Fanfiction StarCraft: Ghost

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Dixis

Par Gerakis
Les autres histoires de l'auteur

Chapitre 1 : Une si simple affaire

Chapitre 2 : Perdu d’avance

Chapitre 3 : Un super camp de vacances !

Chapitre 4 : Concrétisation

Chapitre 5 : Bye camarade !

Chapitre 6 : Bienvenu à bord Commandant

Chapitre 7 : Révélation

Chapitre 8 : Réglons nos comptes !

Il faisait un froid glacial dans cette maudite ruelle, en hiver la ville terrienne de Moscou était loin d'être agréable. Le contact qui l'avait amené ici n'avait surtout pas intérêt à s'être trompé, sinon il lui réglerait son compte une bonne fois pour toute. Déjà la dernière fois cet imbécile l'avait envoyé sur la mauvaise voie et cela avait faillit tourner à la catastrophe pour Dixis.

Dixis Kaleshenkov, expert des "petits boulots" sales que personne ne voulait, cela allait du simple vol au plus cruel des assassinats. Il était recherché par la police militaire depuis plusieurs années et dans 27 villes différentes, une sacrée réputation.

En tout cas c'est sûrement le physique de Kaleshenkov qui lui a permit de s'imposer dans ce métier. Il faisait près d'un mètres quatre-vingt, sa musculature n'avait rien à envier à un champion de boxe et ses bras étaient recouverts de tatouages au symboles douteux comme un A anarchique. Son visage n'avait pas reçu beaucoup de coups ce qui est surprenant quand on fait un métier dangereux. Il était presque intact à l'exception d'une cicatrice, elle allait du haut de son front jusqu'au dessus de son oeil gauche en coupant son sourcil en deux. Ses yeux étaient froids et durs, leurs couleurs gris métal était typique de ses origines, le nord-est de la Russie. Par contre ses cheveux frappait au premier regard, il était blond platine ce qui est rare pour un Russe, coupés court et peignés avec attention, il avait aussi un bouc parfaitement taillé, cela reflétait un aspect de sa personnalité, il était maniaque comme personne. En tout cas il n'était pas moche d'apparence bien qu'il est l'air un peu brutal, mais c'était surtout sa réputation qui donnait cette impression.

Mais sous cette apparence de tueur sans cervelle ce cachait un homme diplômé qui avait suivit ses études d'informatique et de physique jusqu'au bout, bien que qu'il était loin d'être un génie, sa ruse lui permit de se sortir plus d'une fois de situations épineuses.

_______________


L'attente, caché dans cette rue devenait vraiment insupportable, le contact s'était-il vraiment trompé ? Aurait-il fait cette stupide erreur? Mais au bout d'encore une demi-heure d'attente, les doutes de Dixis furent rapidement dissipés. Un homme pénétra dans la ruelle, il marchait prudemment et portait un épais manteau de cuir pour le protéger du froid ambiant, entre autre il avait une écharpe noire qui lui cachait le bas du visage.

Arrivé vers le milieu de la rue il s'arrêta devant une flaque d'eau gelée, il se frotta les mains et regarda les alentours, il avait visiblement l'air très nerveux. Dixis sortit de sa cachette et s'avança au centre de la rue, l'homme se détendit quelques peut.

- Vous êtes en retard, j'espère que vous avez ce qu'il faut car je déteste attendre pour rien. Les paroles de Kareshenkov avaient été prononcées avec une froideur encore pire que celle qui régnait.

- Oui je l'ai.

- Et bien, qu'attendez-vous ? Dixis avait hâte de finir cette simple affaire de convoyage d'argent. Le seul risque était que finalement, il se retrouve face à un type qui voulait garder l'argent pour lui, mais dans ce cas là il ne serait pas venu.

- J'ai quelques chose d'important à vous dire. La voix de l'homme était tremblante, son coeur devait battre très vite, Dixis compris que le type allait faire une grosse bêtise.

- Et bien quoi donc ?

- Ca !

Kaleshenkov s'attendit à ce qu'il dégaine une arme, mais non, il sortit un petit émetteur qu'il lui jeta et s'enfuit en courant, le russe lui n'hésita pas et sortit son arme. Un Makarov dernière génération, en 2742 les progrès en armements avait été surprenant, il tira, une fois seulement. Un laser bleu mauve partit et atteignit l'homme qui s'enfuyait dans le dos, il s'effondra. Dixis rigola intérieurement, les émetteurs n'ont jamais tués personne. Il se baissa et le ramassa, pour s'apercevoir que ce n'était pas ce qu'il pensait, c'était un projeteur holographique 3D, intrigué de cette découverte il l'activa.

Un visage caché dans de l'ombre apparut puis sa voix résonna :

"Si quelqu'un voie ça c'est qu'il s'agit de Dixis Kaleshenkov, alors salutation mon cher ! Sachez que vous vous êtes mis dans la plus belle merde que l'humanité est crée! Dans exactement 29 secondes des policiers débarqueront de partout et se feront un plaisir de vous rattraper, n'espérez pas vous échapper, j'ai tout prévu. Le motif de tout cela ? La vengeance. Puis l'apparition disparue dans un éclat de rire.

L'homme qu'il avait abattu était donc un messager, et son indic payerait cher en temps voulu. Mais quelle était cette comédie grotesque ? Qui était ce vengeur de l'ombre ?

En tout cas les paroles de ce « justicier » s'avérèrent vrai au grand damne de Dixis car il entendit déjà les sirènes des aircrafts de la police militaire qui hurlait à travers le froid.

La course à l'échappatoire allait commencer...
Dixis courrait à travers les rues des bas quartiers de Moscou, il remarqua quelque chose d'étrange, il n'y avait aucun habitant. A croire que l'on avait isolé tout ce quartier juste pour lui. Dans tout les cas il devait absolument trouver un abri et se cacher car les militaires grouillaient de partout.

Il repéra un vieil entrepôt dans une ancienne zone industrielle, il était délabré mais il ferait une planque idéale. Dixis entra à l'intérieur et referma la porte derrière lui. Il faisait extrêmement sombre, on n'y voyait pas à deux mètres devant soit. Dans ce bric-à-brac de caisses de toute tailles, il finit par trouver un escalier qui donnait accès sur une passerelle qui traversait l'entrepôt en long, la position parfaite. Il monta et s'embusqua derrière deux caisses de métal énormes qui se situaient sur le centre de la passerelle.

Il attendit, plusieurs minutes, tout les sens au aguets. On pouvait entendre les soldats courir dehors, des ordres fusaient des gradés qui gueulaient à tue-tête. Puis un silence total, étrange, Kaleshenkov doubla de vigilance. Puis un bruit de pas, léger, se fit entendre. Il jeta un coup d'oeil par-dessus les deux caisses, la porte de l'entrepôt venait d'être réouverte. La lumière et le froid de l'extérieur pénétrèrent à l'intérieur. Mais aucune silhouette n'était visible à l'entrée. L'adrénaline de Dixis monta d'un cran, quelqu'un venait de rentrer sans qu'il s'en aperçoive ! Comment s'était-il fait avoir comme ça ? Il serra son Makarov, une goutte de sueur roula sur sa tempe. Il entendit un autre bruit, quelqu'un montait les marches de l'escalier métallique qui menait à sa passerelle. Il se retourna et se prépara à tirer. Au bout de quelques secondes toujours rien, il délirait ou quoi ?

Puis d'un coup une rafale retentit faisant sursauter Dixis, il se jeta à terre. D'où venait elle ? Allongé, il regarda entre les deux caisses qui le protégeait, rien ! La tension qui dominait les lieux monta d'un cran. Il tenta sa dernière chance alors que des bruits de pas s'approchaient, il prit une grenade flashbang à sa ceinture, il l'a dégoupilla et la lança sur la passerelle. Il ferma les yeux pour éviter le flash brillant qui illumina tout l'entrepôt, normalement son adversaire devrait être aveuglé pendant quelques secondes. Kaleshenkov en profita pour sortir de son abri, il allait défourailler à tout va quand il vu qu'il n'y avait rien sur la passerelle. Là il eut un bref moment d'immobilité puis il courut pour tenter de rejoindre l'escalier, mais dans sa course il heurta le vide et tomba en arrière. Il entendit un autre homme chuter et une silhouette apparut sur le sol, elle s'était matérialisée ! Kaleshenkov repris ses esprits plus vite que l'inconnu, mais quand il se releva pour le frapper il reconnu l'uniforme blanc-gris porté par le soldat, c'était celui d'un Ghost ! Une unité d'élite terrienne, ces super soldats disposaient de pouvoirs psychiques surprenants, comme l'invisibilité ou la vision dans le noir. En tout cas celui là avait une sale tête. Son crâne était rasé et il avait de multiples cicatrices qui lui barraient le visage, on aurait dit une grille. Dixis se posa une question, qui avait pu débloquer de tels moyens pour sa capture ? Les Ghosts n'étaient pas au service de n'importe qui. En tout cas Kaleshenkov profita de la surprise passagère du Ghost et de la fâcheuse position au sol de celui-ci, et lui assena trois quatre coups de rangers dans la tête pour tenter de l'assommer. Mais une douleur lui déchira le cerveau et interrompit le flot de coups. Le Ghost lui avait envoyé une décharge psionique, Dixis tituba en arrière sous l'impact, le soldat en profita pour se relever, il avait le visage ensanglanté, une arcade cassée avec la lèvre éclatée mais il tenait encore debout et se jeta à l'attaque de Dixis. Le Ghost enchaîna une suite coups de pieds retournés que Kaleshenkov esquiva en reculant jusqu'à se retrouver au bout de la passerelle. Celle-ci s'arrêtait dans le vide, brisée, à environ quatre mètres d'une descente. Evidemment Dixis n'avait pas reculé dans le bon sens, comment atteindre l'autre l'escalier maintenant ? En battant le Ghost visiblement maître en arts martiaux ? Il n'avait pas le choix visiblement. Ayant perdu son arme lors de sa chute, il jouerait sur sa force physique pour tenter de vaincre la technique. Alors il chargea en avant mais le Ghost fut trop rapide et esquiva sans problèmes. La riposte ne se fit pas attendre, envoyant un déluge de coups rapides que Kaleshenkov dû encaisser, le soldat finit par un coup de pied sauté qui envoya Dixis par terre. Celui-ci cracha un peu de sang et se releva à la surprise de son adversaire.

« -Même pas mal ! » Dixis souriait, en fait il avait atrocement mal, ses os craquaient à chaque mouvement. Mais il contre-attaqua en envoyant toute sa force dans le direct le plus rapide qu'il n'eut jamais fait, le Ghost ne réussit pas éviter l'attaque et il vola sur environ un mètre, puis se rétama sur la passerelle. Dixis allait envoyer un coup de pied magistral dans les côtes du soldat, mais tout le grabuge qu'ils avaient fait attira plusieurs militaires qui déboulèrent à l'entrée de l'entrepôt. Ils braquèrent tous Kaleshenkov avec leurs fusils d'assaut, des spots géants furent rapidement mis en place et révélèrent précisément sa position. Puis un gradé hurla :

« - Ne bougez plus vous êtes cerné ! Au moindre mouvement nous ouvrons le feu ! »

Kaleshenkov était figé dans son action, près à frapper le Ghost. Mais avec tous ces soldats il n'aurait guère de chance de s'en sortir vivant si il bougeait. Alors il leva lentement ses mains en l'air, puis d'un coup il courra à toute vitesse jusqu'aux caisses de la passerelle. Ses pas faisaient sonner les plaques métalliques du passage pendant que les soldats tiraient avec leurs fusils automatiques crachant leurs balles n'importe où sauf sur Dixis. Il réussit à atteindre son but sans blessures. Mais du coin de l'oeil il aperçu le Ghost se relever et reprendre son arme, Dixis voulu récupérer la sienne mais il jura quand il vit ce foutu Fantôme s'en emparer aussi. Désarmé et assaillit par plusieurs dizaines de militaires il était en très mauvaise posture. Il essaya néanmoins de rejoindre l'escalier pendant que le Ghost lui tirait dessus. Avec une arme dans chaque main le soldat avait l'air totalement dément, de plus il lâcha un rire quasi-démoniaque qui n'arrangea pas les préjugés sur sa santé mentale. Sous les tirs nourrit mais imprécis des soldats Dixis rejoignit l'escalier qu'il descendit à toute vitesse. Il profita de l'obscurité des lieux pour s'enfuir à l'opposé des militaires. Il s'arrêta un moment pour voir que ses poursuivants l'avaient perdu, tout du moins pour le moment. En tout cas il était arrivé à l'autre bout de l'entrepôt. Espérant une sortie arrière il longea le mur discrètement pour finalement tomber sur une porte métallique couverte de rouille. Heureusement elle n'était pas verrouillée. Kaleshenkov la poussa doucement, elle grinça fortement et un coup de vent glacial lui frappa le visage. Une fois dehors il n'eut pas le temps de faire deux pas qu'une quinzaine de soldats lui tombèrent dessus. Ils avaient du êtres dépêchés pour surveiller l'arrière, prévisible, mais Dixis n'y avait même pas pensé dans la précipitation. Là c'était fini, les militaires étaient beaucoup trop proches pour tenter toute fuite, ils l'abattraient sans sourciller.

_______________


Cela faisait une semaine qu'il était incarcéré à la plus grande prison de Moscou, ou plutôt le plus grand goulag de Moscou. Le jugement de Kaleshenkov avait était expéditif, condamné à l'emprisonnement à vie pour trente cinq meurtres, une centaine d'infractions et soixante dix-huit coups et blessures volontaires. Il devait être transféré au pire des établissements pénitencier, celui dont on ne ressort jamais, sauf mort. Il s'agissait de celui de Phobos prime sur la planète Antiga prime qui fut colonisée par les humains en 2458. Dixis n'avait jamais voyagé dans l'espace, cela coûtait une fortune d'avoir son propre vaisseau, et les voyages touristiques sur différentes planètes ne l'intéressait guère. En tout cas, dans très peu de temps il partirait pour Phobos.

Donc deux jours passèrent, et c'est avec huit autres prisonniers qu'il partit, pour la plupart c'était des tueurs en série ou opposants au régime en place. Il y avait sept hommes et deux femmes. Dixis ne pourrait pas en apprendre plus sur eux, car pendant le voyage tous les prisonniers étaient mis en stase pour éviter une rébellion. Kaleshenkov ne vit même pas le vaisseau qui allait l'emmener à Phobos, il fut mis en stase avant car il était compté comme le passager le plus dangereux. Des soldats l'emmenèrent au statioport de la prison ou il fut installé dans une espèce de cuve en verre blindé. Un liquide verdâtre entra dans la cuve, il était légèrement collant. Cette gelée semi-liquide emplit petit à petit le réservoir jusqu'à arriver dans les voies respiratoires de Dixis l'étouffant à moitié, il crut mourir. Sa dernière pensée avant de sombrer était : « C'est vraiment de la merde la stase » puis il tomba dans l'inconscience.
Dixis venait d'émerger de la stase, recrachant une infâme gelée verte de sa bouche. Il toussa pendant quelques minutes avant de jurer :

-Saloperie ! C'est dégeux.

