour libérer quelqu'un de précis, il a tout de suite deviné que c'était moi, le type qu'il avait engagé. Donc il a envoyé un vaisseau pour me ramener ici, à Berlin, pour que je puisse retrouver le reste de mon équipe.

- Il est vraiment phénoménal ! s'exclama Jack.

- Mais il y'a aussi une chose dont je suis sûr... »

Le sourire de Dixis avait disparu, sa mine était devenue des plus graves, il jeta un coup d'oeil circulaire à tous ses camarades, comme si il craignait d'être observé, puis il reprit l'air sombre :

« - Il y'a un traître qui a révélé tout nos déplacements et tout nos plans à l'ennemi ! D'où l'arrivée surprise des commandos impériaux à la prison, l'assaut du Fury quand on était dans la plaine, et il y'a même des risques que l'ennemi connaisse notre position en ce moment même ! »

Hart et Jack frémirent, leur sens en alerte. Ils serrèrent leurs armes, scrutant les alentours. Un lourd silence s'installa, soudainement brisé pas Kaleshenkov qui s'écria :

« - Ou est Pavlov ?! »

Lliandri regarda derrière lui, le psychopathe russe avait en effet disparu. Mais pas pour longtemps... Dixis scruta les alentours, et se rendit compte par la même occasion qu'ils se situaient dans un grand cratère, un endroit parfait pour une embuscade finalement ! Pavlov se repointa en haut de l'un des flanc du cratère, aussi il n'était pas seul : Des dizaines d'impériaux se positionnèrent derrière lui. Avec eux il y avait même « Face de grille » et un des deux soldats blond allemand, une grande réunion de famille en somme.

« - Tu es le traître Pavlov ?! » explosa Jack.

Le russe répondit lentement, comme à son habitude, mais sa voix était chargée de sarcasmes :

« - Oui je suis l'affreux et horrible traître... Fourbe, cruel et qui travaille pour celui qui paye le mieux, c'est-à-dire : L'empire. »

Avant que le groupe de Dixis n'ait le temps d'ajouter quelque chose, Pavlov enchaîna avec son accent slave traînant :

« - J'ai révélé toutes vos positions, et j'avais mis au courant l'empire de votre mission... Il n'y a rien de personnel là dedans, je suis juste un mercenaire.

- Tu es quand même un sacré enculé ! » répliqua Jack et Kaleshenkov en même temps.

Un sourire mauvais se dessina sur le visage du russe qui éclata d'un rire amusé. Hart le fixait avec un regard capable de refroidir la Mort, Dixis avait faillit mourir à cause de lui. Pavlov arrêta subitement de rigoler et déclara d'une voix sombre :

« - Je vais devoir vous tuer, je suis obligé... Et le commandant White ici présent veut aussi vous « effacer ». »

Pas un mot de plus ne fut prononcé, et les paroles laissèrent place à un déluge de feu. Les marines rebelles étaient armés de sulfateuses vulcain, et ce furent les premier à tirer dans un vacarme effroyable, offrant la mort à plusieurs impériaux avant même que ceux-ci n'aient le temps de faire quelque chose. Le reste des rebelles courut se mettre à couvert avec Jack, derrière le flanc opposé du cratère. Evitant ainsi de se faire abattre par le feu des militaires impériaux. Hélas certains ne furent pas assez rapide et moururent quand même, haché menu par des rafales de mitrailleuses.

« Face de grille » couvrait ses soldats à découvert avec un bouclier psionique, Pavlov dégaina sa lame énergétique et réalisa un bon surhumain pour atterrir au milieu des trois marines, qui ne bronchaient pas sous le déluge de balles des impériaux, trop blindés par leurs armures. Pendant ce temps Hart se protégeait elle-même avec ses pouvoirs, tirant sur quelques militaires ennemis aventureux qui traversaient le bouclier de leur commandant.

Pavlov trancha net le vulcain de l'un des marines, puis enchaîna promptement d'un estoc au torse de sa cible qui fut embrochée de part en part. La lame énergétique découpait tout, même les épaisses cuirasses de combat MX800. Le russe s'attaqua un deuxième marine, qui tenta de lui assener un puissant coup de poing, agilement esquivé par Pavlov qui riposta en tranchant le bras de son assaillant. Hurlant de douleur, le soldat eut le réflexe conditionné de tourner sa sulfateuse vers le russe, mais doté d'une vigueur surprenante il détourna l'arme avant qu'elle ne crache un flot de balles sur lui.

Le commandant White abandonna son bouclier et ordonna l'assaut. Plusieurs de ses soldats furent fauchés au vol par la riposte de Jack et des rebelles embusqués qui n'attendaient que ce moment. Dixis concentra son feu sur « Face de grille » qui courait vers lui, mais même contre un vulcain, le Ghost arrivait sans difficultés à stopper les tirs grâce à ses puissants pouvoirs mental. Plus inquiétant encore : White dégaina une lame énergétique avant de se lancer dans la mêlée.