Un coup crosse l'atteignit en pleine face, un garde qui se tenait juste à coté de lui répondit avec une voix méprisante :

- Tais-toi !

Puis Dixis chuchota pour lui-même :

- Toi je te retient connard ...

Kaleshenkov observa les environs. Il était dans une aire d'atterrissage de vaisseaux, le sol d'asphalte noir sur lequel il gisait était glacé. Il vit aussi deux chasseurs Ombres qui étaient posés, des pilotes discutaient à leurs cotés. Dixis jeta un coup d'oeil à ses compagnons d'infortune, la plupart étaient étalés sur le sol en train de reprendre conscience, crachant de la stase. De plus ils n'étaient que légèrement vêtu d'une sorte de tee-shirt et Dixis commençait à avoir sérieusement froid dans ce hangar.

Quelques minutes plus tard et les gardes les firent tous se lever et se mettre en rang. Un soldat bedonnant à l'air plus gradé que les autres s'approcha et commença à énoncer les « règles » de la prison.

« - Alors c'est ça les terreurs de la galaxie hein ? On fait moins les marioles là ? Et vous le ferez encore moins dans un moment ! Sachez qu'ici il n'y a qu'un seul chef et c'est moi, le capitaine Hanguilton, bande débiles ! Alors il va falloir apprendre à obéir et rapidement ! » Le « chef » continua à éructer des ordres pendants un petit moment, Dixis s'en moquait, ce gradé lui faisait penser à un petit roquet à la recherche de pouvoir.

« - Bon maintenant les groupes, oui vous allez être par deux à cause du manque de place, avec un peu de chance vous vous entretuerez ! »

Et c'est ainsi que Kaleshenkov se retrouva avec Hart. Il s'attendit à un colosse allemand avec un nom pareil mais ce fut une frêle jeune femme brune. Elle avait de longues jambes fines comme tout le reste de son corps. Ses doigts étaient pareils à ceux des pianistes. Son visage était parsemé de tâches de rousseur, des yeux d'un vert sombre et profond reflétaient un calme presque étrange. Le teint de son visage était clair, ce qui contrastait énormément avec ses cheveux noirs qui tombait jusqu'au milieu de son dos. Outre un joli minois Dixis s'attarda un moment sur la poitrine de la fille, qui n'était pas désagréable. Kaleshenkov était vraiment intrigué par cette femme, qu'avait-elle pu bien faire pour ce retrouver ici ?

Ils furent traînés à travers plusieurs couloirs dans la cellule numéro 15 du complexe de Phobos prime. Cette cellule ou plutôt ce cagibi était dans un état lamentable, petite, on avait juste la place de s'allonger dans le lit superposé avec vue comme dans toute prison minable qui se respecte, sur les toilettes qui était eux aussi assez « usés » dans tout les sens du terme.

Dixis s'affala en soupirant sur le lit du bas. Sa codétenue resta debout plantée comme un piquet, son regard n'avait pas changée, sauf qu'on pouvait distinguer du désespoir au fond de ses yeux.

Dixis réfléchissait à une solution pour sortir de Phobos, il voulait savoir qui l'avait envoyé là, quel était le bâtard masqué qui avait payé un Ghost pour le rattraper. En tout cas sortir d'ici risquait de ne pas être facile. L'endroit était fortifié et rempli de gardes surarmés, de plus le complexe était immense et sans plan il était impossible de s'y retrouver. Seul un ancien prisonnier devait bien connaître l'endroit. Pour trouver des alliés il faudra attendre les repas dans la cantine. C'était le seul moment ou tous les prisonniers pouvaient se retrouver. Kaleshenkov jeta un regard à la femme qui restait obstinément debout dans son coin, il voulut en apprendre plus sur elle mais un gardien entra.

« C'est l'heure de la cantine ! Vous allez vous régaler c'est rat-burger aujourd'hui ! »

Dixis soupira une nouvelle fois, le menu avait l'air délicieux ... Au moins il pourrait voir les autres détenus.

Il fut emmené avec d'autres prisonniers vers une immense salle qui tenait office de cantine. Des grandes tables de fer étaient alignées avec des bancs métalliques froids et inconfortables bien entendu. Dixis n'avait pas encore reçu son uniforme noir de prisonnier, il était en blanc ce qui tapait à l'oeil de tout les détenus. A croire que cela était fait exprès pour que les nouveaux soit remarqués.

Après s'être fait servir une viande douteuse avec un morceau de pain rassit dans une vieille assiette sale, Dixis alla s'asseoir à la première table qu'il trouva. Il remarqua que sa codétenue était assise à coté de lui, le hasard ? En face de lui, deux prisonniers protoss. Les non humains étaient rarement emprisonnés par des humains. Ceux-ci devaient énormément gêner leur gouvernement pour qu'ils se retrouvent dans une prison terrane. Mais Dixis avait entendu parler de deux frères très connus pour leurs actions anti-gouvernementales, les Krills, chefs du mouvement indépendantiste protoss « My life for Aïur » captifs de la prison de Phobos. Si il ne se trompait pas cela faisait près de cinquante années qu'ils étaient là, une paille pour les protoss qui peuvent vivre jusqu'à cinq millénaires. Les protoss avaient la peau écailleuse d'une couleur bleu vert, ils avaient des bras et des jambes quasi squelettiques avec seulement trois doigts à chaque extrémitées. Malgré leur frêle apparence ils avaient une force colossale, et étaient extrêmement dangereux au corps à corps car ils utilisent des pouvoirs psioniques pour amplifier leurs capacités physiques, voir créer des boucliers psychiques capable d'arrêter les balles. Leurs visages ovalisés sans bouches étaient étonnants au premier abord, ils avaient juste des yeux vert et effilés qui changeaient de couleur suivant leurs humeurs. En guise de chevelure ils avaient une touffe de cheveux ou plutôt de « câbles » compte tenu de leur épaisseur qui avoisinait les dix centimètres de diamètre. Les deux protoss pourraient êtres d'une aide précieuse pour son évasion. Alors Dixis tenta sa chance et s'adressa à un des deux frères, ils étaient exactement pareils, sûrement des jumeaux.

« Hep vous là ! On pourrait échanger deux trois mots ? »

Les deux protoss fixèrent Dixis intensément, leurs yeux virant au violet, signe de méfiance. Ils étaient tellement stoïques que Kaleshenkov ne su que dire, il fut légèrement intimidé par ce silence et ses mots moururent dans sa bouche. Les protoss ne parlaient pas puisqu'il n'avait pas de bouche, ils envoyaient des ondes sonores par leurs pensées, ce qui leur donnait une voix grave et résonnante.

« - Et bien humain que veux-tu ? Je n'ai guère de temps à perdre !

- Je voulais vous faire une proposition d'association.

Un rire sonore l'accueillit :

- Encore un qui veut tenter de s'échapper n'est pas!

L'autre protoss renchérit.

- Oui les humains croient n'importe quoi ! En 50 ans qui nous sommes ici personne n'a réussit à sortir.

- Seriez-vous trop faible pour tenter de vous échapper à votre tour ? Je crois que je me suis trompé sur votre compte... »

La provocation est le seul moyen de faire réagir un protoss méprisant. Enfin le dernier humain à avoir dit ça était un général du nom de « Burnhead » et il a finit cramé au plasma..

« - Tais toi humain ! Tu joues avec le feu ! Les yeux des protoss virèrent au rouge vif.

- Nous ne sommes pas faibles ! Nous n'avons pas la logistique nécessaire pour sortir d'ici !

Dixis sourit.

- Vous venez de la trouver.

- Cacheriez vous une armurerie sous votre chemise ? Je crois que j'en ai assez entendu !

- Ne vous inquiétez pas ! J'ai ce qu'il nous faut, mais pas ici. Par j'ai absolument besoins de vous pour votre connaissance de la prison de Phobos.

- C'est vrai que nous la connaissons à force.

- Alors de glorieux et grands protoss comme vous deux ne voudrons sûrement pas rester ici à pourrir ?

- Après tout l'humain à peut être raison, une tentative d'évasion pourrait être possible ... » Ajouta un des protoss à voix basse.

« - Tout à fait chers camarades, si vous me faite un plan au moins approximatif de Phobos je me chargerais du reste.

- Nous essayerons, humain. Mais où comptez vous trouver la « logistique », car les armes et les cartes d'accès ne tombent pas du ciel ! »

Avant que Kaleshenkov n'eu le temps de répondre, des gardes sonnèrent la fin de la cantine dans un beuglement d'ordres.

« - Allez bande de loques c'est le moment rentrer dans vos cellules et bougez vous ! »

Quelques secondes plus tard et les soldats commençaient à faire évacuer la cantine, et ceux qui traînaient étaient matraqués à coups de crosses sans sommations. Dixis cria par-dessus le brouhaha :

« - Je vous dirai ça plus tard »

Kaleshenkov avait inventé un gros mensonge en disant qu'il disposait d'une quelconque logistique. Alors il avait intérêt à en trouver à présent. Sinon Les protoss l'enverrons se faire voir avec quelques claques « psy » en prime.
Kaleshenkov cherchait absolument depuis des heures un moyen de trouver ne serais-ce qu'un petit revolver. L'heure de la cantine approchait, et si il n'avait rien à présenter au protoss, ils le lyncherais sur place.

Sa codétenue était allongée sur son lit et dormait à poings fermés, depuis qu'ils étaient ensemble ils ne s'étaient pas échangés un mot.

Où trouver une arme ? Le meilleur moyen ça serait de la subtiliser à un gardien, mais comment ? Dixis eut une idée mais cela tenait plus de la folie qu'autre chose, car si il échouait il finirait sûrement au mitard et ça serait la fin. Mais qui ne tente rien n'a rien, alors bon ...

Il s'approcha de sa codétenue et la réveilla en la secouant plus ou moins violemment.

« - Hey ! Debout princesse !

La fille grogna et ouvrit ses yeux vert sombre :

- Qu'est-ce que tu veux toi ?

- Ca te dirait de te t'évader ?

- Ah oui c'est ton plan avec les protoss non ? Tu recherches une arme, exact non ?

Dixis ouvrit la bouche puis la referma :

- Visiblement tu sais déjà tout. Ta présence à la cantine n'était pas fortuite... Sacrée méthode d'espion. Bon alors vu que de tout façon t'es au courant ça te dit de m'aider ?

- Que veux-tu que je fasse ?

- Mourir.

La fille arqua un sourcil puis eut un léger sourire.

- Mourir ? Pourquoi pas. »

Elle ne perdit pas une seconde et s'étala sur le sol froid de la cellule. Dixis tambourina contre la porte et cria :

« - Je viens de tuer ma codétenue ! Elle parlait trop c'était fatiguant... Pourriez virer le cadavre sinon sa va pas sentir bon...

Un garde répondit d'une voix agressive :

- Tu n'as qu'a la bouffer connard !

- Non mais c'est sérieux là, elle est vraiment claquée. »

Le gardien ouvrit le judas de la porte pour regarder dans la cellule, il vit une femme étendue sur le sol et Dixis en train de sourire d'un air machiavélique.

« - Alors tu vois, j'ai tué cette chipie.

- Tu saoûles ! Bon je vais vérifier ça, si c'est pas le cas tu va ramasser ! »

_______________


Le soldat ouvrit la porte, Dixis se poussa sur le coté et ce mit derrière lui. Le militaire se pencha sur la femme. Un pistolet dépassait du holster de son pantalon, il fallait absolument le subtiliser, heureusement dans les bas-fond de Moscou, Dixis avait appris quelque trucs de pick-pocket Néanmoins il tremblait, s'il ratait son coup, fini sa tentative d'évasion. Il approcha lentement sa main de la crosse de l'arme, puis il l'a saisit et la tira doucement. Le soldat donna un coup de pied dans les côtes de la fille qui gémit.

« -C'est pas bien mort ça, tu t'es bien foutu de ma gueule ! »

Il tourna sa tête vers Kaleshenkov qui s'empressa de cacher l'arme dans son dos.

« - Eh bien elle est costaude je croyais qu'elle y était resté...

- Abruti ! Crétin ! Tu vas regretter de m'avoir dérangé ! »

Le garde envoya un direct qui l'atteignit en pleine mâchoire, celui-ci trop heureux d'avoir réussi ne riposta pas et fit exprès de s'étaler lamentablement sur le sol.

- Me dérange plus maintenant !

Puis le garde ressortit de la cellule en bougonnant. Quand il referma la porte Dixis soupira.

La femme se releva puis parla :

- Je le retiens celui-là. Bon alors tu à réussi au moins ?

- Evidemment.

Dixis affichait un sourire triomphal et regarda le nombre de balle dans le magasin. La chance lui souriait car c'était un chargeur haute capacité, il contenait 21 balles.

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Environ une heure plus tard tout les prisonniers se retrouvèrent à la cantine. Aujourd'hui c'était un merveilleux ragoût qui puait le rat mort, cela devait être normal de toute façon puisque cela devait être du rat, comme d'habitude. Dixis s'empressa de retrouver les deux protoss. Il s'installa et ne perdit pas de temps en entamant immédiatement la conversation.

« Alors avez-vous ce que je vous ai demandé ?

- Oui évidemment, nous sommes des protoss de paroles.

- Evidemment, alors montrez-moi le plan.

- Pas avant que vous nous ayez donné une preuve que vous servez à quelque chose ...

- Ah oui bien sûr. »

Dixis sortit le pistolet de sa poche arrière et le passa entre les mains protoss sous la table. Leurs yeux virèrent au bleu signe de confiance et de respect.

- Très bien Dixis Kaleshenkov, je sens que nous allons bien nous entendre. Voilà votre plan.

Dixis attrapa un rouleau de papier toilette qu'on lui passa sous la table. Il le cacha rapidement dans son futal.

- Parfait, j'étudie le plan dans ma cellule, demain je vous fait part de ma stratégie, puis nous passons à l'action le plus tôt possible.