Pavlov qui en avait fini avec le second marine ne resta pas plus longtemps au milieu du champ de bataille. Avec une détente vraiment peu commune il bondit dans les rangs rebelles, qui étaient harangués par les cris et les jurons de Jack. Le « Mercenaire » vit le pyromane lui arriver dessus. Il remarqua à se moment là qu'il portait des « bottes de saut », un matériel de pointe assez rare qui expliquait ces bonds spectaculaires. Avant que Pavlov ne touche le sol Jack lui envoya une rafale, qui fit mouche. Mais le russe protégé par son gilet pare-balle lui tomba quand même dessus, le faisant chuter sur le dos.

Hart repéra rapidement Zender parmi les soldats impériaux, il portait un étrange casque métallique high-tech à l'apparence inhabituelle. Comme arme il tenait un fusil M29 à baïonnette. L'allemand avait remarqué et la Ghost et la chargea en dévalant la pente du cratère. Jellia voulue le foudroyer mentalement mais sans succès ! Elle comprit, bien que trop tard, le rôle du casque de Zender. L'allemand lui rentra dedans et elle fut projetée en arrière, heureusement elle se releva rapidement et évita un coup de baïonnette.

« - Tu as pas eut ton compte la dernière fois ?! Tu en veux encore ? » lança Hart à son adversaire qui répliqua :

« - Comme ton ami Dixis ! Je croyais que mes trois balles auraient suffit... »

L'homme éclata de rire et se jeta dans un nouvel assaut que Jellia esquiva une nouvelle fois.

« - Preuve que tu es inefficace dans tout ce que tu fais ! »

A cette provocation le soldat hurla de rage et reparti une nouvelle fois à l'attaque.

Kaleshenkov n'arrêtait pas d'esquiver les coups de « Face de grille ». Il avait perdu son vulcain, proprement tranché en trois morceaux, et de multiples entailles parcouraient son armure. Le Ghost incroyablement rapide grâce à ses pouvoirs psionique attaquait sans cesse. Dixis ne disposait même pas d'arme de corps à corps, il n'avait que la force fournie par sa cuirasse de son côté. Mais face à une lame énergétique maniée avec vitesse et technique ce n'était pas grand-chose. Si cela continuait à ce rythme il finirait en jambon...

Jack manqua de peu d'être planté par Pavlov. Heureusement un soldat rebelle avait tiré sur le russe. Il le rata mais détourna l'attention de sa lame qui alla se ficher dans le crâne du pauvre militaire plutôt que dans celui de Jack. Le « Mercenaire » en profita pour se relever et lâcher une rafale en reculant, mais Pavlov roula habilement sur le côté, évitant ainsi les balles. Le russe tua ensuite un rebelle d'un coup d'épée en se relevant, puis un deuxième d'un estoc dans la gorge. Il en enchaîna plusieurs dans une danse de mort, versant des flots de sang sur le sol. Jack était surprit, il n'avait jamais su que Pavlov se battait aussi bien, il avait toujours vu en train de bricoler la mécanique ou les explosifs pas les tripes des autres... Le « Mercenaire » ramassa une lame tronçonneuse encore serrée dans une main rebelle fraîchement découpée par le russe, puis se jeta dans la mêlée en criant pour s'encourager.

Les soldats impériaux étaient quasiment tous morts, quand le bouclier de « Face de grille » avait cessé les rebelles les avaient criblés de balles, voir de grenades... Mais cela restait équilibré car de l'autre côté Pavlov tranchait à tout va, et bientôt il ne resterait plus que des morceaux de braves soldats rebelles.

Hart agaçait son adversaire acharné. Il semblait infatigable mais il manquait cruellement de technique... Sa rage restait tout de même dangereuse, surtout que peu importe le nombre de coup que Jellia lui assenait il ne bronchait pas. Le regard de l'allemand était bizarre, la Ghost supposa qu'il était sous l'effet de drogues de guerres, ce qui expliquerait sa résistance hors norme. Il devait être camé jusqu'aux yeux. Hart l'esquiva une fois de plus et envoya son gantelet énergétique en plein dans sa gueule en guise de riposte. L'homme recula de quelques mètres cependant il ne tomba pas. Jellia voulu l'enchaîner par une seconde attaque au visage. L'allemand au lieu de tenter de l'éviter se jeta en avant, et reçu le poing de Hart de plein fouet, mais sa baïonnette se planta dans le flanc de la Ghost. Les deux ennemis restèrent un moment dans cette position, comme si ils étaient figés. Puis Zender enfonça encore plus sa lame dans le ventre de Jellia qui hoqueta de douleur, on pouvait voir la pointe de la baïonnette dépasser dans le dos de la Ghost. Du sang coulait à la commissure de ses lèvres, un afflux incroyable de drogue fournie par sa tenue pénétra son organisme, pour tenter d'enrayer la douleur. Hart tomba en arrière, glissant le long de la lame. Allongée sur le sol elle se vidait de son sang. Au dessus d'elle le visage déformé et pulvérisé de Zender, il ne ressemblait plus à rien.

Dixis ne vit pas Jellia s'effondrer, trop occupé à éviter les attaques de White. Il n'avait pas le temps d'en placer une, ralenti par sa lourde cuirasse. Il lui faudrait sa propre lame énergétique pour contrer le Ghost. « Face de Grille » recula pour éviter un direct de Dixis.

« - Un peu lent Kaleshenkov... »

Avec son maudit sourire sadique il se concentra, et lança une attaque psionique déchirante, martyrisant le cerveau de Dixis qui hurla de rage et de haine. Il tomba sur un genou, il voulu résister et se relever mais White intensifia son assaut le paralysant de douleur, Kaleshenkov cria :

« - Hart aide moi !

- Elle est morte ! » s'esclaffa « Face de grille ».

Jellia ne savait plus ou elle était, un peu entre la vie et la mort, pas vraiment consciente de se qui se passait autour d'elle, épuisée et mourante elle était tentée de se laisser aller. Malgré qu'elle ait entendu Dixis hurler, elle n'arrivait plus à bouger, elle ne percevait plus rien sauf son coeur qui battait de plus en plus lentement. Alors qu'elle sentait qu'elle allait sombrer une phrase résonna dans sa tête :

« - Vous voyez, je peux vous tuer si facilement... Pas étonnant que vos compagnons soient morts ! »

Son cerveau sembla bouillonner, exploser, se déchirer. Une étrange sensation parcourue son corps, faisant frissonner ses muscles. La Ghost hurla :

« -NON ! »

Elle se releva d'un bond, projetant Zender sur dix mètres en arrière d'une simple pensée, puis elle se tourna vers Dixis et White. On pouvait voir un flot de sang s'écouler le long du corps de Hart, son regard n'avait plus rien d'humain, entièrement vert il était inquiétant, presque terrifiant. D'une voix rauque elle déclara :

« - Tu vas crever ! »

Alors que « Face de grille » allait frapper Kaleshenkov paralysé par la douleur, Jellia tendit sa main vers Zender, mais il résista à la télékinésie grâce à ses pouvoirs. Hart ne se démonta pas pour autant et souleva un énorme rocher du sol, puis d'un simple geste du poignet et le projeta sur White. Mais le commandant réussit à trancher au vol le bloc, évitant d'être broyé. Mais le temps gagné fut suffisant pour que Dixis se reprenne et frappe « La grille » par surprise, le Ghost reçu le puissant coup de poing métallique en pleine figure. Le commandant s'écrasa sur le dos quelques mètres en arrière. Il se releva tout de même bien vite aux yeux de Kaleshenkov. Heureusement Hart n'en n'avait pas fini et cibla la lame énergétique de Pavlov, qui était en train de se battre contre Jack, les rebelles étant tous morts. L'épée « glissa » des mains du russe, à sa grande surprise. Pour aller directement se loger entre les mains de Dixis...

Alors que Kaleshenkov repartait à l'assaut, Jack profita du désarmement surprise de Pavlov pour lui assener un coup de tronçonneuse rapide. Le russe ne pu l'esquiver et la lame mordit sa chair, déchirant son gilet pare-balle. Il cria en reculant subitement, dégainant dans un même temps ses deux UZI. Malgré la douleur il ouvrit le feu et arrosa Jack qui reçu une double rafale de plein fouet, la plupart de balles ne le blessèrent pas grâce à son gilet mais quelques une le traversèrent et perforèrent son corps. Par réflexe Jack frappa une seconde fois Pavlov, mais à cause des impacts reçus il avait reculé et son arme n'atteignit que les UZI du russe qui furent mis hors-jeu, coupés en deux. Regardant ses armes tranchées avec un air agacé il les jeta par terre. Puis voyant que les impériaux ne dominaient plus vraiment la situation, il décida de se « replier stratégiquement ». D'un bon il s'éloigna de du cratère, puis disparu rapidement entre les usines désaffectées. Jack se releva en titubant, et jura quand il vit Pavlov s'éloigner à toute vitesse.

Zender voulu revenir à la charge en attaquant Hart qui lui tournait le dos, regrettable erreur. Jellia fit volte-face à une vitesse incroyable, puis attrapa le fusil-baïonette de l'allemand au vol. Elle lui arracha des mains et le plia simplement en deux. Elle ne s'était jamais sentie si forte, malgré sa blessure une étrange sensation la parcourrait, elle n'avait même plus besoin de faire appel à ses pouvoirs psioniques, ils étaient constamment en elle. Zender, surprit, la fixa avec sa face fracassée. Jellia l'attrapa à la gorge et le souleva du sol, puis elle lui envoya un coup de poing dévastateur, l'homme vola dans un affreux craquement d'os, une giclée de sang arrosa la Ghost quand la tête de l'allemand faillit exploser, tant l'impact était puissant.

Dixis était maintenant à égalité avec White, les deux adversaires échangeaient de fantastiques passe d'arme. « Face de grille » était plus rapide mais Kaleshenkov plus fort grâce à son armure, par contre les deux avaient le même niveau technique. Néanmoins Dixis avait plus de chance de perdre, car dans ce genre de combat la vitesse comptait plus que la force. Alors il lança toute son énergie dans ce combat, multipliant les attaques et les feintes. Kaleshenkov tenta un assaut audacieux : il chargea son ennemi gardant son épée parallèle à son corps, puis au moment de l'impact il se jeta sur le côté gauche, esquivant un estoc qui l'attendait pour l'embrocher. Se retrouvant sur le flanc du Ghost prit au dépourvu, il le frappa aux jambes tout en continuant sa course.