- Attendez, il y'a un obstacle que nous ne pourrons que très difficilement passer. Comme vous le savez sûrement Phobos est dans un désert glacé, nous ne pourrions même pas partir en véhicule en supposant qu'il y en ait dans le complexe car nous n'aurions même pas assez d'essence. Le seul moyen serait de partir en vaisseau, mais aucun de nous ne sait piloter les vaisseaux humains. Alors à moins que vous nous cachiez encore un talent nous sommes bloqués ici.

- Oups ... Je n'ai jamais touché à un tableau de bord de ma vie.

- Nous voilà dans une impasse je crois. »

A ce moment là la codétenue de Kaleshenkov intervint :

« - Moi je sait piloter !

Les protoss et Dixis tournèrent la tête en même temps, les yeux des l'aliens devinrent violet.

- Qui êtes-vous humaine ?

- C'est ma... euh coéquipière, oui j'avais oublié de vous en parler, mais c'est une personne... de confiance.

- Ca va je peux répondre. Ouais j'ai mon brevet de pilotage si ça vous intéresse, et comme je ne compte pas rester ici. »

Les protoss semblèrent indécis mais finalement ils acceptèrent.

« - D'accord nous faisons confiance à votre « amie » Kaleshenkov

- Alors c'est parfait rendez-vous demain camarades. »

Sur ces mots les gardes secouèrent tout le monde en gueulant : « C'est finit maintenant ! Dans vos cellules et vite ! »

Dixis était sur que les gardes étaient réglés à la micro seconde près.
« Alors reprenons, pour faire un court résumé de notre plan il s'agit en premier lieu, de commencer l'évasion dès que nous sortirons de la cantine pour éviter d'être enfermé dedans si les gardes verrouillent les accès devant une mutinerie. Ensuite les protoss érigent des boucliers psioniques, avec notre seule arme et nos bras on se débarrasse des quelques soldats qui traînent pour récupérer leurs armes, on profite du chaos qu'il va y avoir pour s'éloigner le plus loin possible, puis on fonce au statioport par ce chemin là puis par ici et enfin par là. » Dit Hart en montrant les couloirs de son index.

« En effet. Et une fois de plus je m'échapperai d'une prison super fortifiée.

- Et pour une fois Dixis va nous faire part de sa légendaire humilité, n'est pas ?

- Ouais ça va... »

Ils avaient réfléchis toute la journée sur un plan d'évasion, celui-ci semblait faisable même si il relevait quand même d'une bonne dose de chance, car il fallait tomber sur les bonnes cartes d'accès en supposant qu'il n'y ait pas de porte à code, ne pas tomber sur une patrouille de droïdes de combat sinon cela serait la mort assuré, les robots étaient extrêmement performants d'après les dires des prisonniers, et évidemment il ne fallait pas mourir... Ce qui était de loin le plus simple à faire.

« - Bon on verra ... Il fait nuit à présent ont feraient mieux de dormir. Dit Dixis pour mettre fin à toutes réflexions supplémentaires.

- Ouais vaut mieux être frais demain. »

_______________


Les deux prisonniers s'endormirent rapidement malgré les cafards et les rats, il n'y a pas à dire, l'être humain s'adapte très vite.

La nuit parue courte pour Dixis qui se réveilla tant bien que mal, il devait être dans les alentours des 11h. Il y' avait au moins un avantage à Phobos, les gardes ne réveillaient pas tout le monde à 6h du matin comme dans la plupart des prisons. Sa codétenue dormait toujours alors il se leva et envoya un « Debout princesse ! » qui fut accueilli par un grognement. Puis Hart riposta :

« - C'est comme ça que l'on réveille les dames ?

- T'aurais préféré le hurlement d'un gardien névrosé pour sa trop longue présence ici ?

- Vu comme ça... Quoique...

Dixis jura à voix basse puis parla non sans un sourire :

- Je note, je note. Je laisserais le soldat et sa voix suave te réveiller.

- Pfff... »

Après une petite heure d'attente silencieuse, la porte de la cellule s'ouvrit et un garde entra.

« - Allez vous deux la cantine est ouverte ! Bougez vous j'ai pas que ça à foutre !

- Génial. »

_______________


Les deux compagnons de cellules pénétrèrent dans le réfectoire après une petite marche et repérèrent les protoss. Puis ils s'installèrent en face d'eux, ils avaient visiblement l'air impatient.

« - Vous revoilà Kaleshenkov, avait vous réfléchi au plan d'évasion ?

- Oui et nous le mettrons en application à la fin de ce « délicieux » repas. »

En même temps Dixis jeta un coup d'oeil à son assiette, manifestement les cuisiniers étaient toujours les mêmes.

« - Alors expliquez-vous, humain.

- Avec plaisir. Puis Dixis exposa son plan au protoss pendant près d'une dizaines de minutes.

- Cela semble possible, mais complètement fou à la fois. Mais dites-moi la vérité, en fait nous n'avons qu'une seule arme n'est pas ?

- Heu, hé bien oui...

- Vous êtes complètement fêlé humain mais j'aime ce genre d'attitude, c'est une des caractéristiques de votre race, j'aurais du m'y attendre. De plus je ne compte pas rester ici plus longtemps. Alors je vous suis, je pense qu'il est de même pour mon frère. »

Le protoss tourna se tête vers son jumaux.

« - Là ou mon frère va, je vais.

- Excellent on va bien s'amuser ! »

Quelques minutes plus tard et les soldats firent évacuer la cantine, et dès que le seuil de la porte fut franchi les protoss érigèrent leurs boucliers mentaux et Dixis saisit l'unique pistolet de la bande.

« - REVOLUTION ! » Hurla Kaleshenkov qui tira à travers la foule pour créer un chaos général. Il repéra deux gardes qui leurs arrivaient dessus, il ouvra le feu, un soldat s'effondra touché en pleine poitrine, l'autre riposta et tira une rafale de fusil d'assaut qui alla s'écraser contre le bouclier protoss. Dixis fini le travail en lui envoyant une balle en pleine tête.

« - Il est temps de se barrer d'ici camarades ! »

Le groupe alla s'emparer des fusils des militaires morts puis s'enfuie par la porte B-19. On pouvait déjà entendre des tirs d'armes lourdes suivies par des cris de douleur provenant du secteur de la cantine. La méthode des gardes était simple : tuer tout le monde.

Suivant l'itinéraire choisit le groupe ne rencontra aucun soldat, assez étonnant. Mais cela ne dura pas. Arrivé à l'avant derniers couloir, ils virent une quinzaines de gardes embusqués derrière une barricade et ouvrirent le feu sans attendre.

« Génial le comité. » pensa Kaleshenkov.

« - Hart restez derrière les protoss ils vous protégerons des balles ! » Ordonna Dixis en saisissant son fusil « ASMD » de choc, du bon matériel, la prison avait du budget. Pour couvert il n'avait qu'un petit renfoncement de porte dans le mur gauche, alors que les gardes étaient tranquillement derrières leurs caisses et barils. Les frères Krills eux marchaient en synergie. L'un protégeait l'autre et Hart avec son bouclier et le second tirait avec le deuxième fusil ramassé, mais face au flot de balles déversé par les gardes ils ne tiendraient pas éternellement.

« Et que fait on à présent ? Cria Hart par-dessus le boucan des tirs.

« On se défend ! » En même temps Dixis fit mouche sur un garde un peu trop confiant qui s'était mit debout sur la barricade. Le combat semblait s'éterniser quand le frère Krill protecteur dit :

« - Je ne tiendrai plus très longtemps devant cette pression !

L'autre ajouta :

- Moi je n'ai presque plus de balles !

- Ce n'est pas le moment mes chers protoss ! Je crois qu'il ne reste plus qu'une solution, on attend qu'ils rechargent puis on charge. »

Les soldats vidèrent leurs chargeurs sur le bouclier protoss faiblissant, puis à leur surprise les deux extra-terrestres foncèrent, augmentant leur vitesse avec leur reste d'énergie mentale. Ils furent en un rien de temps sur la barricade se jetant sur les gardes, grâce à leur force supérieure les protoss massacraient les humains au corps à corps. Dixis lui aussi en profita pour sortit de sa planque et s'avança en tirant sur les militaires qui tentaient de recharger leurs armes. Mais quelque uns réussirent à riposter. Trois sur les protoss et deux sur Dixis. Les balles n'atteignirent pas toutes leur objectif. L'un des frère Krill fut touché sept fois au torse, l'autre n'eut rien car son bouclier arrêta tout et Dixis se jeta à plat ventre pour éviter le tir et balança une rafale d'ASMD qui dégomma un garde. Il se releva en souriant : « Fallait pas me rater ! » puis il tira une seconde fois tuant un autre soldat qui voulu se mettre à couvert.

Le frère Krill survivant explosa de rage et se jeta sur les pauvres humains restant qui tiraient à tort et à travers sur le protoss qui encaissait tout avec son barrage psionique. Celui-ci les mit en morceau à grands coups de poings, chaque impact avait l'air d'être de plus en plus violent, les os des terriens craquaient littéralement sous les frappes. Quand il ne resta plus aucun soldat debout, Kaleshenkov se retourna pour voir ou était Hart, il la vit étalée sur le sol, baignant dans son sang. Prit de panique en voyant le seul espoir de s'échapper d'ici mourir, il courut à toute vitesse vers elle. Il se pencha et vit qu'elle n'était pas encore morte ni inconsciente. Elle parla d'une voix faible :

« Je crois que je vais y rester ...

- Pas avant qu'on soit sortit d'ici !

- Tu mens moins bien que les médecins. »

Elle avait deux plaies au niveau de l'abdomen, elle perdait énormément de sang. Durant ses études Dixis avait appris quelques rudiments de médecine, et réussi à stopper l'hémorragie pour un temps. Puis il fit un bandage improvisé avec un morceau de tissu.

« - Et bien voilà avec ça tu survivras !

- Sûrement... »

Il mit son fusil en bandouiller et ramassa Hart entre ses bras.

« Il est temps de partir mes chers protoss !

- Tu peux dire « mon » cher protoss à présent, humain. Dixis vit que les yeux du protoss étaient noirs, signe d'une profonde tristesse.

- Ah ... Je suis désolé pour ton frère ... Mais sa mort ne servirait à rien si nous restons ici.

- Je sais, les guerriers protoss doivent ignorer la douleur, de toute sorte, au combat. Alors partons, je tuerai le plus d'humains possible sur mon chemin. »

Le reste du groupe continua pour arriver jusqu'à l'immense porte blindée du statioport, au plus grand étonnement de Dixis elle était submergée par des centaines de prisonniers. Les soldats avaient étaient débordés par les détenus, un scénario inimaginable, normalement les droïdes auraient du massacrer tout le monde, où pouvaient-ils bien êtres passés ?

En tout cas l'équipe en profita pour se faufiler à travers le chaos, tant bien que mal, pour enfin déboucher sur la piste du statioport. Ils repèrent le premier astronef venu et se dirigèrent dessus. Mais un tir de mitrailleuse les fit se mettre à couvert derrière un tas de caisses de ravitaillement. Dixis regarda par-dessus celles-ci pour apercevoir une vingtaine de droides. Ils se dirigeaient vers la porte du statioport, les rebelles ne tiendront plus longtemps face à ça. Les foutues machines arrivaient enfin, et au mauvais moment. Heureusement un seul robot les avait repéré, et se posta statiquement à environ dix mètres des caisses. Les autres ne se posèrent pas de questions et continuèrent leurs routes. Kaleshenkov chuchota :

« - Comment se débarrasser de cette saloperie ?! Nos balles ne lui rayeront même pas la peinture... »

En effet la machine faisait près de deux mètres, deux mitrailleuses lourdes étaient fixées sous ses bras, son exo-squelette en nano-tubes de carbone était insensible au feu, au froid, à la plupart des acides et à n'importe quel calibre de balles, seule une bonne roquette le dégagerais. Mais pour une fois la chance sourit au groupe. Dixis remarqua que les caisses de ravitaillement étaient en fait remplies d'armes, et notamment des armes lourdes comme des lance-roquettes. Dixis en défonça une, puis il saisit un RPG13. Il chargea un obus de 50, visa le droïde, et avant même que celui-ci ne tire le projectile partit et atteignit le robot en plein dans le mille. Il explosa, des morceaux de métal volèrent au quatre coins du statioport.

Kaleshenkov reprit Hart qui commençait à virer de l'oeil et fonça vers l'astronef le plus proche, précédé par le protoss. Ils montèrent à bord, Dixis installa Hart sur le siège du pilote.

« Bon allez montre nous ce que tu sait faire. »

Elle se releva un peu, tira quelques leviers, trifouilla le tableau de bord puis on pu entendre un ronronnement venir des moteurs. Kaleshenkov aperçu à travers le pare-brise du vaisseau le capitaine qui les avait accueillit la première fois, celui-ci hurlait des ordres, des soldats se mirent en position avec des armes lourdes près à faire feu.

« Dépêche Hart ! »

Le vaisseau commença à flotter à quelques mètres du sol, puis il accéléra et fonça en dehors du hangar de Phobos. Pour rapidement se retrouver dans l'espace. Dixis hurla de joie et sauta sur place :

« Yeeepee ! Bye camarade ! »
Le vaisseau filait à travers l'espace, allant de plus en plus vite. Hart mis le pilote automatique en place puis s'enfonça dans son siège en gémissant. Dixis tourna le fauteuil vers lui.

« -Ho ! Hart tu ne vas pas claquer maintenant quand même ?

Aucune réponse.

- Oups c'est peut être plus grave que ce que je pensais... »

Dixis prit Hart dans ses bras et la transporta jusqu'à une table métallique à l'arrière du vaisseau. Il l'allongea dessus et héla le protoss : « Amène moi la trousse de premier soin vite! »

Kaleshenkov enleva le bandage qu'il avait fait à la va vite puis saisit la boîte que lui tendait le protoss. Il l'ouvrit et analysa rapidement le contenu. Quelques pansements, du cicatrisant et de l'anesthésient. A part cela juste un scalpel et une pince, rien de bien folichon.

Hart avait reçue deux balles, l'une l'avait traversée de part en part et l'autre s'était arrêté juste avant son foie, heureusement d'ailleurs. Dixis entreprit d'aller la récupérer avec la pince mais il n'avait aucune formation de chirurgien, il pourrait aussi bien soigner qu'aggraver.

Après quelques secondes, qui semblèrent une éternité, Dixis réussi à choper la balle et à la ramener. Une chose vint pimenter l'opération, Hart repris conscience.

« - T'arrives au bon moment toi !

- J'ai trop de chance. Murmura Hart d'une voix faible.

Dixis pris une seringue pleine d'anesthésient.

- J'espère que t'aime les piqûres ...

- Je déteste ces saloperies.

- Ca tombe bien j'en ai jamais fait de ma vie !

- Enfoiré... »

Dixis sourit à pleine dent à cette déclaration et planta l'aiguille dans l'épaule de Hart qui grinça des dents. Puis il commença à recoudre les plaies, tant bien que mal. A chaque passage d'aiguille la fille était de plus en plus tendue.

« - L'anesthésie ne fait pas effet ?

- Absolument pas !

- Oups, c'est pas normal ... » Mais Kaleshenkov continua quand même.

Arrivé à la fin Dixis étala une bonne dose de cicatrisant sur les blessures puis il pansa les plaies. Il y avait du sang partout, sur la table, par terre, sur ses mains et évidemment Hart était trempée elle aussi.

« - Hé bien voilà, c'est pas trop mal pour ma première.

La femme rétorqua :

- J'espère que sa sera la dernière pour moi.

- Mauvaise langue tu devrais me remercier.

- Je crois que je vais dormir sa sera mieux que de t'entendre encore. »

Elle ferma les yeux et ne dit plus un mot, normal. Il ne manquerait plus qu'elle parle en dormant pensa Dixis.

Kaleshenkov se tourna vers le protoss qui était resté stoïque devant toute la scène.

« Au fait, tu sais ou va le vaisseau toi ?

- Non, humain.

- Ca serait peut être bien de savoir... »

Dixis s'approcha du tableau de bord, plein de voyants clignotaient pendant que des écrans affichaient des données complexes.

« Heu... Y'a pas une carte tout simplement ? Tu t'y connais un peu toi non ? Dixis regardait tous cela d'un air perdu. Le protoss s'approcha et étudia les diverses commandes.

-Les technologies humaines et protoss diffèrent trop pour que je puisse faire quoique ce soit.

-Génial ont sait pas où on va... »

_______________


Environ 2 journées de vol vers l'inconnu passèrent avant que Hart ne se réveille.

« - Et bien on se réveille enfin ! Dixis secoua doucement Hart en même temps.

- Ca va on se calme... La femme avait encore l'air fatiguée, deux cernes marquaient son visage.

- Hmm oui... C'était juste qu'avec le protoss on attendait ton réveil pour te demander où on allait.

- Vers la planète Aïur. Dit Hart en tournant la tête comme si elle craignait la réaction à venir.

- Mais c'est très loin ! Et en plus c'est sous contrôle protoss on va avoir des emmerdes avec la douane !

- Mais c'était juste pour s'éloigner de Phobos, maintenant on peut changer de direction.

- Vaudrait mieux, allez pilote en position sur ton siège !

Mais elle se contenta de lâcher un soupir peu enthousiaste, Dixis l'a fixa intensément d'un air assez impatient qui fit changer d'avis Hart.

- Ok j'y vais ! »

Elle se leva sans broncher, sa blessure n'avait pas l'air de l'a déranger. Dixis resta surpris en voyant une guérison si rapide mais ne dit rien. Elle prit les commandes et demanda la direction à prendre :

« - Où va-t-on ?

- Bon je veux retrouver le type qui m'a envoyé en prison. Alors tu vas mettre le cap sur une lune, celle de la terre. Là-bas je connais quelqu'un qui pourrais me renseigner.

- Tiens il y'a une personne particulière qui a aidée à capturer « Dixis » ? Qui s'est joué de toi ? La voix de Hart était pleine de sarcasmes.

- Ouais un homme que je ne connais pas a envoyé toute la police militaire terrienne et un Ghost à mes trousses. Il a même eu le culot de se montrer via un hologramme en me narguant dans l'ombre. Cette petite confession avait l'air d'avoir fortement agacé Dixis. Et Hart qui ne pu s'empêcher en rajouta encore :

- Voilà qui a le mérite d'être comique... »

Le voyage continua sans un bruit, pendant deux heures tout fut calme, le protoss semblait méditer et Dixis faisait un petit somme. Mais Hart réveilla tout le monde en criant :

« - Regardez il y'a une épave de vaisseau à environ 400 miles ! Elle a au moins la taille d'un destroyer !

Le protoss sortit de ses pensées et répondit avec l'attitude d'un expert :

- C'est un destroyer, il porte l'insigne de l'empire terrien. Mais c'est étrange on dirait qu'il à était abandonné.

- Un vaisseau vide, c'est rare... Mais acquérir un tel engin ne serait-il pas intéressant ?

Dixis avait parlé avec un immense sourire, l'idée de passer d'un minuscule astronef à un Destroyer était plaisante. De plus il pourrait s'en servir comme base d'opération dans ses futurs crimes.

- Ca me semble étrange... Il doit y avoir une raison à cet abandon.

- Ne te bile pas Hart, moi je suis sur qu'il s'agit juste de pirates qui on tué tout le monde à bord, et ayant déjà leur vaisseau ils ont laissés celui-là sur place. Complètement affalé dans son fauteuil Dixis avait parlé d'une voix sûre. Néanmoins Hart n'avait pas l'air emballée pour autant.

- Possible.

- Allons, ne traînons pas une seconde de plus. J'ai remarqué quelque chose qui devrait vous convaincre, venez. »

Il l'amena avec le protoss à l'arrière de leur astronef pour arriver dans une petite pièce sas. Elle était encombrée de caisses métalliques noires. Dessus on pouvait lire : « Gauss Rifles » ou encore « MX-800 » écrit en rouge vif.

« - Et avec ça tu crains encore quelque chose Hart ?

- Pas vraiment. Allez bon d'accord si le Destroyer est encore en état de marche on le prend. »

Dixis serra le poing et cria un « Ouais ! » empli de joie.

Quelques minutes plus tard et ils avaient revêtit leurs armures. Tout deux prirent environ 30 centimètres de haut et de large, ils étaient recouverts de métal tel les chevaliers de l'ancien temps. Les armures en neo-acier MX-800 étaient tout simplement formidables, elles étaient utilisées par les troupes fédérales terriennes et uniquement par elles car leur secret de fabrication est bien gardé. Elles permettent de décupler la force de l'utilisateur, de respirer dans des milieux hostiles ou aquatiques, de résister à des températures extrêmes, d'encaisser les balles sans broncher, voir même une ou deux roquettes. Leur seul inconvénient : leur tailles énorme et encombrante qui diminue l'agilité du porteur. Après cela Dixis distribua les consignes :

« - Bon amarrage au destroyer calculé dans quelques minutes. Krill tu restes à bord pour éviter que quelqu'un nous pique le vaisseau, car s' il reste des survivants et qu'ils n'attendent plus qu'un astronef pour se tirer... Ben tu les calmes. »

Pendant les quelques secondes qui séparaient l'amerrissage et les derniers préparatifs la tension était palpable. Enfin un choc fit tressaillir l'astronef puis le sas s'ouvrit dans un sifflement strident. L'intérieur du destroyer était sombre, le courant devait être coupé.

« - J'active mon spot.

Une lampe s'alluma sur l'épaule gauche de l'armure de Dixis.

- Allons-y gaiement ! » Dirent en coeur les deux compagnons.

_______________


Cela faisait plusieurs minutes qu'ils marchaient sur le sol métallique du vaisseau, leurs pas résonnants sur le sol. Il n'avait vu aucune trace de vie pour le moment. Dixis fini par briser le silence :

« - Il faudrait rejoindre la salle de commandement pour réactiver le courant, si il marche toujours, à bord du vaisseau.

- Ca ne serait pas une mauvaise idée.

- Donc peut être que si on se séparait on trouverait plus vite non ?

- Oui c'est vrai...

- Tu n'as qu'à aller par là et moi par là. Dixis avait désigné successivement deux couloirs, puis il ajouta :

- Au fait c'est quoi ton nom j'en ai marre de t'appeler « tu ».

- Je m'appelle Jellia. »

Alors qu'ils allaient se séparer un choc titanesque frappa tout le vaisseau. Celui-ci trembla fortement pendant quelques minutes et les deux compagnons tombèrent au sol, la voix du protoss retentit dans l'intercom des armures de combat.

« Que ce passe t-il humain ? Il y'a un vacarme pas possible qui vient du destroyer !

- Il y'a eut un choc mais maintenant c'est le calme plat...»

Il silence du vaisseau était tellement « fort » que Dixis avait parlé à voix basse comme si il avait eut peur de « réveiller » l'astronef.

« - Moi j'ai autre chose, là j'entends comme des bruits de pas, juste derrière le sas.

- Bizarre...C'est peut-être des survivants. On va essayer de réactiver les moteurs et le courant, j'utiliserais les cameras de surveillance de bord pour y voir plus clair.

- Ok. J'ai l'impression que les pas se calment. Terminé. »

Dixis voulu se retourner vers Hart, mais il chuta en arrière, il s'était prit le pied dans quelque chose.

« Merde ! »

Il se releva et entendit un cri lointain, assez strident. Il serra son « Gauss », regarda par terre pour voir une dalle dépasser du sol, la raison de sa chute, puis il tressaillit. L'imbécile il ne s'était même pas rendu compte que Hart venait de disparaître ! Le cri était peut être de celle-ci. Une goutte de sueur roula le long de sa tempe.

Kaleshenkov voulu contacter le protoss mais il obtint seulement un silence comme réponse, même pas des interférences, ce foutu silence qui emplissait les lieux. Etait-il arrivé quelque chose à Krill aussi ? Décidément tout le monde disparaissait au mauvais moment...

Dixis repris sa route pour tenter de rejoindre la salle des commandes. Il avançait dans les ténèbres du vaisseau, seul le « spot » de son épaule éclairait les couloirs. Plus il progressait plus le silence devenait pesant. Se déplaçant en ligne droite pour atteindre le cockpit le plus rapidement possible, en supposant qu'il soit à l'avant, Dixis se sentait observé. Mais la chose qui lui trottait le plus dans la tête était la disparition de ses deux camarades.

Il s'arrêta un moment pour s'appuyer contre une paroi et s'orienter un peu, car trois couloirs s'offraient à lui. Mais un ronronnement sourd se déclancha soudainement faisant sursauter Dixis qui eut une forte montée d'adrénaline. Sur le qui-vive il regardait tout autour de lui, rien. Etait-ce Hart qui avait rétablit les moteurs ?

Kaleshenkov pris finalement un chemin au hasard en avançant lentement son fusil épaulé près à tirer, il était trempé de sueur, malgré la présence de son armure il se sentait vulnérable. Un vacarme métallique explosa derrière lui, il se retourna d'un coup, son « Gauss » près mitrailler sondant les ténèbres avec sa lampe. Rien, évidemment se dit-il. Il continua sa marche pour arriver dans le nodal du destroyer, cela voulait dire qu'il n'était vraiment plus très loin de son objectif. Le nodal était la source d'énergie de l'astronef, sans lui le vaisseau était foutu, celui-ci avait l'air en assez bon état. Une boule d'adamantium noire flottait par un système anti-gravitationnel au centre de la salle, elle-même légèrement en forme de sphère, une lumière bleue émanait de l'adamantium. Le sol était submergée par un liquide que l'éclairage rendait sombre, mais Dixis se demanda ce que c'était, il y'avait bien quinze centimètres de cette chose dans toute la salle, que cela pouvait-il bien être ? Normalement tout devrait être sec.

Il se pencha et plongea sa main dedans, son armure n'était pas rongée, ce n était pas de l'acide. Mais il découvrit quelque chose de bien pire... A la lumière de sa lampe il découvrit un élément qu'il ne connaissait que trop bien, il s'agissait du sang. A cette découverte il regarda tout autour de lui, et remarqua des cadavres vaguement humain flotter à la surface de cet océan de mort.

Dixis était extrêmement nerveux, qui avait bien pu faire ça ? Sûrement pas des pirates, les corps étaient bien trop mutilés. Ou alors c'était vraiment des sadiques... N'ayant pas d'autre choix il traversa le nodal plein de sang. En y regardant plus attentivement il vit que des filets de sang s'écoulait le long des parois, il ne valait mieux pas savoir ce qu'il s'était passer dans la salle du dessus. Tout ça dans un silence effrayant.

Le nodal débouchait sur un immense couloir, haut de quatre ou cinq mètres, et large d'au moins une dizaine de mètres. Le ronronnement du vaisseau venait d'ici, le bruit était assourdissant à cet endroit. En traversant le couloir il remarqua une chose, tout ce bruit était absent dans le nodal, peut être était-il insonorisé.

Arrivé au bout du passage Kaleshenkov arriva devant une porte lourdement blindée, dessus il y avait écrit « Salle de contrôle C-14 ». Elle n'était pas verrouillée, heureusement se dit Dixis, manquerait plus qu'il est fait tout le chemin pour rien. Il tapa sur la commande d'accès et la porte s'ouvrit en grinçant, le ronronnement du vaisseau s'arrêta d'un coup, le silence retomba sur l'astronef.

De plus la tension monta d'un cran quand Dixis vit l'intérieur de la salle de commande. La première chose qu'il découvrit fut un bras humain déchiqueté. Kaleshenkov fit quelques pas en avant éclairant la salle de son spot, il regarda de gauche à droite, une vision d'horreur s'offrait à lui, des dizaines de corps s'étendait ça et là. En tant normal Dixis n'aurait pas était ému mais la les hommes n'avait pas était tué par des armes conventionnels, ils étaient à moitié dévorés, éparpillés un peu dans toute la pièce ou bien atrocement mutilés. Il avança jusqu'au centre de la pièce, il s'arrête devant un cadavre au crâne explosé, sa cervelle se répandait sur le sol, on se saurait cru sur une table d'autopsie.

Dixis eut un léger goût de bile dans la bouche, visiblement les types n'avaient pas pu être tués par des humains. Il releva sa tête se retrouva nez à nez avec un ordinateur étrangement allumé, comment cela se pouvait-il ? Il n'y avait aucun courant dans le vaisseau. Kaleshenkov tapota sur le clavier avec son énorme gant métallique pour tenter d'obtenir le journal de bord de l'astronef, mais sans succès, il avait du être effacé. Mais par contre il tomba sur quelque chose de bien étrange. En fouillant dans les données de l'ordinateur il tomba sur la liste de l'ancien personnel, et... Il se vit ! En tant qu'ancien commandant !