« Face de grille » hurla de rage et se retourna vers Dixis qui s'était remit en garde derrière lui.

« - Ca tu va le payer Kaleshenkov !

- Crève et tais-toi ! »

Enragé le Ghost se jeta à nouveau sur lui, mais ses jambes blessées le ralentissaient, surtout que les plaies étaient profondes. Sachant que l'affrontement était perdu pour lui sur la durée, White abandonna sa garde, plus qu'une chose comptait : Tuer Dixis même si cela devait lui coûter la vie. Kaleshenkov lui envoya une attaque de taille qu'il para avec son bras d'acier, la lame énergétique s'enfonça au trois quart dans le membre. Le Ghost profita de ça pour frapper lui aussi. Son arme fendit l'air à toute vitesse vers le torse de Dixis. Kaleshenkov tenta d'esquiver l'estoc, mais il était bien trop rapide. Il perfora son armure et se planta dans son épaule, coupant os, chair et muscle. Criant de rage Dixis dégagea son épée du bras fendu de White et l'attaqua plus bas, dans le ventre. Le coup fit mouche et la moitié de l'abdomen du commandant fut emporté, ses entrailles fumantes dépassaient de l'énorme entaille. Le Ghost retira son arme de l'épaule de Kaleshenkov et tituba en arrière. Il essaya pitoyablement de donner un dernier coup, mais Dixis le para sans peine. L'homme éventré s'effondra, murmurant une ultime phrase :

« - Il y'en aura d'autre pour te tuer.... »

Non loin Dixis vit Jack dévaler la pente du cratère, il boitillait légèrement et se tenait la hanche, son gilet était aussi poisseux de sang.

« - Pavlov a filé ! Avec ses maudites bottes il m'a semé sans problèmes... » Jack cracha du sang par terre, il était en piteux état.

« - Peu importe. » soupira Kaleshenkov épuisé.

Il regarda autour de lui pour voir ou était Hart, il l'aperçut écroulée sur le sol, dans une mare de sang. Affolé il courut tant bien qui mal vers elle. Il se pencha sur elle, encore consciente elle voulue dire quelque chose mais ses mots moururent, trop affaiblie par sa perte de sang.

« - Bouge pas ! Bouge pas ! » ordonna Dixis d'une voix apaisante.

Kaleshenkov régla l'intercom de son armure cabossé sur la fréquence que lui avait donnée son employeur.

« - Ici le groupe de récupération de Lliandri ! Code d'identification : 6.5.9.8.7.3.

- Ok code valide, que ce passe t-il ?

- On a eut une embuscade impériale ! Perte très élevées, je demande un vaisseau pour évacuation, et bougez-vous on a des blessés !

- Ok, on arrive, terminé. »

Jellia avait perdue connaissance, Dixis était des plus inquiet. En plus il ne pouvait rien faire, il n'avait aucun matériel médical sous la main, son amour était en train de lui filer entre les doigts et il ne pouvait rien faire... En plus il était lui-même en train de virer, son épaule le faisait souffrir, c'était limite si son bras n'avait pas était sectionné. Il perdait beaucoup de sang et sa vision s'assombrissait rapidement.

Quelques minutes s'écoulèrent, ce qui paru une éternité pour Dixis qui luttait pour rester conscient. Il n'était même plus sûr que Jellia était toujours en vie. Jack était le seul à encore tenir debout, appuyé sur sa tronçonneuse il regardait le corps éventré de White, cette fois-ci il avait eut son compte. Un vaisseau approcha rapidement, puis se posa sans encombre au centre du cratère, non loin du Fury. La rampe d'embarquement s'ouvrit et une dizaine de rebelles débarquèrent au galop. Certains portaient des civières pour prendre les blessés. Kaleshenkov vit Jack leur faire signe, ils se dirigèrent vers Hart. Dixis n'en pouvait plus et s'affaissa sur lui-même, sombrant dans le néant.

Il ouvrit difficilement les yeux, une vive lumière blanche l'assaillit, troublant sa vision. Son corps entier était engourdi, des dizaines de tuyaux et de capteurs couraient le long de sa peau. Dixis avait une sacrée migraine, mais la mémoire lui revint vite en tentant de bouger. Une douleur lui déchira l'épaule gauche. Un type en blouse blanche lui signifia d'un geste d'arrêter de bouger. Kaleshenkov demanda d'une voix encore un peu faible :

« - Où je suis là ?

- Dans l'infirmerie du croiseur rebelle « Renegade ». Votre blessure est assez grave mais vous devriez vous en remettre sans trop de difficultés... Vous avez une bonne constitution. »

Dixis acquiesça en silence. Il tourna lentement sa tête vers la droite, pour voir un autre lit ou était allongé Hart, toujours dans l'inconscience. Kaleshenkov, inquiet, demanda au docteur :

« - Et Jellia, elle va bien ? »

Le médecin eut une mine grave, il inspira profondément et sembla hésiter, Dixis comprit que ce n'était pas vraiment le cas...