A cette révélation Dixis resta figé sur place. Il n'avait aucun souvenir de ça. Etait-il en train de délirer ? Dans ce vaisseau il l'avait l'impression que tout se foutait de sa gueule. Mais un bruit soudain le sortit de ses pensées. Un bruit de pas rapides et cadencés venait du couloir. Dixis prit son fusil gauss à pleines mains et le pointa vers la porte d'entrée. Le son s'accentua devenant plus violent, plus stressant, ce martèlement incessant était interminable. A chaque pas de plus le coeur de Dixis prenait un battement de plus, il suait à grosses goûtes dans son armure et ses oreilles bourdonnaient du sang qu'il lui montait à la tête. Le bruit s'arrêta, on n'entendait plus que la respiration sourde de Kaleshenkov. Puis il entendit un bruit chute sur du métal, comme si quelqu'un avait sauté, puis le pas reprit mais cette fois-ci il était tout près, il s'approchait de Dixis à grande vitesse, celui-ci prit de panique regarda partout autour de lui mais il ne vit rien malgré la lumière du spot.

Le bruit s'arrêta de nouveau, Dixis tournait sur lui-même mais rien ne s'offrait à sa vue, il tenta de se calmer un peu et il aperçu du coin de l'oeil une goûte d'eau tomber sur l'épaule droite de son armure, puis une deuxième, et une troisième. C'était un liquide qui avait l'air collant, qui avait l'air d'être tout sauf de l'eau finalement. Dixis leva lentement sa tête vers en plafond, chaque seconde semblait une éternité, puis...

_______________


... Il vit enfin la source de cette « fuite », une langue gluante qui touchait presque sa visière, elle était suivit par une gigantesque gueule d'une créature inconnue mais hideuse. Le corps de la bête était aussi était énorme, recouvert d'épines et de pointe, le monstre avait quatre pattes terminées par des espèces de faux osseuses qui était encrées dans le plafond du vaisseau, la créature avait aussi de belles dents et une double mâchoire ! L'une étaient à l'intérieure de l'autre. Le monstre lança un cri horrible et strident. Dixis hurla aussi en se jetant en arrière évitant de peu de se faire mordre. Le fusil gauss cracha ses balles de néo-acier en plein dans la figure du monstre qui rugit de rage, il se laissa tomber sur Dixis qui se retrouva sous la créature. Ayant était désarmé à cause de l'impact, Kaleshenkov était dans une très mauvaise position. Le monstre s'apprêtait à l'achever en se mettant sur ses deux pattes arrière, quand le sol céda sous son poids. Le plancher s'effondra avec l'alien dans un fracassement de métal, puis le silence retomba une fois de plus. Presque trop content de s'en sortir comme ça Dixis cria :

« Fallait te mettre au régime connard ! »

Il se releva lentement et souffla un peu, il s'approcha du trou laissé dans le sol et regarda l'étage d'en dessous. Une chose inquiétante le frappa, parmi les débris de tôles il n'y avait aucune trace du monstre. La créature avait du faire une chute d'au moins sept mètres dans les cales inférieures mais cette saloperie était toujours en vie. Dixis serra les dents et jura à voix basse.

Il ramassa son gauss, mais visiblement le calibre de cette arme n'était pas assez conséquent pour blesser le monstre sérieusement, ce qui était une assez mauvaise nouvelle en sachant que ce fusil tirait avec du .50.

Alors il décida de chercher un peut partout dans la salle pour voir si l'un des cadavres ne portait pas quelque chose de mieux. Dans la pénombre et le silence oppressant il tomba sur le corps d'un garde en armure. Il lui manquait quelques membres, dont la tête, mais il avait une mitrailleuse lourde « Bolter 554 », évidemment comme tout bon Bolter qui se respecte il était équipé d'un lance-grenade.

Dixis arracha l'arme de la main restante du garde. Quand il vit le nombre de munitions en magasin il l'afficha un sourire de satisfaction, il restait 726 balles et cinq grenades... Que demander de mieux ?

Après cette acquisition Dixis repensa à Hart, il faudrait la retrouver. L'ordinateur de bord pourrait peut être l'aider.

Il se retourna vers le seul ordinateur allumé et fit une recherche pour connaître tous les systèmes encore opérationnels.

« Ordinateur je veux savoir ce qui fonctionne encore à bord de ce navire.

- Analyse en cours, recherche, veuillez patientez... » La voix féminine de la machine résonnait à travers toute la salle.

- Système d'alimentation fonctionnel, systèmes d'éclairage et de défense détruits, système de surveillance fonctionnel, système de réaction sévèrement endommagé.

Le fait que le système d'alimentation soit encore fonctionnel expliquait pas mal de chose, notamment le fonctionnement de cet ordinateur. C'était juste l'éclairage qui était mort. Dixis enchaîna :

- Si le système de surveillance est opérationnel je veux une vue infrarouge de toutes les caméras internes. »

Quelques secondes plus tard et Dixis pu faire défiler toutes les vues des différentes caméras sur son écran. Le vide absolu ou des cadavres froids. Sauf à un endroit, la salle médicale, un corps était adossé contre l'une des tables visiblement renversée.. Impossible de l'identifier avec l'infrarouge mais à la forme il ne s'agissait pas du monstre. Dixis fit apparaître une carte du vaisseau sur l'écran, et il la chargea dans la mémoire de son armure via un simple câble USB. Comme ça il pourrait la faire projeter quand il le voudrait sur l'intérieur de sa visière. D'ailleurs il remercia l'inventeur de l'holoprojecteur intégré au passage.

Après quelques minutes de déambulation dans l'astronef, Dixis le trouvait de plus en plus effrayant. Chaque couloir, chaque salle et chaque mur semblaient le menacer, le métal froid paraissait transpirer de haine face à l'inconnu qui troublait le silence des lieux. Il arriva enfin à l'infirmerie, il entra avec méfiance. Elle était dans un désordre total, les tables d'opération étaient cassées ou renversées, les outils chirurgicaux étaient éparpillés un peu partout. Le sol quant à lui était poisseux à cause de divers liquides renversés par terre. Avec son spot Kaleshenkov sonda les ténèbres pour y retrouver la table d'opération qu'il avait aperçu avec la camera. Contre elle, une armure de combat qui oscillait légèrement, celle de Hart. Dixis s'approcha lentement, l'armure n'esquissa pas le moindre mouvement. Kaleshenkov chuchota :

« Hé Jellia !

Aucune réaction. Il s'avança encore et parla un peu plus fort :

- Allez ! Nom de... »

Il fut interrompu par Hart qui se leva d'un coup arme au poing, puis reconnaissant Dixis elle ouvrit sa visière et baissa son arme. Du sang coulait le long de sa tempe droite, ses yeux semblaient un peu paniqués. Puis elle parla rapidement :

- C'était quoi ce truc ? Je me suis pris un coup si violent que j'ai volé sur au moins trois mètres ! Ensuite plus rien !

- Tu parles de l'espèce de monstre à quatre pattes ?

- Non du pape ! Mais à ton avis ! En même pas deux secondes y'a un truc qui m'a chopé par derrière lors du choc ! C'est allé tellement vite que je n'ai même pas eut le temps de tirer la moindre balle ! Après il m'a traînée sur plusieurs mètres et je me suis reçue une « claque » qui m'a envoyée ici.

Hart était de plus en plus énervée et sa voix commençait à retentir à travers tout le vaisseau. Dixis lui répondit en chuchotant :

- D'accord mais calme toi, nous ne sommes pas seuls ici... Bizarre quand je me suis battu avec le monstre je n'ai pas eu l'impression qu'il avait une telle agilité...

La fille roula des yeux, signe d'un agacement croissant chez elle.

- Non mais il n'y avait pas que lui ! Trois hommes avec ça, des types avec une force colossale et une rapidité effroyable.

- Ca c'est pas bon... C'est soit des protoss qui utilise l'illusionnisme soit des Ghosts bien entraînés et en plus copain avec un monstre ! Et dans les deux cas nous sommes en fâcheuse posture.

- Bon ne restons pas ici trop longtemps Kaleshenkov, je sens qu'ils vont repasser. »

_______________


Les deux camarades prirent le chemin pour rejoindre leur l'astronef. Par ailleurs le protoss ne répondait toujours pas. Mais à environ la moitié du parcourt Dixis entendit un martèlement régulier venir vers eux, il s'arrête net. Les deux compagnons se mirent dos à dos, arme en main.

Le monstre s'approchait de plus en plus, son pas lourd résonnait sur les plaques métalliques du sol, ou du plafond, la était le problème : il fallait tout surveiller en même temps.

Le monstre s'arrêta, plus un bruit. Dixis transpirait, son coeur commençait à battre la chamade, mais une chose encore plus atroce et inattendue arriva, son spot clignota et s'éteignit. La tension monta, le sang de Dixis se mit à bouillonner mais pourtant un frisson parcouru son dos. Il avait froid et chaud en même temps, une sensation très désagréable. Hart avait l'air d'être dans le même état, sauf qu'elle avait encore sa lampe.

Un bruit de grincement d'acier déchira le silence. Kaleshenkov ferma les yeux une fraction de secondes pour se concentrer, mais quand il les rouvrit il se retrouva face à une rangée de dents baveuses. Dixis ouvrit le feu dans un vacarme assourdissant, le Bolter faisait un bruit effroyable. Le monstre encaissa les balles mais recula sous les impacts. Jellia en rajouta en se mettant elle aussi à tirer mais surtout à éclairer le monstre de son spot. La créature sautait de partout tel un tigre, courrait le long des parois, s'accrochant parfois au plafond. Elle semblait s'épuiser un peu quand elle réalisa un bond prodigieux en avant. En un instant elle se retrouva devant Dixis, surpris, il reçu un coup de griffe magistral qui fit une énorme entaille dans son armure, l'humain tomba lourdement en arrière. Heureusement Hart fit reculer le monstre en plantant sa baïonnette, un couteau de combat de cinquante centimètres fixé à son fusil, dans la joue de celui-ci, de plus elle ne s'arrêta pas de tirer pour autant faisant gicler du sang de partout à travers la salle.

Le monstre réagit attrapant la mitrailleuse à moitié plantée dans sa tête avec ses dents, il l'arracha des mains de Hart d'un simple mouvement de tête puis la cracha sur le sol. Le monstre rugissant de douleur s'approcha lentement de Jellia, ne sachant plus quoi faire elle recula jusqu'à se retrouver acculer contre un mur. L'alien lui bondit dessus près à en finir mais il fut stoppé en plein vol par une rafale de Bolter. Dixis qui s'était relevé avait un genou à terre et tirait sur le monstre qui hurlait de rage à chaque balle reçue. Pour en finir Kaleshenkov chargea une grenade dans son Bolter et l'envoya dans la gueule grande ouverte de la créature. Le projectile explosa dès qu'il effleura une dent du monstre. Il fut éparpillé au quatre coins de la pièce dans une détonation assourdissante. Dixis reçu une douche de sang et de morceaux de chair, heureusement sa visière était fermée. Lâchant son arme il s'adossa contre un mur et souffla un peu. Il regarda sa blessure, il aurait une belle cicatrice.
Les deux camarades avaient repris leur route vers leur vaisseau, Dixis avançait plus lentement à cause de sa blessure. D'ailleurs il cru délirer quand il vit une ombre furtive passer derrière lui.

« - Hé Hart tu l'as vue ? La voix de Dixis était faible et fatiguée.

- Quoi donc ?

- J'ai cru voir quelque chose...

- Non c'est ta blessure, tu as perdu pas mal de sang. Aussi devrions nous... »

Mais sa voix mourut quand elle aperçu trois silhouettes sombre derrière Dixis. Elle voulu crier gare mais une douleur aigue lui déchira le cerveau et elle tomba dans l'inconscience. Kaleshenkov se retourna brutalement pour voir trois hommes en combinaisons noires, leurs fusils braqués sur lui. Il eut un moment de vide, puis Dixis reçu lui aussi une séries d'attaques psioniques.

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Dixis émergea de son inconscience avec un atroce mal de tête. Quand il ouvrit les yeux sa vue était encore trouble, tous ce qu'il voyait c'était une forme blanche vaguement humanoïde se pencher sur lui. Un froid extrême l'envahis quand il sentit une piqûre à son bras droit.

Alors qu'il allait de nouveau sombrer dans le sommeil il entendit une voix déformée par la fatigue :

« - Avec ça il retrouvera la mémoire... Au pire il mourra. »

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La nuit venait juste de tomber. Un beau crépuscule pandorien au ciel rougeâtre. Il était embusqué dans un bosquet de plantes diverses, non loin de son objectif, bien caché au centre d'une forêt. En main, un MP6 K, une des armes les plus dangereuse et silencieuse du moment.

Sûr de lui il avança à travers les arbres jusqu'au mur d'enceinte encerclant son objectif, une petite forteresse clandestine. Il l'escalada presque sans effort même malgré les barbelés placés en haut de la muraille. Il sauta de l'autre coté et courut le plus discrètement jusqu'à la porte blindée et surveillée de la base secrète, en prenant soin d'éviter les projecteurs des miradors. Heureusement son camouflage noir facilitait les choses.

Quand il arriva devant la porte il fit un signe de salut au deux gardes qui la surveillaient, l'un d'eux s'avança méfiant. Profitant de son doute il l'attaqua par surprise, tirant à deux reprises avec son arme. Les deux balles atteignirent les soldats en pleines têtes, qui explosèrent comme des fruits trop mûrs. Le silencieux étouffa les bruits de détonations. Il se dépêcha de prendre les clés magnétiques des gardiens puis ouvrit la porte blindée.

Il avait étudié le complexe et il avançait sans problèmes, évitant la plupart des patrouilles. Mais quand il approcha du centre de commandement une dizaine de gardes l'attendaient dans le couloir. Ils étaient positionnés en rang devant l'entrée, une ligne à genoux l'autre debout. Quand ils le l'aperçurent ils ouvrirent le feu. Les balles sifflèrent quand il recula pour se mettre à couvert. Se callant dans un renfoncement du couloir il attendit que cela se calme un peu. Puis il sortit d'un coup et tira deux rafales successives avant de se remettre à couvert pour éviter les ripostes. Quatre gardes étaient tombés, pour finir il prit une grenade à sa ceinture et la lança dans le couloir. Des cris paniqués retentirent puis une explosion et enfin le silence. Il sortit de sa planque et avança à travers la fumée, des morceaux de cadavres étaient éparpillés un peu partout.

Il pénétra dans la salle défendue, tirant à droite et gauche abatant quelques gardes intrépides mais totalement incompétents. La salle de commandement était remplie d'écrans tactiques et d'ordinateurs, deux passerelles traversaient la pièce. Au centre une estrade avec un homme en blouse blanche dessus, il regardait un écran géant sur lequel des centaines de données défilaient à toutes vitesse. Un garde se présenta sur l'une des passerelles et lâcha une rafale qui n'atteignit pas sa cible, la riposte fut immédiate et mortelle, il l'abattit d'une rafale dans la poitrine. Un autre en voyant ce qui ce passait quitta précipitamment son ordinateur pour sortir un pistolet, mais il n'eut pas le temps de tirer qu'il reçu plusieurs balles et s'écroula.

Il s'approcha de l'estrade, l'homme en blanc se retourna soudainement, celui-ci sourit puis il parla d'une voix triomphante :

« - Vous arrivez trop tard Kaleshenkov ! Pour une fois... Regardez plutôt ça... L'homme appuya sur un bouton et l'écran devant lui afficha une ville cosmopolite à travers la vision d'une sonde. Il y'avait l'air d'avoir eut un carnage, des cadavres couverts de pustules traînaient ça et là, un virus mortel avait fait son office.

- Ce n'est pas possible... C'est faux ! Rugit Dixis. Il serra son fusil près à faire feu.

- Si ! Comme vous le voyez mes recherches bactériologique en matière de virus on bien progressées... Et la ville de Karson, est entièrement morte, des milliers de gens ! L'homme changea de ton, il passa du triomphalisme à un air furibond. Mais...J'en ais assez que vous ruiniez chaque fois tout mes projets ! Encore une base de détruite, et je ne compte plus les autres échecs...Pour une fois j'ai réussi ! Et sachez que cela ne fait que commencer, j'ai amené un ami pour vous. Il vous tuera ici même... L'homme marqua une pose. Et si jamais vous vous en réchapper... Je vous poursuivrai jusqu'en enfer si il le faut !

- Toi d'abord connard ! »

Dixis explosa de rage, il allait vider le reste de son chargeur sur son adversaire quand une violente frappe dans le dos le fit projeter un mètre en avant et chuta de l'estrade. Quand il se releva son ennemi avait disparut, à la place, un autre homme. Un Ghost aux cheveux blancs, une décoloration naturelle sûrement. Celui-ci descendit lentement l'estrade un sourire diabolique aux lèvres.

Kaleshenkov recula de quelques pas et prit une chaise de bureau, il chargea et frappa le soldat avec force. La chaise se brisa en deux sur un bouclier mental et le militaire était intact, son maudit sourire toujours gravé sur ses lèvres. Celui-ci contre-attaqua envoyant une double frappe d'une force incroyable, transformant les côtes et la mâchoire de Dixis en bouillie. Le Ghost avait des gantelets énergétiques à chaque main ce qui multipliait sa force par dix. Dixis vola à travers la salle, allant s'écraser sur le ventre contre une table qui explosa en morceau.

« -Même pas mal ! » Dit-il en se relevant difficilement, si il ne s'était pas cassé quelques côtes il avait de la chance. Il épongea un peu de sang qui coulait le long de son arcade avec sa manche, puis il saisit le couteau de combat accroché dans son dos, une belle lame de près de quarante centimètres. Mais le Ghost sortit le siens, un peu plus grand, en lançant un rire de psychopathe.

Le soldat chargea en criant, il envoya un estoc au visage mais Kaleshenkov l'esquiva de justesse, la lame frôla son visage laissant une marque le long de son front juste au dessus de son oeil, la douleur le fit grimacer, mais sa contre attaque ne tarda pas. Le temps sembla se figer, la main du Ghost tendue en avant, son couteau en main juste au dessus du visage de Kaleshenkov qui était plié en arrière. Rapide comme l'éclair, avant même que le militaire n'eut le temps de faire un autre geste Dixis planta la main du Ghost au vol avec son couteau. Le soldat Hurla de douleur lâchant son arme. Kaleshenkov enchaîna avec un coup de pied retourné dans la tempe du Ghost qui tomba à terre. Il voulu continuer avec un coup de pompe dans le ventre mais le militaire lui attrapa le pied au vol et le tira en avant faisant tomber Kaleshenkov sur le dos qui lâcha son arme à son tour.

Les deux adversaires se relevèrent. Ils échangèrent attaques et parades pendant une minutes au moins. Le Ghost semblait s'épuiser à cause de sa blessure mais il « tricha » et frappa mentalement Dixis qui tressaillit de douleur, le soldat en profita et le cogna avec ses gants énergétiques, l'envoyant contre un mur.

Dixis gémit, son dos était en miette, il était à la limite de sombrer. Mais une grille d'aération était tombée du mur sous l'impact. Kaleshenkov réagit avec l'énergie du désespoir et il la ramassa rapidement pour frapper violemment le Ghost avec. Trop confiant le soldat fut surpris et n'eut pas le temps d'esquiver. Il reçut l'impact en pleine figure et chuta net au sol. Dixis s'acharna sur lui jusqu'à ce qu'il ne bouge plus. Le visage ensanglanté du Ghost était à présent quadrillé. Dixis s'adossa contre un mur et soupira pensant à son échec.

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« -Je vous remet ma démission, je crois que je ne pas en supporter plus. » Kaleshenkov avait parlé d'une voix grave.

Il était dans le bureau de son supérieur, le général Malakov, un homme très imposant physiquement, mais il était loin d'être stupide. D'un âge indéterminé son crâne était recouvert de cheveux grisonnant, une cicatrice courait le long de sa joue. L'air peu avenant on aurait vraiment cru que c'était une brute des bas quartiers. Il répondit de sa voix rocailleuse avec un fort accent slave :

« -On m'avait déjà prévenu... Il fit une pose puis repris. D'un côté je comprend, une ville entière à périe, vous devez vous en vouloir à mort. Mais pour vos excellent état de service vous ne serez pas traduit en cour martial pour cet échec, on trouvera un autre bouc émissaire. C'est pour cela que je ne discuterais pas plus longtemps. J'accepte votre démission, de toute façon si vous ne l'aviez pas fait de vous-même on l'aurait fait. Malakov s'installa dans l'énorme fauteuil de son bureau puis enchaîna :

-Evidemment comme vous le savez, en tant qu'espion vos souvenirs seront entièrement effacés pour éviter tout « débordement » de votre part. D'autre vous serons donné à la place, peut être même un agent de l'empire vous surveillera, car vous connaissez vraiment trop de chose sur l'empire pour que cela tombe entre de mauvaise mains.

Dixis fit un salut militaire et prononça une dernière phrase avant de sortit du bureau :

-Très bien, de toute façon il n'y a rien dont je souhaite me souvenir, général... »

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Dixis se réveilla, il était étendu sur un sol métallique, glacial. Il ouvrit les yeux. Il passa immédiatement sa main sur sa cicatrice au front, il n'avait jamais su d'où elle venait mais maintenant des milliers de souvenirs lui trottaient dans la tête. Tout était vrai il en était convaincu, mais un doute subsistait tout de même. Avait-il vraiment été victime d'une lobotomie ? Plus il se le demandait plus il en était sûr...

Il se releva et remarqua que sa blessure à la poitrine avait disparue, il restait juste une belle cicatrice, sûrement l'oeuvre de médecins très chevronnés.

Appuyé contre le mur de ce qui semblait ressembler à une cellule, il remarqua Hart ses long cheveux dénoués, assise, elle le regardait. Dans cette petite pièce, ni lit, ni meubles, ni rien. Seulement un pavage de plaques métalliques froides, sûrement une calle de vaisseau. Hart se leva et s'approcha de Dixis. Il se regardèrent un moment sans rien dire, puis elle parla :

« - Sa va ? Je sais pas ce qu'ils t'on fait exactement mais ils t'on gardé un moment. Il eut un moment de vide et Kaleshenkov soupira.

- Moi non plus. Mais j'ai l'impression qu'ils mon rendu la mémoire... J'ai pleins de souvenirs qui ont l'air vraiment réels qui me reviennent. Hart sembla hésiter mais elle continua.

- Il t'on rendu la mémoire ? Pourquoi tu étais amnésique ?

- Pas que je sache...

- Et c'est quel genre de souvenir ?

- Hé bien... Il réfléchit un moment. Je me souviens que j'étais un agent au service de l'empire terran il de ça quelques années avant que je démissionne. Il marqua une pause et repris : Je faisais partis des meilleurs, et avant de devenir espion j'ai pas mal trimé dans la flotte impériale, d'ailleurs maintenant je me souviens comment on pilote un vaisseau... J'ai même été commandant, d'un destroyer.

Jellia ne sembla pas trop surprise mais plutôt extrêmement intéressée par ce qu'il disait. Elle enchaîna :

- Et c'est tout ? Tu ne te souviens de rien d'autre ? Quelle est ton ancienne identité ?

Dixis hésita à dire quelque chose de plus. Cette fille était vraiment bizarre, elle récupère de ses blessures bien vite, elle ne se laisse pas impressionnée par les aliens et elle sait piloter. Finalement Kaleshenkov ne connaissait pas grand-chose sur elle. Au lieu de répondre il posa une question.

- Et toi qui es-tu exactement ? A ces mots elle ne su que répondre, elle voulu dire quelque chose mais elle se ravisa. Alors Dixis décida de jouer carte sur table :

- Si tu me dis qui tu es, Jellia, je te dirais qui j'ai été. On pouvait voir une intense réflexion au fond des yeux verts de la fille.

-Très bien Kaleshenkov... Je suis une Ghost au service de l'empire Terran, depuis quelques années maintenant. Je t'ai surveillée depuis que tu as rejoins la vie civile, en tant qu'agent de haut niveau tu as eut accès à énormément de secret d'état, d'armes secrètes, et beaucoup d'autre chose « secrètes ». Donc l'empire sachant que ton ennemi juré n'était pas mort m'a chargée de vous surveiller au cas où il te retrouverait et tenterait de récupérer ta mémoire. Ce qui mettrais sûrement l'empereur dans une fâcheuse posture. Donc j'ai aussi était incarcérée volontairement à la prison. Pour aider à notre invasion les droïdes ont même étaient retenus un moment... Par contre les balles n'étaient pas prévues, et l'alien non plus, mais j'avais déjà entendue parler de telles créatures. Et notre présence ici est due à ton adversaire.

A ces révélations Dixis resta un instant bouche bée, les yeux grand ouvert. Il se reprit et parla d'une voix sûre :

- Bien évidemment mon ennemi juré est le Dr. Hayakim... Je l'ais mis en échec durant plusieurs années jusqu'à ce qu'il réussisse en rasant une ville entière... Ce qui a aussi mis fin à ma carrière.

- Exact. C'est tous ce que tu voulais savoir ?

- Non, déjà il n'y a pas à dire, quand il s'agit de faire gaffe à son cul l'empereur met tout en oeuvre pour le protéger. Mais j'ai deux questions à poser... La première est : Le « récurage » de cerveau n'est-il pas définitif ? Comment ce fait t-il que je récupère mes souvenirs ? Et secundo : Jellia Hart sont-ils tes vrais noms ? Où m'as-tu aussi mentis l'a dessus ?

- Normalement la lobotomie est définitive, mais visiblement notre Docteur n'a pas fini de nous étonner, comme tu le sais il a toujours était en avance sur son temps... Quant à mon nom... Elle s'arrêta mais à la mine inquisitrice de Dixis elle repris : Oui ce sont mes vrais noms.

- Dans le code 648 de l'espionnage il n'est pas obligatoire de toujours employer un faux nom dans ce genre d'opération ?

Hart le regarda dans les yeux puis se détourna et parla à voix basse :

- Oui... Mais je ne l'ais pas fait, je ne sais pas pourquoi... »

_______________


Le deux interlocuteurs s'arrêtèrent de parler. Pendant quelques minutes qui semblèrent une éternité plus aucunes paroles ne vinrent troubler ce silence. Dixis savait maintenant pourquoi cette femme connaissait tellement de chose... Mais lui aussi en l'espace d'un instant il avait acquis de nombreuses nouvelles connaissances. Les arts martiaux, les codes secrets, les emplacements de bases militaires, une multitude de nouveaux langages, une bonne partie des personnalités de l'ombre de l'empire, le pilotage d'un vaisseau et bien d'autre encore... Quand il y pensait les impériaux ne lui avait vraiment rien laissé, à part ses études de bases et ses biceps couverts de tatouages. Mais ils ne l'avaient pas lâché pour autant, lui collant une Ghost aux basques. Au final Dixis avait gagné l'expérience de deux vies, et il était loin d'être vieux, il avait eut une véritable chance d'un côté.

Hart finit par briser le silence. Elle parla d'une voix fatiguée, comme si toute cette conversation l'avait épuisée.

- Et alors de quoi te souviens-tu Dixis ? Il sortit brusquement de ses pensées et répondit :

- De tout, absolument de tout à présent, tout est revenus. Si l'autre fêlé de docteur Hayakim veux m'arracher mon savoir il aura quelque chose à prendre. Et vaudrait mieux se tirer d'ici si l'on ne veut pas finir morts tout les deux.

Jellia approuva d'un hochement de tête et ajouta :

- J'ai mes pouvoirs psioniques, maintenant je peux m'en servir puisque tu sais qui je suis... Mais ils sont limités tant que je n'ais pas la combinaison réglementaire des Ghosts. Aussi je dois te dire que mes pouvoirs son supérieurs à la normale, car j'ai étais cobaye d'implants bioniques qui démultiplies mon énergie mentale.

- C'est vrai que vous les Ghost doivent porter ce truc si vous voulez être efficace... Mais visiblement y'a des collègues à toi ici, on aura qu'a leur « emprunter » la leur. »

_______________


Avant que les deux compagnons n'aient le temps d échafauder un plan la porte de la cellule s'ouvrit pour laisser rentrer quatre hommes. Trois s'avancèrent, des Ghosts. Dixis en reconnu un, celui qui l'avait attaqué à Moscou avec sa « face de grille » inimitable... Mais en y pensant plus Kaleshenkov se rappela que c'était aussi le Ghost qu'il avait affronté le jour qui avait sonné le glas de la fin de sa carrière. Il avait massacré à coup de grille d'aération, décidément il y'a vraiment des gens à la peau dure...

Le quatrième homme était le Docteur Hayakim. Il portait une blouse blanche, mais un pistolet-mitrailleur était accroché à sa ceinture. Il avait la peau légèrement basané, son crâne était dépourvus de tout cheveux par contre il avait une fine moustache. Le reste de son visage était angulaire et taillé à la serpe avec des pommettes saillantes et des petits yeux sournois. A part cela il n'avait pas l'air d'être très musclé, mais Dixis savait pour l'avoir souvent affronté que c'était un génie du mal. Le « docteur » commença à parler :

- Salutations mon cher Kaleshenkov ! Heureux de vous revoir...

Dixis répondit d'une voix acide :

- Ce n'est pas réciproque ne vous inquiétez pas...

Hayakim sourit néanmoins et continua.