« - Son état est stable, mais elle est dans le coma. D'après ses encéphalogrammes, son cerveau a muté d'une étrange façon... L'encéphale des Ghost évolue souvent au cour du temps, cela leur permet d'utiliser leur énergie psionique différemment. Mais ça peut être dangereux. C'est généralement du à une dose soudainement élevé de drogue fournie par leur tenue, ou un usage inconsidéré et intensif de leur pouvoirs psionique... Ou les deux. Le fait qu'elle est reçue une blessure au même moment a pu amplifié le processus. »

Dixis se tu pendant un instant, il sembla pensif puis demanda au médecin :

« - Mais concrètement quels effet cela pourrait avoir sur elle, si elle sort du coma ?

- Hé bien... De nouveaux pouvoirs psioniques, des sens plus aiguisés ou encore une excellente mémoire. Mais cela peut aussi être négatif comme une perte de motricité, l'amnésie, une perte des sens, ou encore un changement radical de caractère... C'est plutôt imprévisible.

Kaleshenkov ne répondit rien et se contenta de fixer Hart, une lueur d'inquiétude au fond de ses yeux. Que pouvait-il lui arriver ? Sortirait-elle au moins du coma ?

A présent Dixis était au service des rebelles, il s'était mit d'accord avec son employeur, qui n'était plus du tout mystérieux pour lui. Pavlov l'avait trahit, pour une question de fric, cela ne l'étonnait pas tant que ça... Il était sûr que si les rebelles décidaient de le payer plus que les impériaux il se joindrait à eux. Car Pavlov était l'immoralité incarnée : avide et sans pitié. Et Jack se remettait de ses blessures, dans une chambre adjacente à celle de Kaleshenkov. « L'Agence qui prend tout les risques » était dans un bien piteux état. Dixis comptait bien mettre la main sur Pavlov, pour « s'expliquer »... Mais ce qui importait le plus pour lui c'était que Jellia s'en sorte, et revienne à la vie...
Six ans plus tard...

Au milieu des cadavres de ses ennemis un homme était mort adossé contre un mur taché de son sang, l'endroit était calme à présent. A quelques étages plus hauts, le champ d'un chaos et d'une tragédie sanglante couvrait les lieux. Le dernier acte venait d'être joué, au centre de la scène deux corps étaient allongés l'un contre l'autre, unis dans la fin.

Trente-sept minutes plus tôt...

- Bon vous êtes décidés ? C'est bon ? On ne va pas y passer la journée non plus !

- Oui moi ça marche c'est Jack qui discutaille tout le temps !

- Hé...

Le « Mercenaire » n'eut pas le temps de finir, soudainement interrompu par le freinage de leur véhicule. Dixis qui tenait le volant jura entre ses dents un « Il apprit à conduire ou ce connard ! » et donna un violent coup de klaxon.

- Regarde la route Dix' ça vaudra mieux, gloussa Jellia.

- J'aurais du te laisser dans le coma...

- Y'aurais eut plus personne capable de te surveiller, ne manqua d'ajouter Jack.

- C'est bon... C'est bon... »

Cela faisait maintenant six ans que les membres restants de « L'agence qui prend tout risque » menaient de nombreuses missions anti-gouvernementales, semant un bordel sans pareil sur leur chemin. Entre autre, Jellia était finalement sortie du coma dont elle avait était affligée après une très grave blessure, d'après les médecins c'était miracle. Cette étrange épreuve avait décuplée les pouvoirs psionique de Hart, sans autres séquelles. Une chance incroyable en somme. L'hovercraft de Dixis se faufilait adroitement au milieu des rues bondées d'une grande capitale : Paris. La circulation était incroyable et il y'avait un nombre incalculable de chauffards, les insultes ne manquaient de fuser à la moindre occasion. L'engin se dirigeait tout droit vers la tour centrale de Paris, un immeuble immense de plusieurs centaines de mètres et abritant un des hommes les plus importants de l'empire : Le Primarque. L'équipe avait comme ordre de le « neutraliser », une mission extrêmement risquée mais qui permettrait à la rébellion de prendre le pouvoir donc cela valait le coup... Surtout que la prime offerte n'était pas ridicule... Quelques millions.

La route paru interminable mais en réalité cela ne dura que quelques minutes tout au plus. Quand la « voiture » arriva devant l'immense bâtisse, Dixis ne pu s'empêcher de la fixer. Une tour de verre comme il y'en avait des dizaines, sauf que les vitres de celle-ci étaient toutes tintées en noir, rendant l'endroit beaucoup plus impressionnant, lugubre même. Jack sorti Kaleshenkov de sa contemplation en lui lançant :

- On y va ?

- Heu... Ouais.

Le crépuscule commençait à pointer. Les trois descendirent du véhicule, ils portaient tous de grands manteaux noirs, pour cacher les nombreuses armes qu'ils portaient sur eux. Le cuir de leurs vêtements claqua au vent, les cheveux jais de Jellia flottèrent eux aussi. Ils se regardèrent tous un instant, se remémorant rapidement tous ce qu'ils avaient fait ensemble. Leurs pas vers la tour de verre ébène étaient lents, les mains de Kaleshenkov se serrèrent pour former deux poing, puis se détendirent.

Il entrèrent en même temps dans le hall de l'immeuble. Un immense hall, au carrelage parfaitement propre, sur ses côtés de grandes colonnes de marbre blanc. Les rangers des intrus résonnèrent sur le sol. Quelque chose disait à l'équipe qu'ils étaient déjà repérés. Au loin ils pouvaient entendre une foule de bruit de pas précipités. Lentement, mais sûrement, ils repoussèrent leur imperméable en arrière, révélant de multiple holsters contenant des armes à feu de tout type. Chacun prit deux pistolets mitrailleurs, les pas se rapprochaient. Au bout du hall il y'avait une immense arche qui donnait sur deux ascenseurs et un large escalier. Des pieds commencèrent à êtres visibles sur la douzième marche, les armes du « commando » se levèrent doucement.

Un moment de calme, silence absolu, puis un déluge de flamme assourdissant. Les trois tirèrent en même temps, restant debout immobiles au centre du hall. Les premiers gardes qui déboulèrent eurent à peine le temps de les voir que déjà la mort les emportait sous une averse de balle. Jellia partie sur la droite et Dixis sur la gauche. Jack, lui, reculait tout en mitraillant. Le groupe se mit à couvert derrière les colonnes, la riposte des soldats vint enfin. Les militaires coururent dans le hall en hurlant, tirant dans tout les sens, les balles explosant les piliers, projetant des éclats de marbre à travers l'air, perforant les murs et les sols dans un chaos incroyable. La violence emplissait la salle, rapidement rejointe par la mort. Dixis passait de colonne en colonne envoyant des rafales qui déchiraient les corps des soldats. Les douilles volaient, cascadant jusqu'au sol en un tintement métallique inaudible, roulant ensuite pour rejoindre le sang qui inondait le carrelage.

Malgré leur nombre les militaires étaient débordés, Jack maintenant à gauche et Dixis à droite déversaient l'enfer. Jellia se pointa au centre, enveloppée d'un bouclier psionique qui stoppait sans fléchir toutes les balles. Son regard vert fit frissonner les soldats, elle leva les mains vers eux, une immense bourrasque envahie la salle, puis une lueur inquiétante nimba le corps de la ghost. Deux secondes plus tard et une symphonie de destruction sans pareil dévasta le hall.

L'onde frappa les gardes de plein fouet ne leur laissant même pas le loisir de riposter, le dallage se fendit et explosa sous le passage de l'énergie. Les malheureux soldats eurent les os brisés sur place, d'autres furent projetés contre les murs. Plus personne ne remuait. Un craquement sinistre empli la salle, puis un morceau de béton se détacha du plafond pour s'écraser par terre, marquant la fin de l'affrontement. Le calme retomba. Il ne restait plus rien du hall majestueux, à part des gravats et des cadavres. Dixis fit quelques pas, ses rangers poussant négligemment des douilles encore fumantes sur le côté.

- Il n'y a vraiment pas à dire je t'adore Jellia.

La ghost ne pu s'empêcher de sourire à la déclaration de Kaleshenkov. La scène aurait pu paraître choquante : Des personnes qui se faisaient des compliments au milieu de ruines et de dizaines de morts.

Le Primarque devait les attendre dans l'immeuble au niveau cinquante quatre d'après les informations rebelles. Il était bien trop sûr de lui pour partir, croyant que ses soldats allaient éliminer la menace... Mais c'était mal connaître l'équipe de Dixis. L'ascenseur les emmena en quelques secondes à peine au niveau voulu. Les portes métallique de celui-ci s'ouvrirent après un *ting*. Le bureau du Primarque prenait tout l'étage. Il était immensément luxueux. Devant une grande baie vitrée un type était assis sur un fauteuil confortable, le dos tourné. Des objets d'art étaient exposés un peu partout à travers la pièce. Pour Jack cela ne ressemblait à rien, il glissa même à voix basse :

- Il a des goûts de chiotte ce gars, ce n'est pas un mal qu'il doive crever !

Dixis eut un demi sourire, puis voyant que le Primarque ne bougeait pas d'un pouce, il s'approcha rapidement pour tourner lui-même le siège, surprenant un cadavre. Ca c'était le genre de truc pas bon du tout. Cela sentait le piège à plein nez. D'ailleurs avant que Kaleshenkov n'est le temps de dire autre chose, il réalisa que l'indicateur de l'ascenseur qu'il venait d'emprunter montait progressivement.

- Merde ! Faut se tirer d'ici et vite ! Montons sur le toit pour une récupération aérienne ! A l'escalier !

Sans d'autres mots le groupe s'élança dans l'escalier en question, qui se situait à quelques mètres à peine de l'ascenseur. Mais déjà un *ting* résonna et les portes de l'élévateur s'ouvrait. Jack tourna la tête et instinctivement se mit à tirer. Par-dessus le tonnerre de son arme il hurla :

- Allez-y je vous couvre !

Kaleshenkov et Jellia montèrent les marches quatre à quatre. En bas le « Mercenaire » canardait comme un possédé. Les soldats n'avaient même pas le temps de sortir de l'ascenseur qu'ils s'effondraient comme des masses, massacrés par des rafales toujours plus violentes. Jack ricanait et insultait ses adversaires tout en tirant. Un sourire se dessina même sur son visage en pensant qu'il utilisait la fameuse « Défense à la F.M ».