- Je m'en doute. J'espère que vous avez bien retrouvé la mémoire ? Oui c'était soit ça, soit la mort, en effet vous avez était cobaye... Vous ne m'en voulez pas trop ? Ah, et avant que vous ne me le demandiez, le protoss est mort. Il n'a pas voulut se rendre et mes soldats ont eux raison de lui... Par contre votre chère amie va bien comme vous pouvez le voir ! Je l'ais gardé au cas où il faudrait la torturer pour vous faire parler, oui vous faire parler vous savez de quoi bien sûr ?

Une pose ponctua la déclaration du Docteur, n'attendant pas une réponse de Dixis il continua :

- Comme vous pouvez le voir j'ai bien progressé en matière de biologie, vous savez le monstre que vous avez affronté sous la surveillance de mes Ghosts, hé bien c'était un humain à la base ! Kaleshenkov grimaça en apprenant cela, combien d'autres inventions machiavéliques ce taré avait-il en réserve ? Hayakim enchaîna avec le ton joyeux qu'il employait depuis le début de la conversation :

- Oui le vaisseau dans lequel vous avez débarqué n'était qu'un terrain d'essais, j'y lâchais quelques prisonniers ou incompétents et je pouvais ainsi tester mes géniale inventions ! Mais vous savez vous n'avez vraiment pas eut de chance ! Le docteur du reprendre sa respiration tellement qu'il était excité. Je vous ais envoyé à Phobos en huilant les bon engrenages de l'administration corrompue de la terre. Normalement j'aurais du ensuite vous faire extrader de la prison pour vous récupérer mais vous vous êtes échappé avant... Heureusement pour moi vous avez eut la très mauvaise idée de vous arrêter ici pour tenter de piller un destroyer à l'abandon. Ah... Si seulement vous aviez vu mon vaisseau en mode furtif ou si vous aviez fait preuves de plus de prudence... Vous ne serez pas ici ! Quelle ironie ! Puis Hayakim partit dans un rire démoniaque pendant près de cinq minutes. Quand il se calma il sortit en lançant :

- Je vous laisse une heure pour réfléchir, soit vous décidez de vous « confier » soit, et bien surprise ! Mais cela ne sera pas agréable. »
Sans perdre une seconde, les deux camarades commencèrent à établir un plan avant que l'autre fêlé ne se ramène. Avec les connaissances nouvellement acquises en combat au corps à corps de Dixis et les pouvoirs Psionique de Hart, qui visiblement étaient inconnus de leurs ravisseurs, ils avaient une chance de réussir leur coup. Evidemment le pourcentage de réussite dépendait surtout du nombre de gardes qui viendraient les chercher. Mais alors qu'ils se préparaient une question taraudait Dixis, que deviendrait-il une fois partis d'ici, si il réussissait, que fera l'empire de lui ?

« - Hart, j'ai une petite question à te poser... Kaleshenkov marqua une petite pose, pour avoir toute l'attention de sa coéquipière. Je voulais te demander ce que tu feras de moi une fois hors d'ici ?

- Hé bien...

Elle réfléchis un moment puis elle repris :

- Soit tu te soumets à l'empire et je te ramène à eux, dans ce cas là ils décideront de ton sort. Par contre si tu refuse, il y'a de forte chance pour qu'il te poursuive jusqu'à la fin de tes jours...

- Je ne compte pas rejoindre les impériaux... Dixis observa la réaction de Jellia, étonnamment elle avait plutôt l'air contente de cette déclaration.

Kaleshenkov continua :

- Pas question que je serve à nouveau « l'empereur »... »

Il fut interrompu par la porte de la calle qui s'ouvrit dans un grincement. Un Ghost et quatre gardes armés s'engouffrèrent. Deux soldats s'avancèrent pour saisir Dixis par les bras sous l'oeil attentif du Ghost. En une fraction de seconde le chaos régna, Hart envoya une puissante onde de choc qui projeta les militaires contre les murs leur faisant perdre leurs armes, deux moururent fracassés sur le coup. Le Ghost par contre arrêta l'attaque avec ses propres pouvoirs. Dixis lui fonça dessus avant qu'il n'ait le temps de sortir son pistolet, lui envoyant un coup de pied pleine tête. Le soldat tomba lourdement sur le dos. Hart foudroya mentalement un garde qui s'était relevé, il s'effondra en hurlant. Les pouvoir psy de Jellia était vraiment largement supérieur à la moyenne.

Le Ghost évita un coup de talon de Dixis en roulant sur le dos, mais il n'évita pas le deuxième et se le pris en plein estomac. Paralysé par la douleur il s'en prit un troisième dans le visage, puis un quatrième et enfin un cinquième fatal.

Hart s'attaque au dernier garde vivant d'un enchaînement de coup de poing dans le plexus, l'homme s'écroula dans un râle d'agonie.

Dixis se pencha sur le Ghost crevé et observa sa combinaison, puis il se tourna vers Jellia.

« - J'espère que c'est à ta taille, je l'ai pas trop abîmé exprès pour toi...

- Je serais peut être un peu serrée au niveau de la poitrine... » Répondit-elle non sans un sourire.

Kaleshenkov déshabilla le soldat mort et il refila la tenue récupérée à sa coéquipière. Dixis attendit en regardant Hart qui commença à se déshabiller à son tour. Elle lui jeta un regard noir, et d'un geste elle lui intima l'ordre de se tourner. Kaleshenkov soupira et se tourna, dommage se dit-il en souriant.

A peine une minute plus tard Jellia avait revêtue la combinaison. C'est vrai qu'elle avait l'air vraiment à l'étroit, ses formes étaient bien visibles, moulées par la tenue. Des étranges tuyaux partaient de la base de sa nuque, parcourant sa colonne vertébrale, ses bras et son torse. Dixis cessa de regarder la poitrine de Hart et se concentra.

« - Bon il ne faut pas traîner ici, d'autres garde vont sûrement venir... Essayons de trouver l'armurerie comme prévu. »
Jellia acquiesça et ferma les yeux un instant. Elle les rouvrit, ses pupilles étaient devenues bizarrement dilatées, on ne voyait plus que du vert sombre dans le regard de la jeune femme.

« - Je vais me rendre invisible, comme ça je reconnaîtrais le terrain, tu n'auras qu'a me suivre un peu à distance.

- Très bien. » Dit-il en ramassa l'arme de l'un des gardes mort.

Hart sentit comme des milliers d'aiguilles se planter dans son corps, puis un intense fourmillement, une sensation déroutante pour les Ghosts débutant, mais elle y était habituée depuis longtemps. Enfin une vague de froid l'envahit, signe qu'elle venait de disparaître sous le regard fasciné de Kaleshenkov.

Elle sortie de la cellule suivie à quelques mètres d'écart pas Dixis qui essayait d'être le plus discret possible, heureusement il y arrivait sans trop de problème... Après tout il avait fait ça une bonne partie de sa vie. Grâce à Hart ils évitèrent plusieurs patrouilles, après quelques minutes de déambulation dans le vaisseau ils tombèrent enfin à l'endroit recherché : l'armurerie. Deux gardes en train de fumer étaient flanqués devant une lourde porte métallique, dessus il y avait écrit : « Armory » en rouge.

Kaleshenkov sentit que Jellia s'approchait lentement des militaires, elle s'apprêtait à frapper vite et fort. Soudainement la nuque de l'un des soldats forma un angle étrange, un craquement d'os retentit. L'autre tourna ses yeux paniqués vers son camarade qui s'écroulait. Il voulut crier mais il reçu un coup de poing invisible dans la pomme d'adent, il suffoqua un court instant puis mourut étouffé. Hart réapparut en chutant sur un genou. Dixis courut jusqu'à elle. Mais avant qu'il ne soit arrivé elle s'était déjà relevée, ses yeux toujours entièrement vert. Elle parla d'une voix étrange, plus grave que d'habitude :

« - Pas de panique c'est normal, l'invisibilité est un pouvoir qui sollicite beaucoup d'énergie, mais je récupèrerais vite... Par contre je sens la présence d'un autre Ghost tout proche...

Kaleshenkov serra son arme, près à faire feu.

- Te sens t-il aussi ? Demanda t-il d'une voix nerveuse.

- Non je masque notre présence avec mes pouvoirs. Je crois qu'il est juste de l'autre côté de la porte. Passe devant je suis trop affaiblie pour le moment... Mais j'essayerais de te protéger de ses attaques.

- Ok c'est cool ça. »

Dixis appuya sur la commande d'ouverture de la porte qui s'ouvrit dans un léger sifflement. La salle n'était pas trop grande, il y avait trois grandes tables au centre, couverte d'arme en tout genre, une multitude de casiers tapissaient les murs, ils devaient être remplis de munitions et autres. Mais aucune présence « visible » d'un Ghost. Kaleshenkov avança lentement jusqu'au milieu de la pièce, toujours rien. Soudainement une silhouette humaine apparue au fond de la pièce, un fusil canister-10 entre les mains. Dixis se jeta à terre pour éviter plusieurs tirs qui laissèrent d'énormes empreintes dans les murs. Relevant la tête, il vit une lame tronçonneuse posée contre la table devant lui. Il la saisit et l'activa, puis il bondit hors de sa cachette, évitant encore quelques tirs. Il atterrit en une superbe roulade et se releva juste devant le Ghost, comme prévu. Sa lame tronçonneuse en main il frappa dans un cri de rage, les dents assoiffées de l'épée mordirent la chair du Ghost, le coupant presque en deux. Le soldat s'écroula dans un bruit mat, ses deux mains crispées sur son abdomen.

Hart entra tranquillement dans la pièce, en voyant su sang de partout elle demanda d'une voix ironique à Dixis :

« - Tu fais tout en finesse toi...

- Oui comme d'habitude. » Ajouta-t-il sur le même ton.

Après cette petite « plaisanterie » les deux compagnons firent main basse sur une bonne partie de l'armement. Kaleshenkov garda sa lame tronçonneuse et prit une mitrailleuse lourde RpK, quelques grenades, deux Tokarev dernière génération ainsi qu'un gilet pare-balle spectra au cas ou. Quant à Hart elle prit « juste » une paire de gantelets énergétiques, et un fusil d'assaut G78.

Ils quittèrent l'armurerie, marchant d'un même pas, puis ils prirent la direction de la salle des commandes. Ils traversèrent de nombreux couloirs sans rencontrer personne, ce qui n'était pas normal du tout, car leur évasion devait être connue de tout le monde. Finalement ils débouchèrent sur la salle des machines, un endroit bruyant et un peu plus sombre que le reste du vaisseau. C'est avec méfiance que les deux camarades s'engagèrent dans cet endroit.

Et ils avaient raison car à peine eurent-ils fait deux pas qu'un rafale les manqua de peu. Courant pour se mettre à couvert derrière une immense turbine d'autres tirs sifflèrent à leurs oreilles.

« - Le bal va commencer ! » Murmura Kaleshenkov.

Il regarda par-dessus son épaule pour voir une trentaine de gardes armés ! Hayakim leurs avaient préparé la totale. Il fit signe à Hart de prendre la gauche, lui s'occuperais de la droite. Jellia sortit de la planque en se rendant invisiblen ne laissant même pas le temps aux gardes de lui tirer dessus.

Dixis lui dégoupilla deux grenade « maxi fragmentation » et les envoyant dans le tas. Une double détonation assourdissante se répercuta à travers tout le vaisseau, une alarme rugissante se déclancha, des machines explosèrent ajoutant encore plus de chaos a l'assaut. Profitant du désarroi passager des soldats Kaleshenkov quitta son couvert en une roulade, se positionna sur un genou, puis envoya plusieurs courtes rafales successives, abatant le plus d'adversaires possible.

Mais un évènement vint gâcher cette petite fête. Le RpK de Dixis lui fut arraché des mains par un Ghost qui venait juste d'apparaître, un sourire démoniaque aux lèvres, il s'agissait de « Face de grille ».

Hart de son côté tirait avec son fusil G78, faisant des trous de la taille d'une boule de bowling dans les militaires. Ils couraient dans toutes les directions ne sachant pas quoi faire à cause de l'invisibilité du Ghost. Mais l'un à l'air plus gradé que les autres eut une once de bon sens et lança une grenade EMP. Dans un bref flash l'électronique de la combinaison de Jellia grilla en à peine quelque seconde, et elle redevint visible à son grand damne. Les gardes se tournèrent immédiatement dans sa direction, étant déjà assez proche d'elle ils optèrent pour le corps à corps de peur de blesser un de leurs camarades. Un instant plus tard et ils brandissaient tous des matraques ou des tong fa et chargèrent Hart légèrement prise au dépourvue.

« -Grillage ! Comment va-tu ? Sa c'est bien passé ta chirurgie esthétique ? Et ta convalescence ? »

Visiblement il n'y avait rien qui énervait plus le Ghost que de rappeler ses vieilles cicatrices... Car c'est dans un cri de rage haineux qu'il jeta le RpK de Kaleshenkov sur le côté pour brandit une énorme clé à molette, manifestement le soldat avait un petit faible pour le corps à corps. Attaquant avec une rapidité effroyable il faillit arracher la tête de Dixis, mais celui-ci se baissa au dernier moment. Kaleshenkov attrapa sa lame tronçonneuse accrochée dans son dos, et riposta promptement d'un coup dans les jambes de son ennemi. D'un pas d'esquive agile le soldat l'évita. Puis il hurla de fureur couvrant presque l'alarme, et frappa avec violence sur l'épaule de Dixis qui tenta d'échapper à la clé, mais le Ghost était vraiment véloce et atteignit sa cible. Dixis tomba a genou sous l'impact, sentant que son épaule venait de se déboîter il serra les dents de douleur. Le soldat commença à lever son arme au dessus de sa tête, pour achever Kaleshenkov.

D'un revers de pied Hart balaya un soldat, d'un coup de poing énergétique elle envoya valser un autre militaire, puis de son autre main elle attrapa au vol le bras d'un garde qu'elle brisa d'un simple mouvement de poignet. Mais il venait de plus en plus d'hommes et elle ne pu esquiver toute les attaques, les coups de matraques pleuvaient, même si avec sa force décuplée de nombreux militaires apprenaient à planer elle ne tarderait pas à succomber sous la masse.