Par chance il ne reçu aucun projectile, l'ennemi n'en n'eut pas le temps. Jack souffla un peu, ses armes étaient vides mais plus un seul soldat ne tenait debout, ils baignaient tous dans leur sang. « Le Mercenaire » éclata de rire et lança aux cadavres :

- Je crois que j'ais était un peu trop rapide pour vous...

Il senti quelque chose exploser derrière lui, c'était la baie vitrée du bureau. Le souffle faillit le projeter au sol, des centaines d'éclats verre traversèrent la pièce. Un hovercraft stationnait devant le trou béant créé par l'explosion. Puis un type habillé de noir en bondit, son crâne chauve luisait à la lumière et son regard fou sonda la pièce. C'était Pavlov. Le russe maniaque des explosifs commença à tirer sur Jack qui jeta ses armes au sol et tenta d'en dégainer d'autres. Plusieurs balles sifflèrent non loin du « Mercenaire » mais plusieurs autres l'atteignirent en pleine poitrine, traversant son gilet de protection et sa chair. Il essaya de riposter mais c'était trop tard... Il encaissa une dizaine de balles avant de se retrouver dos à un mur. Ses vêtements étaient poisseux de sang et son visage couvert de sueur. Agonisant ses forces le quittaient. Mais il fixait Pavlov qui s'approcha lentement de lui. Son accent slave et traînant empli la pièce :

- Chaque chose à une fin... Et moi je suis la tienne.

Jack respirait difficilement, du sang se mit à couler à la commissure de ses lèvres, néanmoins un sourire joyeux illumina son visage. Tout en crachant son fluide vital il réussit à articuler :

- Tu te la racontes pas mal... Et Dixis t'aura, c'est sûr.

Pavlov ricana froidement et tourna les talons, se dirigeant vers l'hovercraft qui l'avait amené. Jack fixa le monde devant lui qui devenait de plus en plus flou. Il glissait le long de la cloison contre laquelle il était appuyé, son sang laissant de longues traînées sur le mur. Sa vue ne devint plus qu'ombre, et dans un dernier soupir il rendit l'âme.

Kaleshenkov atteignit la dernière marche de l'escalier, la porte métallique juste devant lui donnait sur le toit. Avant de la franchir il saisit sa radio et hurla dedans :

- Jack ! Amènes toi vite !

Pas de réponse évidemment. Dixis n'eut pas besoin d'un dessin pour comprendre ce qu'il s'était passé. Il serra la radio, les tempes bourdonnantes. Il cria de colère tout en jetant violement la radio contre un mur :

- HE MERDE !

Jellia ne dit mot, sachant que rien ne pourrait calmer la rage actuelle de Kaleshenkov. Il défonça la porte d'un coup de pied, arme en main il repéra rapidement quatre soldats qui traînaient sur le toit. Les types se tournèrent soudainement en entendant la porte s'ouvrir en fracas. Dixis tira trois rafales courtes et précises qui en fauchèrent deux. Un autre voulu appeler des renforts mais une balle l'atteignit en pleine tête. Le quatrième, paniqué, tenta de se mettre à couvert. Mais un dernier tir de Kaleshenkov l'attrapa en pleine course et il s'effondra sans un cri.

Les deux s'avancèrent au centre du toit, là ou il y'avais des cheminés d'aération pour se mettre à couvert. Normalement un vaisseau rebelle était sensé arriver et les récupérer. Normalement...

Quelques soldats arrivèrent par l'escalier précédemment emprunté par Jellia et Dixis, mais ils n'étaient pas très nombreux et peu efficaces. Ils repérèrent tout de même les commandos rebelles, mais ils ne firent rien de plus car Hart surgit de sa planque et envoya une violente onde de choc mentale. Le toit se fendit en deux sur le passage du déferlement psionique et les soldats hurlèrent de peur tentant de se disperser. La plupart ne coururent pas assez vite et périrent fracassés mentalement, les quelques rares survivants furent abattus pas Dixis.

Un hovercraft se présenta sur le bord du toit, Kaleshenkov tourna la tête vers le véhicule, croyant qu'il s'agissait de celui des rebelles. Mais à son bord, sur une des ailes de l'engin, Pavlov tenait une mitrailleuse lourde sur trépied. Le russe avait un regard dément, décidément il ne s'arrangeait pas. Dixis jura quand le traître commença à ouvrir le feu. Jellia restée à découvert tendit ses deux mains vers l'hovercraft, l'air sembla se tordre et se contorsionner. Malgré le danger qui volait à toute vitesse vers lui, Pavlov ne lâcha pas sa cible de son viseur et Dixis devait rester planqué derrière un bout de cheminé qui partait en vrille.

Mais même dans sa transe de destruction, Pavlov fini par apercevoir l'onde psionique lui filer dessus. Il écarquilla les yeux et hurla au pilote de dégager. Par réflexe il tourna son arme vers son assaillant : Jellia. Il n'eut le temps de lâcher qu'une seule rafale, ensuite son hovercraft fut violement projeté en arrière, si violement que Pavlov resta sur place et se retrouva dans le vide, à plusieurs centaine de mètres du sol pendant que l'hovercraft implosait derrière lui, se transformant en un morceau de métal calciné qui tombait à toute vitesse.

Dixis sourit, la ghost était vraiment exceptionnelle. Il tourna son regard vers elle, mais son visage se figea. L'ultime rafale de Pavlov avait frappée Hart de plein fouet. Il se dirigea vers elle d'un bond, l'inquiétude s'insinuant dans son esprit. Il s'agenouilla à côté d'elle et passa sa main sous la nuque de la ghost.

- Jellia ! Tiens bon on va venir nous chercher et...

- Non... Tout a était prévu... On verra jamais de sauveteurs ils doivent êtres morts...

La voix de Hart était douce et sereine, mais restait assez ferme. Dixis secoua la tête, mais il devait se rendre à l'évidence : On les avait attirés dans un piège. Un traître du côté des rebelles avait dû révéler toute l'opération. Un goût amer envahit sa bouche, quel gâchis.

- Dixis, embrasse-moi une dernière fois...

Kaleshenkov savait qu'il n'avait aucune chance à présent, de tout façon il avait tout perdu. Il se pencha et embrassa Jellia, tout en l'enlaçant tendrement. Il sentait la vie de Hart s'échapper lentement, malgré tout l'amour qu'il avait pour elle il ne pouvait rien faire. Il détacha ses lèvres de celles de Jellia, qui dans un dernier souffle prononça « Je t'aime ».

D'abord une sensation de grande tristesse et de regret parcouru l'esprit de Kaleshenkov, des larmes coulaient le long de ses joues. Ses paupière étaient closes, il inspira profondément, et quand il r'ouvrit ses yeux la flamme de rage brillait dans ses prunelles. Son visage était déformé par la colère, une colère froide et destructrice, il n'avait jamais ressenti une telle émotion au par avant. Il se releva lentement, prenant un pistolet-mitrailleur dans chaque main. Ses larmes ne séchaient pas. Sur sa gauche il entendit un souffle rauque, c'était Pavlov. Le russe s'était sûrement rattrapé à la façade d'une quelconque façon, mais cela n'avait que peu d'importance. Il était là sur le bord du toit, exténué par l'escalade qu'il avait du faire. L'assassin de Jellia leva les yeux pour apercevoir un rictus de colère sur le visage de Kaleshenkov.

- Vous n'êtes vraiment pas facile à tuer...

Parvint à énoncer Pavlov entre deux souffles. Les armes de Dixis pointèrent lentement le traître, une lueur de peur traversa le regard l'agent impérial.

- Ne fais pas ça Kaleshenkov ! Les soldats d'élites de l'empire vont arriver, si tu me laisses en vie je les persuaderais de ne pas te tuer !

Une larme à l'oeil, Dixis déclara d'un ton froid, vibrant de haine :

- Je suis déjà mort.

Pavlov voulu dégainer un pistolet à sa ceinture, mais il ne fut pas assez rapideme. Des dizaines de balles traversèrent son corps, mettant un terme à l'existence du traître qui hoqueta de douleur et cracha du sang. Il tituba en arrière, tentant d'articuler quelque chose, il regarda son torse meurtri comme surprit de sa propre mort. Il tomba à genou serrant les poings. Ses yeux roulèrent au ciel et il s'effondra couvert de son propre sang.

Ca y'est, il ne restait plus rien à faire. Les commandos d'élites impériaux débarquèrent par l'escalier, Dixis n'y prêta même pas attention, le monde autour de lui n'existait plus. Les sons qui lui parvenaient étaient étouffés par son propre esprit. Il fixait le visage apaisant de Jellia, étendue devant lui, la scène sembla se figer. Il eut un rire amer et se tourna lentement vers les soldats qui n'arrêtaient pas de lui sommer de poser ses armes. Il ouvrit le feu, recevant en retour un déluge de balles, n'en n'ayant cure il restait debout à tirer, abattant plusieurs hommes surpris d'une résistance aussi inhumaine. Mais touché de toute part Kaleshenkov s'écroula à son tour, juste à côté de Jellia. Un sourire était gravée sur son visage, le froid l'envahit, ses yeux se fermèrent pour ne plus jamais se rouvrirent.

Au milieu des cadavres de ses ennemis un homme était mort adossé contre un mur taché de son propre sang, la pièce était baignée par le silence. Quelques étages plus hauts, le champ d'un chaos et d'une tragédie sanglante recouvrait les lieux. Le dernier acte d'une histoire venait d'y être joué. Au centre de la scène deux corps étaient allongés l'un contre l'autre, unis dans la fin.


Un an plus tard à peine la rébellion prit le pouvoir. L'empire trop affaiblit par la guérilla menée pendant six ans par Kaleshenkov ne pu résister...

A présent Dixis et ses camarades sont les emblèmes des livres historiques et propagandistes des rebelles. Représentant le sacrifice ultime pour la liberté...

L'enfant de Jellia et de Dixis, né trois ans avant leur mort, hérita des pouvoirs psionique de sa mère et du tempérament explosif de son père. Il est prédestiné à un bel avenir...
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