Le regard fou de Ghost, la fin imminente, et la douleur semblèrent figer Dixis au sol. Mais sa rage et sa soif de vengeance reprirent le dessus, il para l'attaque du soldat avec sa lame tronçonneuse. Dans un hurlement de métal l'arme de Kaleshenkov trancha la clé du Ghost. Le sourire du militaire se crispa devant ce revers, mais il tenta tout de même de s'acharner avec le manche de son outil. Revigoré par ce retournement de situation Dixis découpa net le bras droit du Ghost au vol, aspergeant par la même occasion ses habits de sang. Dans un cri de douleur le militaire tituba en arrière, s'arrêtant contre une barrière de sécurité. Derrière elle, au moins six mètres de hauteur avant de tomber dans une soute.
Profitant d'un moment de répit Dixis repéra une énorme machine proche de lui. Il fonça contre elle, épaule en avant, quand il la percuta le choc fut violent, mais son épaule venait de se remettre en place dans un claquement d'os.

Il se retourna rapidement et vit un groupe de cinq gardes débouler à sa gauche par un escalier, ils descendaient visiblement de l'étage supérieur. Le premier voulu ouvrir le feu mais Kaleshenkov lui lança sa tronçonneuse, la recevant en plein torse le soldat mourut dans un geyser de sang. Avant même que les autres militaires n'aient le temps d'utiliser leurs mitraillettes, Dixis dégaina ses deux Tokarev avec dextérité et en tua trois dans un déluge de balles. Seul le dernier pu tirer une rafale qui fut arrêtée par le gilet spectra de Kaleshenkov, il riposta promptement en chancelant un peu en arrière. Puis du coin de l'oeil il pu voir le Ghost tenter de dégainer son pistolet, mais Dixis fut plus rapide et lui envoya une balle dans le torse, faisant passer « Face de grille » par-dessus la barrière.

Hart était à la limite de sombrer sous le nombre des assauts, faiblissante elle tenta sa dernière chance. Elle repoussa ses ennemis avec un violent coup de pied circulaire, lui laissant une fraction de seconde pour concentrer une colossale quantité d'énergie. Puis quand les gardes revinrent à la charge elle libéra sa « surprise » d'un seul coup. Une énorme onde de choc mentale dévasta tout sur son passage, les plaques métalliques du sol se tordirent dans un hurlement de métal, des machines explosèrent, le plafond sembla s'effondrer, et une bonne partie des militaires furent foudroyés sur place dans des cris horribles. Les autres furent projetés sur plusieurs mètres, allant violemment s'écraser au sol. Hart était exténuée et s'écroula à son tour.

Dixis s'approcha de la zone de carnage, des gardes morts éparpillés un peu partout. Aucun bléssés, que des morts. Puis il repéra enfin Jellia allongée sur le dos au milieu des vestiges de la salle des machines, visiblement elle était en assez piteux état. L'alarme s'était arrêtée lors du déferlement d'énergie, et le calme était retombé sur le vaisseau, pour le moment.

Kaleshenkov s'avança vers Hart, à son approche, elle s'assis et souffla un peu. Ses yeux étaient redevenus normaux.

« - C'est la première fois que j'utilise autant d'énergie mentale, je crois que je ne pourrais plus en utiliser avant quelques jours... Sa voix était essoufflée, mais elle avait perdue son timbre grave.

- Je vois ça... Moi aussi j'ai pris quelques coups, répondit Dixis en jetant un coup d'oeil à son épaule. Mais ça ira.

- Bon allons-y ! Il ne faudrait pas faire attendre notre cher Hayakim...

- Oui, j'ai deux mots à lui dire... » Ajouta Kaleshenkov.

Les deux camarades récupèrent leurs armes, et se dépêchèrent de sortir de la salle des machines en ruines. Ils rejoignirent un couloir, ou plutôt un immense hall aux murs blancs. Une odeur putride se dégageait de cet endroit, celle de cadavres en décomposition. Eclairé par plusieurs néons on y voyait parfaitement, le lieu était vide et curieusement calme, ce qui ne dura pas longtemps.

Quand ils furent arrivés à environ la moitié de cet étrange passage, nos deux compagnons purent apercevoir quatre homme au fond de celui-ci. Enfin cela ressemblait à des hommes, mais quand ils les distinguèrent plus clairement ils se rendirent compte qu'ils n'avaient rien d'humain, ils ressemblaient à des sortes d'horribles zombies, certains avaient de longues griffes, d'autre des tentacules, leur peau était recouverte d'écailles brunes et des pointes ou des appendices sortaient à divers endroit de leurs corps. Devant cette vision cauchemardesque Dixis en eut presque la nausée, encore des victimes de la folie d'Hayakim. N'hésitant pas une seconde il ouvrit le feu avec son RpK, mais les balles se fichaient dans le corps des monstres sans causer plus de dégâts, idem pour Hart qui s'acharnait avec son G78. Au dessus du vacarme des tirs Jellia hurla :
« - Que fait-on maintenant ? Ces saloperies ont l'air de ne pas vraiment craindre les balles !

- Passons au plan B ! Clama Kaleshenkov.

- C'est quoi le plan B ?

- Corps à corps !! »

Dans un cri de guerre Dixis prit sa lame tronçonneuse et se jeta dans la mêlée, rapidement suivit par Hart. Arrivant au contact les monstres se révélèrent plus agiles qu'ils en avaient l'air. La première attaque de Kaleshenkov fut esquivée par un zombi à quadruple tentacules qui ne se priva pas de riposter dans un sourd mugissement. Deux appendices volèrent sans succès, un autre fut tranché par Dixis mais le quatrième le frappa avec une force insoupçonnée et l'envoya à terre.

Hart rencontra les mêmes difficultés, étant au prise avec deux monstres armés de longues griffes tranchantes comme des rasoirs elle devait sans cesse esquiver pour tenter d'avoir une ouverture. Ce qui fini par arriver. Agile comme un chat, elle évita une attaques et envoya ses deux gantelets en plein dans la figure d'un mutant. Dans un affreux craquement d'os du sang jaunâtre éclaboussa les manches de Hart, le zombi vola sur quelques mètre pour allez se rétamer au sol.

Dixis multipliait les feintes et s'évadait sans cesse, évitant les tentacules du monstre qui n'arrêtaient pas de claquer en l'air tel des fouets. Mais il finit par se retrouver acculé contre un mur à cause du quatrième zombi qui venait d'entrer dans l'action. Celui-ci avait une immense langue qui pendait hors de sa bouche et une rangée de crocs bien aiguisés. Le mutant à tentacule tenta une attaque conjointe de ses trois membres restant, mais beaucoup trop basse, ce qui signa sa perte. Grâce à une chance insolente Dixis réussit à les esquiver en bondissant comme un tigre au dessus d'elles, il retomba dessus et les coinça avec ses rangers, puis avant que le zombi ne les retire il trancha les appendices restants. Dans un horrible hurlement le monstre recula. L'autre tenta une attaque audacieuse sur le flanc de Kaleshenkov mais il se rata et vint s'empaler sur la lame du russe. Le sang jaune du mutant gicla en grande quantité, puis il s'effondra, visiblement mort.

Profitant du fait qu'elle n'avait temporairement plus qu'un adversaire Hart redoubla d'effort. Evitant les assauts successifs du zombi restant elle riposta d'une contre attaque magistrale. En une fraction de seconde elle glissa sur la gauche du monstre et lui envoya son talon dans la rotule, le mutant tomba sur un genou, ensuite elle l'enchaîna et lui bourra la tête de coups de poing jusqu'à ce que celle-ci ne s'arrache et ne rebondisse plusieurs fois dans un bruit atroce.

Le zombi à tentacule sans tentacules ne résista plus très longtemps aux assauts continus de Kaleshenkov. Et le monstre fut rapidement et « proprement » découpé en morceaux. Puis voyant le derniers mutant se relever, la gueule toute déformée par le double coup de Hart, il lança son épée tronçonneuse qui alla se ficher en plein dans le torse du zombi, qui fut rapidement achever par Jellia.

Allant récupérer son arme dans le monstre mort Dixis s'exclama :

« - J'espère que ce sont les derniers petits copains d'Hayakim... Si je le trouve celui là... ça va barder !

- Pareil ! Mais je sens que nous ne sommes plus très loin de lui... Méfiance tout de même il a sûrement encore quelques tours en réserve ! » Rajouta Hart.

Les deux camarades reprirent leur chemin et traversèrent le reste du couloir. Puis il déboulèrent par une porte sas blindée dans ce qui ressemblait à une immense salle de contrôle. Une baie vitrée s'étendait sur tout un pan de mur, mais elle était protégée par de lourds volets métalliques. Il y avait aussi plusieurs ordinateurs et postes de commandes sans pilotes. Seul Hayakim était là, assis sur un siège, au milieu de la salle. Il ne souriait pas comme à son habitude, on pouvait voir une lueur de haine au fond de ses yeux noirs.

« - Kaleshenkov... Décidément vous n'êtes qu'un problème... A croire qu'on vous a créé pour me faire chier ! Tonna-t-il.

D'un ton sarcastique Dixis répondit :

- Qui sait ? C'est vrai que j'y prends goût à force !

- Arrhg ! Il est temps d'en finir ! Je vais mettre un terme à votre vie une bonne fois pour toute !! Le docteur hurlait de plus en plus fort, prenant un timbre presque inhumain.

- Essaye toujours ! »

Dans un rugissement de rage et de colère la peau d'Hayakim sembla gonfler, puis se déchirer, et enfin éclater. Il grandit et grossit à une vitesse affolante, une rangée de pointes apparut dans son dos, de longues griffes lui poussèrent, ses yeux virèrent au rouge sang.

Il n'y avait plus rien d'humain chez le docteur... C'était maintenant un colosse d'au moins quatre mètres, large comme un char d'assaut, à la chair marron sombre et aux muscles saillants. Sa mâchoire proéminente s'ouvrit, affichant une rangée de crocs aiguisés. Puis le monstre parla d'une voix retentissante :

« - Ouiiii Kaleshenkov j'ai testé plusieurs expériences sur moi même !! Tu vas contempler ma vrai FORCE ! »

Le RpK et le G78 ouvrirent la danse en même temps, sous un déluge de feu le monstre ne sembla même pas trembler, il avançait à toute vitesse vers les deux camarades. Dixis sauta d'un côté et Hart de l'autre pour l'esquiver, l'alien freina et se tourna vers Kaleshenkov qui changea d'arme, pour son épée tronçonneuse. Dixis chargea le monstre évitant de justesse un coup de griffe qui l'aurait coupé en deux, puis il en arrêta un second avec son épée, mais les dents de sa lame ne raillèrent même pas les griffes d'Hayakim.

Hart passa par derrière et sauta sur le dos du « docteur », l'escaladant grâce à ses proéminences osseuses, trop occupé par Kaleshenkov la bête ne fit même pas attention à Jellia, et elle pu monter jusqu'à ça nuque. D'un double coup de poing dans l'atlas qui aurait tué n'importe qui, Hart ne réussi seulement qu'a énerver le monstre qui d'une secousse la fit voler à terre.

L'alien tenta d'attraper Dixis avec un assaut croisé de ses deux bras. Mais heureusement Kalehsenkov roula en avant passant sous les griffes. Il se releva à même pas dix centimètre du monstre, et assena un violent coup de tronçonneuse qui fit une belle entaille dans le ventre d'Hayakim qui recula sous le choc. Nullement calmée la bête riposta, et d'un revers de main griffu, il envoya Dixis s'écraser près de la baie vitrée.

En voulant se relever Kaleshenkov s'appuya sur un levier et l'activa sans le vouloir, dans un ronronnement de métal les volets de protection des vitres commencèrent à s'ouvrirent

Les côtes douloureuses et le moral brisé, il se demanda comment vaincre une telle créature. A part avec des armes lourdes c'était impossible, ce qu'il ne possédait pas bien entendu.

Hart se releva difficilement, elle avait fait une sacrée chute. Soufflant un peu contre un mur elle vit le monstre s'approcher, lentement, il savait qu'il avait gagné alors il prenait du plaisir. « Connard ! » Pensa t'elle. Emplie de haine et de rage, Jellia tenta une dernière action. Elle courut à toute vitesse vers la bête et au dernier moment elle réalisa un bond prodigieux, arrivant au niveau du visage de l'alien, elle mit toute sa force dans un coup de poing surpuissant qui le fit trébucher en arrière, et tomber sur le dos dans un vacarme effroyable. Mais il se releva bien trop vite, même pas sonné il balaya la Ghost avec son avant bras en se relevant. N'arrivant pas à l'esquiver elle fut projetée à l'opposé de Kaleshenkov, près de la porte sas.

Dixis sentant la situation désespérée cherchait un moyen de s'en sortir. En regardant les volets ouverts il eut une idée géniale. Il n'avait qu'à exploser les vitres et Hayakim sera aspiré dans le vide spatial et implosera, il n'échappera pas aux lois physiques. Voyant le monstre se diriger vers lui il ne perdit pas une seconde, et envoya plusieurs grenades télécommandées contre la vitre, puis courut vers l'unique sortie en contournant le monstre qui ne comprenait pas vraiment la situation. Il rejoignit Hart qui était un peu sonnée et l'aida à se relever. Dixis franchit le sas avec Hart et retourna vers Hayakim. Lui faisant un signe d'adieu il appuya sur la commande de fermeture de la porte avec un immense sourire.

A ce moment là Hayakim comprit le plan de Kaleshenkov, et dans un hurlement de rage il fonça sur lui, courrant à une vitesse impressionnante. Mais Dixis prit la télécommande des grenades et appuya « sur le gros bouton rouge » dans un rire de satisfaction. Une série d'explosion retentirent et la vitre fut brisée en morceaux dans un vacarme assourdissant.

Le sas se referma complètement sous les cris et les imprécations d'Hayakim :

« -KALESHENKOOOOOOV ! JE VAIS VOUS TUER !! KALESHENKOOOOOOOV !!! »

Puis le « docteur » mourut dans un hurlement interminable.

Hart soupira, et marcha un peu, légèrement boitillante. Dixis, lui, sourit, sa Némésis vaincue. Puis il s'approcha de Jellia et il la regarda droit dans les yeux.

« - Alors que fais-tu de moi ? Je ne compte pas rejoindre l'empire... Déclara t-il.

- Que pourrais-je bien faire de toi Dixis ? Fais ce que tu veux... Elle marqua une courte pause puis elle reprit : Je serais sûrement rétrogradée, renvoyée ou je ne sais quoi d'autre pour t'avoir laissé partir... Donc je... Elle hésita un peu mais finit par dire : je veux venir avec toi. »

Kaleshenkov se noya dans les yeux verts de son amie, ils lui semblèrent plus sombres que d'habitude. Mais ils étaient incroyablement beaux. Il se rapprocha encore d'elle, l'enlaça, et l'embrassa. Longuement. Puis Dixis prononça en rigolant :
« - Allez tirons-nous d'ici ! « Mon ange gardien ! »
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